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Loi Taubira : la filiation homosexuelle constitue un faux problème.

9 Octobre 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique

La loi Taubira permet aux couples homosexuels de se marier. D'aucuns y voient également la possibilité d'adopter.

Certes, un membre du couple pourra adopter mais il est abusif de croire que le couple homosexuel pourra adopter un même enfant qui, partant, aurait deux mères ou deux pères.

Or, tout enfant (même né par GPA ou PMA) ne peut naître que d'une femme et d'un homme, directement ou indirectement.

En conséquence, puisque tout couple homosexuel est naturellement et irrévocablement stérile, aucun enfant (adopté, par définition) ne saurait avoir une filiation lui attribuant deux mères ou deux pères.

Cette impossibilité doit pouvoir faire l'objet d'un recours devant les juridictions ad hoc, Cour Constitutionnelle ou Conseil d'État, afin de préserver la filiation naturelle et réelle de l'enfant.

Musulmans d'Europe : agents dormants du terrorisme islamiste hérétique ?

30 Août 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

L'Europe compte plusieurs millions de musulmans autochtones et immigrés.

Je n'ose croire que l'immense majorité d'entre eux approuve les actes barbares commis par les terroristes islamistes hérétiques.

Pourtant, je m'étonne que, lorsque surviennent de tels événements barbares, l'immense majorité de ces musulmans européens ne descende pas dans la rue pour manifester leur indignation et leur désaccord.

S'ils se manifestaient, je ne doute pas qu'ils seraient rejoints par les juifs, les chrétiens, les athées et les agnostiques, et cætera...

Qu'est-ce donc qui les retient de se manifester pour une bonne cause ?...

Je n'ose imaginer que ces millions de musulmans par trop silencieux seraient des agents dormants du terrorisme islamiste hérétique. Attention : Qui ne dit mot consent...

Ce serait le comble de l'horreur ! ! !...

Pauvre peuple russe : Spolié en 1917 et en 1991 !

20 Août 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Refondation du Capitalisme & Dividende Universel

1. Russie tsariste.

De nos jours, une uchronie nous autorise à supputer quel sort aurait été celui de la Russie tsariste si elle avait pu poursuivre son processus de démocratisation politique et de modernisation économique jusqu'à aujourd'hui.

Il est fort probable que le régime tsariste se serait démocratisé sur le modèle des monarchies constitutionnelles ouest-européennes et que son modèle économique se serait orienté, avec ses défauts et ses qualités, vers le capitalisme des pays européens.

Aujourd'hui, la Russie se situerait dans la moyenne des pays européens.

L'Histoire ne l'a pas permis.

2. Révolution de 1917.

Rendu impatient par les perspectives offertes par le Marxisme, qui lui promettait une vallée de miel, le prolétariat russe remporta la Révolution d'octobre 1917 et abattit le régime tsariste.

À partir de là s'enclencha un processus de nationalisations dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire de l'économie.

En plus des millions d'assassinats perpétrés contre la population russe et du régime totalitaire qu'ils imposèrent, les Soviétiques ont spolié le peuple russe et fait disparaître les classes moyennes afin de parvenir à deux classes : le Prolétariat (ne possédant rien) et les Apparatchiks de la Nomemklatura (possédant tout par État interposé).

Et cela dura 74 ans !...

3. 1991 : Libéralisation.

Suite à la Glasnost et à la Perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev, le régime soviétique entreprit de se libéraliser et de se démocratiser politiquement et économiquement.

Sans être parfaite, la démocratisation a fait des progrès mais dispose encore d'une grande capacité de progression.

On peut avoir le même jugement sur la libéralisation économique.

En effet, le pauvre peuple russe a été victime de privatisations massives au bénéfice des ex-Apparatchiks de la Nomemklatura (Ioukos, par exemple, avec Mikhaïl Khodorkovski ou/et Sibneft avec Roman Abramovitch ​, ​et cætera​)...

Sur le sujet des privatisations, lire en particulier :
« Les privatisations en Russie et la naissance d’un capitalisme oligarchique », Recherches internationales, volume 74, juillet-septembre 2005, pages 33 à 50. Cédric Durand – CEMI-EHESS.
http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/16/68/97/PDF/CDURAND_-_privatisations_russie.pdf

4. Alternative 1991 : l'occasion perdue à jamais...

Une uchronie a ouvert cet article. Une deuxième le clora.

À partir de 1989, le pouvoir économique étant intégralement dans les mains de l'État, celui-ci aurait pu (dû) créer un « Conseil Économique et Social », totalement indépendant de l'État, constitué d'une représentation démocratique de toute la population russe, qui aurait reçu (sans bourse délier pour le peuple russe) tout le patrimoine économique de l'ex-URSS pour être géré de manière capitaliste par ladite représentation démocratique de toute la population russe, avec les qualités mais sans les défauts dudit système capitaliste.

De cette façon, cela aurait constitué une authentique privatisation populaire capitaliste et l'ensemble du peuple russe serait devenu « collectivement » le véritable actionnaire unique de 100 % de l'économie « ex-nationalisée », recevant en partage équitable les dividendes (Dividende Universel) des secteurs primaire, secondaire et tertiaire y compris la rente des ressources naturelles (minerais, gaz, pétrole, et cætera).

Le peuple russe étant devenu l'actionnaire unique et le rentier unique de son économie capitaliste, chacun percevrait, de la naissance à la mort, un Dividende Universel proportionnel aux résultats économiques.

Compte tenu de cette conditionnalité entre résultats (cause) et dividendes (effet), le peuple russe ne saurait rester composé que de rentiers.

D'une part, des ressources humaines demeureraient nécessaires pour faire fonctionner l'économie et, d'autre part, nombre de citoyens devraient pouvoir souhaiter percevoir des revenus supérieurs aux seuls revenus des dividendes de la « rente économique ».

Cela aurait été parfaitement possible sans faire appel au statut de « salarié », vestige du passé, mais en ayant recours au statut de « travailleur indépendant », « profession libérale », qui réaliserait des prestations dûment déterminées, définies, pour le compte des entreprises.

Bénéficiant du Dividende Universel, le prestataire de services négocierait alors d'égal à égal avec les entreprises qui devraient intégrer ce Dividende Universel dans leurs références en matière de calcul des honoraires qu'elles pourraient payer.

Dans ces conditions, aujourd'hui, la Russie serait à l'avant-garde socio-économique du monde en étant parvenue à une Refondation du Capitalisme et à l'instauration d'un Dividende Universel par le moyen des dividendes issus d'une économie réelle marchande capitaliste et « collective ».

Elle en aurait aussi fini avec l'interminable opposition « patrons-salariés », le concept même de chômage et le problème de la « Lutte des Classes ».

Dans ce cas, le monde socio-économique russe serait devenu le premier pays au monde authentiquement socialiste !

Et les sacrifices de 74 ans de dictature soviétique n'auraient pas été vains.

Malheureusement, l'Histoire ne repasse jamais les plats...

Moins de 100.000 chômeurs de classe A en 2048 ! ! !

22 Juillet 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique

Notre actuel gouvernement s'astreindra, dès cette année, à réduire la chômage de 10 % annuellement. Bien évidemment, ses successeurs poursuivront cette action.

À ce train-là, les chômeurs de classe A, aujourd'hui au nombre de trois millions trois cent mille, seront ramenés à moins de cent mille en 2048, soit dans 35 ans ! ! !

Cf. : Tableau ci-dessous.

Peau de chagrin palestinienne...

22 Juillet 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

Si l'on en juge par l'évolution de ces cartes, voilà un conflit en voie de réglement inéluctable...

Si l'on en juge par l'évolution de ces cartes, voilà un conflit en voie de réglement inéluctable...

Discours historique et géopolitique que François Hollande ne prononça pas en Normandie lors du 70ème anniversaire du Débarquement

11 Juin 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Géostratégie

Mesdames, Messieurs,

Le 6 juin 1944, il y a 70 ans, une armada anglo-américaine débarqua en Normandie pour combattre les armées nazies occupant l'Europe de l'Ouest.

Ce faisant, elle ouvrit un front occidental destiné à soulager le front de l'Est défendu par les Soviétiques.

Les Nazis se trouvèrent donc pris en tenailles entre les alliés occidentaux, d'une part, et l'URSS, d'autre part.

À noter que l'URSS se trouvait être également un ennemi idéologique des alliés occidentaux depuis la Révolution de 1917.

Toujours est-il que moins d'un an après le Débarquement, l'Allemagne nazie capitulait le 8 mai 1945 et se trouvait intégralement occupée par les USA, le Royaume-Uni, la France, d'une part, et l'URSS, d'autre part, qui, elle, s'empressa de « soviétiser » les pays de l'Est qu'elle avait « libérés » du joug nazi.

Cette opposition idéologique apparut au grand jour, en 1948, à l'occasion du Blocus de Berlin provoqué par les Soviétiques et qui dura près d'un an. Ce fut le début de la Guerre Froide qui se confirma en 1961 par l'érection du Mur de Berlin et celle du Rideau de Fer.

C'est cette opposition idéologique qui fit que jamais les responsables soviétiques ne furent invités aux commémorations antérieures du Débarquement : nous vécûmes en pleine Guerre Froide jusqu'à la disparition de l'URSS et du Pacte de Varsovie, en 1991.

Or, de manière surprenante, les USA et les pays de l'Europe de l'Ouest n'adoptèrent pas une attitude plus chaleureuse vis‑à‑vis de la renaissante Russie pacifique : l'OTAN continua son expansion vers l'Est européen au grand dam de la Russie.

Cela dure depuis près de 25 ans et a conduit à des incompréhensions et des tensions comme celles que nous vivons aujourd'hui en Ukraine.

Pour toutes ces raisons, je demande solennellement au président des USA de vouloir bien considérer plus favorablement la Russie comme un allié potentiel.

De la même manière, je demande solennellement au président de Russie de vouloir bien considérer plus favorablement les USA et l'Europe de l'Ouest comme des alliés potentiels.

L’OTAN deviendrait, alors, l’Organisation du Traité de l’Atlantique et du Pacifique Nord (OTAPN), alliant en un ensemble pacifique l'Europe, la Russie et les USA, ensemble capable d'aider les Ukrainiens à résoudre leur crise interne et ensemble capable également de se défendre contre tous les autres dangers du monde.

François Hollande
6 juin 2014

Tariq Ramadan : Échec & mat ! ! !...

1 Juin 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Religions

Site officiel de Tariq Ramadan : http://tariqramadan.com/contact-2/

Envoi du jeudi 17 avril 2014 :

Monsieur,

Je souhaiterais discuter avec vous de l'islam mais en le faisant à partir d'un point de départ rationnel.

La clef de voûte de l'islam est allah.

Pouvez-vous en prouver l'existence ?

Dans la négative, concernant l'islam, tout ce qui découle de ce concept hypothétique improuvé relève du pur verbiage et de la vaine ratiocination.

Il en va de même pour le judaïsme, le christianisme, et cætera...

Dans l'attente de votre réponse.

Salutations distinguées,

Jean-Pierre LLABRÉS

Sans réponse de TR.

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Envoi du mercredi 23 avril 2014 :

Texte identique au texte ci-dessus du 17 avril.

Sans réponse de TR.

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Envoi du mercredi 30 avril 2014 :

Répondrez-vous ?

Sans réponse de TR.

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Envoi du mercredi 7 mai 2014 :

Cobarde ?

Coward ?

Lâche ?

Sans réponse de TR.

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Conclusion du 1er juin 2014 :

Tariq Ramadan est incapable de prouver l'existence d'allah ! ! !

Partant, il ne peut que rester silencieux puisque tout ce qui découle du postulat improuvé de l'existence d'allah ne saurait être que littérature, verbiage et ratiocination.

Échec & Mat ! ! !...

Pouvoirs miraculeux de Jésus ?

12 Mars 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

Jésus, s'il a réellement existé, ne possédait absolument aucun pouvoir miraculeux car, un être aussi BON que lui, n'aurait pas manqué de remédier spontanément à tous les dysfonctionnements de l'Univers et de l'Humanité ! ! !
Dans le cas contraire, c'eut été se révéler comme un parfait salaud uniquement soucieux de la publicité autour de sa petite personne ! ! !...

Sécurité Alimentaire, Commercialisation des Produits Vivriers dans les PVD : La question qui ne se posa jamais !

11 Mars 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

« Que faire des bénéfices annuels réalisés par les Offices de Commercialisation de Produits Vivriers au titre de la régulation de marché ? ». That's the question...

Pour tout lecteur informé, cette simple question paraîtra dramatiquement ironique car il sait que, nulle part dans le monde, un seul Office de Commercialisation de Produits Vivriers (Marketing Board for Food Crops) n'a jamais engrangé de bénéfices, n'est jamais parvenu à être rentable.

Alors, me direz-vous, pourquoi poser, a posteriori, une question dont on connaît déjà la réponse négative ?

Tout simplement parce que cette « innocente » question révèle, à elle seule, tous les échecs dont a été victime, durant des décennies (aujourd'hui encore !), l'agriculteur de produits vivriers, premier opérateur privé du marché.

Depuis le début des indépendances, dans les années 1960, les Pays en Voie de Développement (PVD), aidés par les pays développés au titre de l'Aide Publique au Développement [Économique ?] (APD), ont mis en place des Stratégies de Régulation des Marchés de Produits Vivriers via des organismes étatiques.

En théorie, ces organismes devaient acheter des produits vivriers au moment de la récolte, à un prix légèrement supérieur au cours du marché afin de soutenir les prix au producteur, et revendre leur collecte, avant la récolte suivante, à un prix légèrement inférieur au cours du marché pour soulager le consommateur. Toujours en théorie, entre le prix de vente (et de revient) et le prix d'achat, il y avait la place pour réaliser des bénéfices propres à rendre ces organismes rentables.

Or, il n'en fut rien ! Les stratégies commerciales mises en œuvre furent tellement ineptes (par exemple : prix de vente inférieur au prix d'achat, et cætera) que ces organismes n'accumulèrent que des déficits et durent cesser leur activité dite de régulation de marché...

C'est à ce stade que la question initiale prend toute sa valeur.

Si ces organismes avaient eu des stratégies commerciales vertueuses et avaient été rentables, qu'aurait-on fait de leurs bénéfices annuels ? Cette question ne se posa jamais puisque ces organismes n'ont générés que des déficits.

Pourtant, elle aurait dû être posée sur le plan théorique préalablement à la création des Offices de Commercialisation de Produits Vivriers. En effet, toute la stratégie de régulation de marché devait théoriquement bénéficier au producteur de produits vivriers, premier opérateur privé du marché. En conséquence, tout ou partie des bénéfices de ces organismes auraient dû revenir au producteur afin d'améliorer ses revenus et lui permettre de réinvestir dans la production pour améliorer sa productivité ; cercle vertueux.

Les déficits accumulés par les Offices de Commercialisation de Produits Vivriers, pendant des décennies, constituent un gigantesque manque-à-gagner pour les producteurs ! ! !

Mais, ce n'est pas tout. À cette perte il convient d'ajouter tout ce qui s'est « perdu dans les sables » :
1)
L'ensemble des investissements ayant servi à construire des réseaux de stockage.
(lors de l'abandon de la Stratégie de Régulation du Marché, ces réseaux de stockage auraient dû être attribués gratuitement aux associations de producteurs (coopératives) au lieu d'être vendus aux agro-industries et aux commerçants-grossistes)
2)
Fonds financier destiné à assumer le coût annuel d'entretien des stocks (frais de fonctionnement).
3)
Fonds financier annuel d'achat de la collecte de produits vivriers (fonds de roulement).
4)
Cumul des subventions d'État nécessaires au renflouement des déficits accumulés durant des décennies.

Durant un demi-siècle, pour les producteurs, l'ensemble de ces pertes représente des centaines, voire des milliers, de milliards d'Euros ! ! ! Les pays développés, bailleurs d'Aide Publique au Développement [Économique ?] (APD) en ignorent le montant exact...

Les Offices de Commercialisation de Produits Vivriers (Marketing Boards for Food Crops) qui ont survécu à l'abandon de la Stratégie de Régulation du Marché ont été poussés par la FAO, la Banque Mondiale et les autres bailleurs de fonds à gérer des Stocks Nationaux de Sécurité qui ne peuvent garder la tête hors de l'eau que grâce à des subventions d'État.

Mais, cela est une autre affligeante histoire...

Conclusion :

Dans le futur, pour que les agriculteurs de produits vivriers, dans le monde entier, puissent améliorer leur revenu et leur productivité, il faut que les PVD et les pays riches, bailleurs d'APD, consentent à fournir un effort financier aussi gigantesque que celui qu'ils fournirent depuis les années 1960.
Mais, à la condition sine qua non que ce nouvel effort soit un franc succès et non pas un lamentable échec comme ce fut le cas pour le premier.
Les PVD et les pays riches sont-ils prêts à cet effort en faveur de l'agriculteur de produits vivriers, premier opérateur privé du marché ?

Afrique, Sécurité Alimentaire : Ineptie du concept de « Soudure »

17 Février 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

Source : http://www.senat.fr/rap/r04-512/r04-5125.html
Début de citation
NdR : Les années fortement déficitaires sur le plan agricole se traduisent par un manque de produits vivriers en fin de campagne agricole ce qui provoque une forte hausse des prix préjudiciable aux populations.
« 
Cette situation a donné naissance à une expression employée dans toute l'Afrique : LA« SOUDURE » (Ce terme était également employé en France au Moyen-Âge pour caractériser la même difficulté.) ».
« La « soudure » est la période qui sépare la fin de la consommation de la récolte de l'année précédente
(N)et l'épuisement des réserves des greniers, de la récolte suivante (N+1)[NdR : Campagne agricole]. Durant cette période, la population est contrainte de se « débrouiller » pour trouver des ressources monétaires afin d'acheter des vivres ou de consommer les éléments nutritionnels se trouvant dans des plantes à l'état naturel. »
« C'est la durée de la période de soudure qui détermine l'acuité de la crise alimentaire. » NdR : La durée de la soudure est variable mais dépasse rarement six mois.
Fin de citation

En conséquence, à partir du septième mois de la campagne agricole des produits vivriers (céréales), les autorités étudient très attentivement l'évolution des prix sur les marchés ruraux et urbains de manière à déterminer s'il y a lieu de prévoir des importations pour pallier un déficit ou, au contraire, d'envisager des exportations en cas d'éventuels excédents.

 

Durant la période de soudure, selon que la campagne agricole est excédentaire, équilibrée ou déficitaire, l'évolution des prix se fait schématiquement selon le graphique ci-dessous.

1 Evolution prix soudure

De tels graphiques sont bien utiles pour prendre la décision d'importer, d'exporter ou de laisser la situation en l'état.

Mais, ils présentent l'énorme inconvénient de n'intervenir que bien trop tard dans la campagne agricole ; à mi­parcours de celle-ci alors que des importations peuvent nécessiter un ou plusieurs mois avant d'être enfin disponibles dans un marché fortement déficitaire.

Or, si au lieu de ne s'intéresser à l'évolution des prix qu'à partir du moment hypothétique du début de « LA Soudure », on considère cette évolution depuis le début de la Récolte N, on obtient une vision toute différente du profil de la campagne agricole ainsi que l'on peut s'en rendre compte dans le graphique théorique ci­dessous.

2 Evolution prix campagne     

Ce graphique permet de se rendre compte que, dès le début de la Récolte N, les prix se différencient selon que celle­-ci est excédentaire (vert), équilibrée (orange) ou déficitaire (rouge).

On peut donc affirmer que, dès le début de la campagne agricole, juste après la Récolte N, il est possible de pressentir ce que sera l'évolution des prix durant ladite campagne agricole et d'anticiper la possibilité d'exporter ou la nécessité d'importer.

En réalité, « LA Soudure » commence dès le premier mois de la campagne agricole ! C'est donc une ineptie que de ne commencer à s'intéresser à l'évolution des prix des produits vivriers qu'après le sixième mois de campagne afin de déterminer s'il est enfin temps de procéder à des importations dont les populations pourraient avoir eu besoin bien auparavant ! ! !

Le lecteur ne manquera pas de remarquer qu'en début de Récolte N, comme en début de Récolte N+1, les prix de la fin de campagne précédente chutent fortement que la récolte soit excédentaire, équilibrée ou déficitaire. En bonne logique, en cas de récolte déficitaire, les prix devraient se maintenir proches du niveau des prix de la fin de la campagne précédente.

Or, s'il est vrai que les prix de début de campagne à récolte déficitaire demeurent plus élevés que ceux de début de campagne à récolte excédentaire, on n'en constate pas moins que ces prix chutent fortement par rapport à ceux de la campagne agricole précédente.

L'explication tient dans le fait que, lorsque la récolte vient à maturité, les agriculteurs, en proie à un intense besoin de trésorerie, se voient contraient de vendre leur production quasiment dès la fin de la récolte. Comme ils se trouvent tous dans la même situation, cela provoque un (apparent) excédent d'offre par rapport à la demande ; même en année de récolte déficitaire : ainsi s'explique la chute des cours qui, en année déficitaire, devraient améliorer le revenu et le profit net des agriculteurs mais qui ne profite qu'à leurs acheteurs, les commerçants-stockeurs.

D'où la stagnation du pouvoir d'achat des agriculteurs, de leur niveau de vie ainsi que de leur productivité...
(cf. :Les producteurs du sud victimes du libéralisme. [Le Monde, 29 septembre 1992]
http://www.sincerites.org/article-les-producteurs-du-sud-victimes-du-liberalisme-le-monde-29-septembre-1992--39291111.html)

Pour terminer, refermant cette affligeante parenthèse, on donnera un exemple de mauvaise gouvernance que peut provoquer le concept de « Soudure ».

Le Togo n'est pas un pays de famine mais on n'agirait pas autrement si l'on souhaitait qu'il le devienne.

N.B. :
La source du document ci­dessous a disparu d'Internet.

Début de citation
L’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire au Togo (en sigle ANSAT) a, lors d’une rencontre à Lomé, lancé officiellement, le samedi 4 juin 2011, une campagne spéciale d’achat de 3.440 tonnes de céréales (notamment le mais, le sorgho et le riz blanc localement produit), en vue de renforcer le stock de sécurité de ces produits au Togo.

Cette action est à saluer dans la mesure où elle constitue une réplique des autorités togolaises à la flambée des prix des céréales ressentie sur le marché togolais depuis déjà près de deux semaines.

À Lomé, le prix des céréales à la veille de cette campagne qui vient d’être déclenchée fluctuait entre 500f CFA et 575f CFA voire 600fcfa avec une tendance à la hausse selon des sources dignes de foi.

A l’intérieur du pays, ces prix variaient entre 400f CFA et 475f CFA avec également une tendance à la hausse, selon ces mêmes sources.

Pour cette campagne qui a démarré automatiquement dès son lancement pour une durée de 3 semaines, c’est un budget total de 800 millions de FCFA qui ont été accordés par le gouvernement togolais à l’ANSAT.

Il faut tout de même souligner que l’aggravation des prix des produits céréaliers au Togo a surpris plus d’un surtout quand on sait que le pays avait réalisé un excédent céréalier dans l’ordre de 76.000 tonnes au cours de la campagne agricole 2010-2011.

« Mais cette augmentation des prix est une conjonction de plusieurs facteurs », a expliqué le lieutenant-colonel AGADAZI directeur général de l’ANSAT. Il s’agit des facteurs relatifs à la production des céréales, à la disponibilité des stocks en temps réel, ainsi qu’à l’accessibilité des zones de production.
Fin de citation

Addendum :
Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant, au Togo, en 2011, au lieu d’acheter des céréales pour augmenter le stock de sécurité, il faudrait vendre d’urgence partie de ce stock de sécurité pour accroître l’offre et réduire la tension sur les prix.
Mais, dès 1986, tout cela avait déjà été dit et écrit au tyran qui sévissait au Togo...

 

Post-scriptum :
Il est également amer de constater qu'à l'occasion de cette lamentable opération, aucune ONG ni aucune Agence nationale ou internationale de coopération n'a été en mesure de la dénoncer aux autorités togolaises puisqu'elles furent incapables de diagnostiquer cet acte flagrant de mauvaise gouvernance !...

 

Comercialización de los Granos Básicos para la Seguridad Alimentaria de los Paises en Desarrollo

22 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

 

Pardonnez-moi si, d’emblée, je tue tout suspense en vous révélant que LE Grand Secret concernant la commercialisation des produits vivriers ne constitue bien qu’un secret de Polichinelle. Si je paraphrasais le titre d’un ouvrage de René Girard, je dirais qu’il s’agit là « Des choses connues depuis la fondation du monde ».

Mais, alors, me direz-vous, pourquoi y consacrer un article ? Tout simplement parce que « LE Grand Secret de Polichinelle autour de la commercialisation des produits vivriers » continue de générer une catastrophe socioéconomique et humanitaire chez les agriculteurs des pays dits « en développement ».

Je propose, ci-dessous, un schéma théorique ultra-épuré des principes et des mécanismes de fonctionnement de la commercialisation naturelle des produits vivriers stockables, tels que les céréales, sous forme d’un graphique élaboré sur la base d’hypothèses visant à simplifier le problème sans que le graphique perde de sa représentativité.

Hypothèses :
Une seule récolte annuelle ;
Production = Consommation = 100 et,
donc : Exportation = Importation = néant ;
les Industries agro-alimentaires achètent exclusivement aux grossistes-stockeurs.

SecuriteAlimentaire Commercialisation produits vivriers The    

 

Ce graphique, où des courbes différentes ont la même couleur, appelle quelques explications. Par exemple, les quantités mensuelles vendues par les producteurs (Q1) figurent en jaune de même que la courbe des prix de vente des producteurs (P1). Dans cet esprit, la courbe retraçant le cumul des quantités vendues par les producteurs (Q2) devrait également être en jaune. Mais, celle-ci figure en rouge car ces quantités cumulées sont, en réalité, achetées par les grossistes, dès la période de récolte, et constituent leur stock (celui des grossistes). La courbe de leurs prix de vente (P3) est également en rouge ainsi que celle représentant leurs ventes mensuelles (Q3) et celle indiquant l’évolution du stock des grossistes-stockeurs (Q4).

 

Deux constats fondamentaux ressortent de ce graphique :
1)
Les producteurs vendent massivement leurs produits durant la période de récolte ce qui provoque une forte baisse des prix. En année de récolte excédentaire, auto-suffisante ou excédentaire, les prix perçus par les producteurs restent très proches de leurs coûts de production.
2)
Les grossistes-stockeurs achètent la grande majorité de leur stock au moment de la récolte, profitant des bas prix, puis revendent tout au long de l’année, à des prix nettement plus élevés leur permettant de réaliser des marges hyper-confortables (amortissement logique des frais de stockage + marge substantielle de « spéculation ») en le revendant depuis la récolte jusqu'à la « soudure », période précédant immédiatement la récolte suivante.

Dans ce cas de figure totalement théorique, en moyenne annuelle, les grossistes-stockeurs réalisent une marge brute de 63 % sur leur prix d’achat (Prix Vente Grossiste « soudure » / Prix Vente Producteur Récolte = 163 %). Il en va de même pour ce qui concerne les Industries Agro-Alimentaires si, au lieu d’acheter exclusivement aux grossistes-stockeurs, elles s’approvisionnent, via les intermédiaires (« coyotes »), auprès des producteurs durant la période de récolte.

Cette observation est corroborée par les résultats réels constatés, encore de nos jours, dans de nombreux pays ; comme, par exemple, au Burkina Faso par Ellen Hanak-Freud dont les résultats sont présentés ci-dessous.

z BurkinaFaso Speculation Hanak-Freud Correction JPLL Graph

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et le début des indépendances, c’est sur ce constat des trop faibles marges réalisées par les producteurs et celles excessives engrangées par les grossistes-stockeurs que les pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et les pays bénéficiaires ont développé des réseaux de stockage et des offices de commercialisation et de régulation des marchés (marketing boards) afin d’accroître les marges des producteurs et réduire les prix des produits vivriers pour les consommateurs.

Malheureusement, si la construction des réseaux de stockage n’a pas posé de problème, les stratégies commerciales dévolues aux offices de commercialisation se sont avérées totalement ineptes et ont généré de tels déficits financiers que l’ensemble est parti en capilotade. À ce jour, il est probable que nul ne sait combien de milliards d’Euros, pendant des décennies, ont été « investis », gaspillés, dans ces infrastructures de stockage, aujourd’hui hors de service, et ces « pseudo-stratégies » commerciales.

 

 

Depuis les années 1980, les réseaux de stockage sont obsolètes faute de ressources financières pour les entretenir et les offices de commercialisation, quand ils existent encore, se contentent, au mieux, d’observer l’évolution des marchés ou, au pire, de gérer de trop coûteux et inutiles stocks de sécurité.

 

Au final, les producteurs de vivriers se retrouvent dans leur peu enviable situation antérieure...

Pourtant, le contexte de la commercialisation des produits vivriers n’a changé en rien dans les pays dits « en développement ».

Malgré ce constat, il est à noter que, par exemple, Ellen Hanak-Freud ne retient pas l’hypothèse du stockage de longue durée réalisé par des grossistes-stockeurs. Cependant, sa démonstration est entachée d’erreur (De l’aide au SOUS-développement du Burkina Faso) et n’explique, en aucune manière, qui stockerait le gros des récoltes.

L’hypothèse, selon laquelle les producteurs en seraient les acteurs, ne tient pas car non conforme à l’observation et parce que, dans ce cas, les prix ne baisseraient pas au moment de la récolte et ils amélioreraient considérablement leurs marges et revenus ce qui leur permettrait d’augmenter leur productivité.

Par ailleurs, on constate que l’analyse de la commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement » s’est fortement dégradée.

Avec les meilleures intentions du monde, il est possible de commettre des contresens qui pourraient être lourds de conséquences.

Par exemple, au Honduras, les analystes utilisent le vocable péjoratif de « coyotes » (cf. premier graphique) pour désigner les commerçants itinérants qui sillonnent les campagnes pour collecter les produits vivriers auprès des agriculteurs afin d’aller les revendre chez les grossistes-stockeurs. Pour ces analystes, les « coyotes » seraient responsables des bas prix constatés durant les périodes de récolte et, en conséquence, ils souhaiteraient la disparition de ces intermédiaires.

Or, cette approche est totalement erronée car les bas prix de la période de récolte ne résultent que de l’offre involontairement massive des producteurs durant cette période. Les « coyotes » n’y ont aucune responsabilité et, par ailleurs, s’ils venaient à disparaître, ou à être empêchés d’exercer leur métier, ce serait catastrophique pour les agriculteurs qui demeureraient au bord de leur champ à regarder pourrir leurs produits vivriers...

Il est possible de citer d’autres exemples de la dégradation de l’analyse de la problématique de commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement ».

Par exemple, au Togo, en 1981, deux experts, Messieurs Lalau-Kéraly et Surgers, ont réalisé une étude intitulée « Produits vivriers au Togo : Formation des prix ; Circuits commerciaux ». Ayant étudié sur 5 récoltes de maïs, 1975 à 1979, les prix pratiqués à la production en zone excédentaire et à la consommation en zone déficitaire, ils constatèrent que les marges sont constantes en valeur absolue.

Telle est la conclusion de leur étude, confirmée, en 1982, par un autre expert, John Humphrey, qui, dans son étude intitulée « Analyse des opérations et des objectifs de Togograin », affirme : « Les circuits commerciaux actuels constituent le moyen le moins coûteux d’approvisionnement des villes en produits alimentaires et le potentiel de spéculation, dans le contexte d’une « théorie du complot », à laquelle adhèrent de nombreux politiciens et fonctionnaires togolais, est plus imaginaire que réel ».

Pourtant, les graphiques de prix utilisés et étudiés par ces experts montrent, à l’évidence, que, si ces prix varient bien en parallèle aux instants « T1, T2, ..., Tn » (d’où le parallélisme des courbes de prix), leurs fluctuations, entre la « récolte » et la « soudure », permettent à des grossistes-stockeurs de réaliser, comme au Burkina Faso déjà cité, des marges brutes plus que confortables en achetant massivement au moment de la récolte pour revendre tout au long de l’année et, particulièrement, au moment de la soudure.

 

Ceci dit, afin de ne pas se tromper de cible, il apparaît absolument nécessaire de préciser que les opérateurs économiques qui profitent de la structure actuelle du marché des produits vivriers et de ses anomalies ne sont pas responsables de cette structure et de ses défauts.

Cela relève de la structure naturelle, et inique, des principes et des mécanismes de fonctionnement de la commercialisation des produits vivriers stockables.

Constater cela ne signifie absolument pas qu’il faut s’y résigner et renoncer à modifier la situation dans un sens plus favorable au producteur et au consommateur.

Or, malheureusement, depuis plus de 30 ans, maintenant, il semble que les pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et les pays bénéficiaires aient « oublié » leur analyse fondamentale initiale qui demeure vérifiée dans la réalité et que, par ailleurs, nombre d’experts produisent des études dégradées et par trop parcellaires, amnésiques ou aveugles.

Au terme de cette brève réflexion sur la commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement », il se confirme donc que « LE Grand Secret » en la matière est bien un secret de Polichinelle.

Cependant, il apparaît également, et de manière évidente, que « LE Grand Secret » doit être remplacé par « LE Grand Mystère » de l’intervention des pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et des pays bénéficiaires en matière de commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement ».

« LE Grand Mystère » tient en quatre questions :
Pourquoi l’analyse fondamentale initiale et incontestable est-elle apparemment ignorée depuis plus de 30 ans ?
Pourquoi plus rien n’est fait pour développer des réseaux de stockage et des stratégies commerciales rationnelles, cohérentes et rentables ?
Incompréhension ?
Incompétence ? ...

 

Conclusion :

La culture de produits vivriers constitue une des composantes majeures de la problématique de Sécurité Alimentaires dans les pays développés comme dans les pays dits « en développement ».

Or, dans ces derniers, on constate que le soutien aux produits vivriers se résume, grosso modo, en deux phases :
1950 – 1980 :
30 années consacrées à la construction d’infrastructures de stockage et à l’élaboration de stratégies commerciales si ineptes qu’elles n’ont généré que des pertes financières qui ont entraîné l’obsolescence des structures de stockage.
1980 – 2010 :
30 années durant lesquelles plus rien n’a quasiment été fait en matière de stockage et où les stratégies commerciales ineptes ont été remplacées par le coûteux et inutile concept de gestion de stocks de sécurité.

Au terme de ces 60 années, il s’avère qu’il conviendrait de tout reprendre depuis le début. Et rien n’indique qu’on en prenne le chemin. Pauvres agriculteurs et consommateurs des pays dits « en développement »  !...

 

Téoría restringida y general de la Seguridad Alimentaria para los Granos Básicos en Paises en Desarrollo

22 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

 

Para información complementaria, favor abrir o/y cargar el fichero « pdf » que sigue :

Theorie Securite Alimentaire Restreinte Generale Sincerites

Food Crops Marketing for Food Security in Developing Countries

22 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique


Pardonnez-moi si, d’emblée, je tue tout suspense en vous révélant que LE Grand Secret concernant la commercialisation des produits vivriers ne constitue bien qu’un secret de Polichinelle. Si je paraphrasais le titre d’un ouvrage de René Girard, je dirais qu’il s’agit là « Des choses connues depuis la fondation du monde ».

Mais, alors, me direz-vous, pourquoi y consacrer un article ? Tout simplement parce que « LE Grand Secret de Polichinelle autour de la commercialisation des produits vivriers » continue de générer une catastrophe socioéconomique et humanitaire chez les agriculteurs des pays dits « en développement ».

Je propose, ci-dessous, un schéma théorique ultra-épuré des principes et des mécanismes de fonctionnement de la commercialisation naturelle des produits vivriers stockables, tels que les céréales, sous forme d’un graphique élaboré sur la base d’hypothèses visant à simplifier le problème sans que le graphique perde de sa représentativité.

Hypothèses :
Une seule récolte annuelle ;
Production = Consommation = 100 et,
donc : Exportation = Importation = néant ;
les Industries agro-alimentaires achètent exclusivement aux grossistes-stockeurs.

SecuriteAlimentaire Commercialisation produits vivriers The    

 

Ce graphique, où des courbes différentes ont la même couleur, appelle quelques explications. Par exemple, les quantités mensuelles vendues par les producteurs (Q1) figurent en jaune de même que la courbe des prix de vente des producteurs (P1). Dans cet esprit, la courbe retraçant le cumul des quantités vendues par les producteurs (Q2) devrait également être en jaune. Mais, celle-ci figure en rouge car ces quantités cumulées sont, en réalité, achetées par les grossistes, dès la période de récolte, et constituent leur stock (celui des grossistes). La courbe de leurs prix de vente (P3) est également en rouge ainsi que celle représentant leurs ventes mensuelles (Q3) et celle indiquant l’évolution du stock des grossistes-stockeurs (Q4).

 

Deux constats fondamentaux ressortent de ce graphique :
1)
Les producteurs vendent massivement leurs produits durant la période de récolte ce qui provoque une forte baisse des prix. En année de récolte excédentaire, auto-suffisante ou excédentaire, les prix perçus par les producteurs restent très proches de leurs coûts de production.
2)
Les grossistes-stockeurs achètent la grande majorité de leur stock au moment de la récolte, profitant des bas prix, puis revendent tout au long de l’année, à des prix nettement plus élevés leur permettant de réaliser des marges hyper-confortables (amortissement logique des frais de stockage + marge substantielle de « spéculation ») en le revendant depuis la récolte jusqu'à la « soudure », période précédant immédiatement la récolte suivante.

Dans ce cas de figure totalement théorique, en moyenne annuelle, les grossistes-stockeurs réalisent une marge brute de 63 % sur leur prix d’achat (Prix Vente Grossiste « soudure » / Prix Vente Producteur Récolte = 163 %). Il en va de même pour ce qui concerne les Industries Agro-Alimentaires si, au lieu d’acheter exclusivement aux grossistes-stockeurs, elles s’approvisionnent, via les intermédiaires (« coyotes »), auprès des producteurs durant la période de récolte.

Cette observation est corroborée par les résultats réels constatés, encore de nos jours, dans de nombreux pays ; comme, par exemple, au Burkina Faso par Ellen Hanak-Freud dont les résultats sont présentés ci-dessous.

z BurkinaFaso Speculation Hanak-Freud Correction JPLL Graph

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et le début des indépendances, c’est sur ce constat des trop faibles marges réalisées par les producteurs et celles excessives engrangées par les grossistes-stockeurs que les pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et les pays bénéficiaires ont développé des réseaux de stockage et des offices de commercialisation et de régulation des marchés (marketing boards) afin d’accroître les marges des producteurs et réduire les prix des produits vivriers pour les consommateurs.

Malheureusement, si la construction des réseaux de stockage n’a pas posé de problème, les stratégies commerciales dévolues aux offices de commercialisation se sont avérées totalement ineptes et ont généré de tels déficits financiers que l’ensemble est parti en capilotade. À ce jour, il est probable que nul ne sait combien de milliards d’Euros, pendant des décennies, ont été « investis », gaspillés, dans ces infrastructures de stockage, aujourd’hui hors de service, et ces « pseudo-stratégies » commerciales.

 

 

Depuis les années 1980, les réseaux de stockage sont obsolètes faute de ressources financières pour les entretenir et les offices de commercialisation, quand ils existent encore, se contentent, au mieux, d’observer l’évolution des marchés ou, au pire, de gérer de trop coûteux et inutiles stocks de sécurité.

 

Au final, les producteurs de vivriers se retrouvent dans leur peu enviable situation antérieure...

Pourtant, le contexte de la commercialisation des produits vivriers n’a changé en rien dans les pays dits « en développement ».

Malgré ce constat, il est à noter que, par exemple, Ellen Hanak-Freud ne retient pas l’hypothèse du stockage de longue durée réalisé par des grossistes-stockeurs. Cependant, sa démonstration est entachée d’erreur (De l’aide au SOUS-développement du Burkina Faso) et n’explique, en aucune manière, qui stockerait le gros des récoltes.

L’hypothèse, selon laquelle les producteurs en seraient les acteurs, ne tient pas car non conforme à l’observation et parce que, dans ce cas, les prix ne baisseraient pas au moment de la récolte et ils amélioreraient considérablement leurs marges et revenus ce qui leur permettrait d’augmenter leur productivité.

Par ailleurs, on constate que l’analyse de la commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement » s’est fortement dégradée.

Avec les meilleures intentions du monde, il est possible de commettre des contresens qui pourraient être lourds de conséquences.

Par exemple, au Honduras, les analystes utilisent le vocable péjoratif de « coyotes » (cf. premier graphique) pour désigner les commerçants itinérants qui sillonnent les campagnes pour collecter les produits vivriers auprès des agriculteurs afin d’aller les revendre chez les grossistes-stockeurs. Pour ces analystes, les « coyotes » seraient responsables des bas prix constatés durant les périodes de récolte et, en conséquence, ils souhaiteraient la disparition de ces intermédiaires.

Or, cette approche est totalement erronée car les bas prix de la période de récolte ne résultent que de l’offre involontairement massive des producteurs durant cette période. Les « coyotes » n’y ont aucune responsabilité et, par ailleurs, s’ils venaient à disparaître, ou à être empêchés d’exercer leur métier, ce serait catastrophique pour les agriculteurs qui demeureraient au bord de leur champ à regarder pourrir leurs produits vivriers...

Il est possible de citer d’autres exemples de la dégradation de l’analyse de la problématique de commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement ».

Par exemple, au Togo, en 1981, deux experts, Messieurs Lalau-Kéraly et Surgers, ont réalisé une étude intitulée « Produits vivriers au Togo : Formation des prix ; Circuits commerciaux ». Ayant étudié sur 5 récoltes de maïs, 1975 à 1979, les prix pratiqués à la production en zone excédentaire et à la consommation en zone déficitaire, ils constatèrent que les marges sont constantes en valeur absolue.

Telle est la conclusion de leur étude, confirmée, en 1982, par un autre expert, John Humphrey, qui, dans son étude intitulée « Analyse des opérations et des objectifs de Togograin », affirme : « Les circuits commerciaux actuels constituent le moyen le moins coûteux d’approvisionnement des villes en produits alimentaires et le potentiel de spéculation, dans le contexte d’une « théorie du complot », à laquelle adhèrent de nombreux politiciens et fonctionnaires togolais, est plus imaginaire que réel ».

Pourtant, les graphiques de prix utilisés et étudiés par ces experts montrent, à l’évidence, que, si ces prix varient bien en parallèle aux instants « T1, T2, ..., Tn » (d’où le parallélisme des courbes de prix), leurs fluctuations, entre la « récolte » et la « soudure », permettent à des grossistes-stockeurs de réaliser, comme au Burkina Faso déjà cité, des marges brutes plus que confortables en achetant massivement au moment de la récolte pour revendre tout au long de l’année et, particulièrement, au moment de la soudure.

 

Ceci dit, afin de ne pas se tromper de cible, il apparaît absolument nécessaire de préciser que les opérateurs économiques qui profitent de la structure actuelle du marché des produits vivriers et de ses anomalies ne sont pas responsables de cette structure et de ses défauts.

Cela relève de la structure naturelle, et inique, des principes et des mécanismes de fonctionnement de la commercialisation des produits vivriers stockables.

Constater cela ne signifie absolument pas qu’il faut s’y résigner et renoncer à modifier la situation dans un sens plus favorable au producteur et au consommateur.

Or, malheureusement, depuis plus de 30 ans, maintenant, il semble que les pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et les pays bénéficiaires aient « oublié » leur analyse fondamentale initiale qui demeure vérifiée dans la réalité et que, par ailleurs, nombre d’experts produisent des études dégradées et par trop parcellaires, amnésiques ou aveugles.

Au terme de cette brève réflexion sur la commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement », il se confirme donc que « LE Grand Secret » en la matière est bien un secret de Polichinelle.

Cependant, il apparaît également, et de manière évidente, que « LE Grand Secret » doit être remplacé par « LE Grand Mystère » de l’intervention des pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et des pays bénéficiaires en matière de commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement ».

« LE Grand Mystère » tient en quatre questions :
Pourquoi l’analyse fondamentale initiale et incontestable est-elle apparemment ignorée depuis plus de 30 ans ?
Pourquoi plus rien n’est fait pour développer des réseaux de stockage et des stratégies commerciales rationnelles, cohérentes et rentables ?
Incompréhension ?
Incompétence ? ...

 

Conclusion :

La culture de produits vivriers constitue une des composantes majeures de la problématique de Sécurité Alimentaires dans les pays développés comme dans les pays dits « en développement ».

Or, dans ces derniers, on constate que le soutien aux produits vivriers se résume, grosso modo, en deux phases :
1950 – 1980 :
30 années consacrées à la construction d’infrastructures de stockage et à l’élaboration de stratégies commerciales si ineptes qu’elles n’ont généré que des pertes financières qui ont entraîné l’obsolescence des structures de stockage.
1980 – 2010 :
30 années durant lesquelles plus rien n’a quasiment été fait en matière de stockage et où les stratégies commerciales ineptes ont été remplacées par le coûteux et inutile concept de gestion de stocks de sécurité.

Au terme de ces 60 années, il s’avère qu’il conviendrait de tout reprendre depuis le début. Et rien n’indique qu’on en prenne le chemin. Pauvres agriculteurs et consommateurs des pays dits « en développement »  !...

 

Restricted and General Theory of Food Security for Food Crops in Developing Countries

22 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

For more information, please open or/and load the "pdf" file below :

Theorie Securite Alimentaire Restreinte Generale Sincerites

Les « Grands Sachants » médiatisés disposent-ils des vraies solutions pour résoudre « LA Crise » ?

8 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Économie

 

À longueur d'articles ou/et de livres, les « Grands Sachants » médiatisés, sans être d'accord entre eux, nous abreuvent de leurs excellentes solutions pour résoudre LA Crise ou, plutôt, les crises économiques que traverse la planète.

Selon eux, il faudrait tout à la fois :
Refonder le Capitalisme1 sans toutefois présenter un objectif clair à atteindre et un processus crédible pour y parvenir,

Abandonner le Capitalisme sans indiquer quel pourrait être un régime économique de remplacement plus efficace et plus équitable,

Autoriser les États à emprunter à leur Banque Centrale au lieu de le faire sur les marchés financiers ce qui engendre une dette « insupportable » (parce qu'elle doit être remboursée),

Abandonner le Franc CFA en Afrique qui limite la souveraineté des États qui l'utilisent,

Accentuer la Mondialisation,

Renoncer à la Mondialisation,

Augmenter l'Aide Publique au Développement (Économique ?) aux pays dits « en développement » pur accroître la Sécurité Alimentaire et éradiquer la Famine,

Et cætera, et cætera …

Parmi ces « Grands Sachants Économiques », on peut citer les Prix Nobel d'Économie2, soit un minimum de 44 bénéficiaires depuis 1969 (bien plus, en réalité, car le prix est souvent décerné à deux récipiendaires, voire plus).

Or, pouvons-nous dire que, dans tous les domaines précités, la population de la planète se ressent favorablement et sensiblement des travaux de tous ces éminents économistes ? Ce n'est pas mon impression...

Personnellement, je ne saurais me classer au nombre de ces grands sachants économiques. Cependant, sans être un spécialiste des monnaies nationales ou de la finance internationale, je me targue d'une bien réelle expertise en matière d'Économie de la Sécurité Alimentaire.

En matière d'éradication de la Famine et d'amélioration de la Sécurité Alimentaire, je peux assurer qu'aucun de ces distingués sachants n'a jamais rien apporté de positif depuis plus de cinquante ans qu'a commencé le combat pour l'éradication de la Famine et l'amélioration de la Sécurité Alimentaire.

Indépendamment de cela, sans disposer de grandes théories économiques, je peux affirmer qu'il serait possible de remporter la victoire, dans cette lutte pour l'éradication de la Famine et l'amélioration de la Sécurité Alimentaire, par la simple connaissance des mécanismes fondamentaux de fonctionnement des marchés de produits alimentaires, produits vivriers notamment, et en mettant en œuvre des projets de développement respectant la logique et la relation de cause à effet.

Pour illustrer l'illogisme qui règne en ce domaine depuis plus de cinquante ans, voici un exemple élémentaire des aberrations que l'on peut voir dans de nombreux pays dits « en développement ».

Début d'exemple
Le Togo n’est pas un pays de famine. Mais, si l’on souhaite qu’il le devienne, il suffit de continuer à agir comme on l’a fait récemment.
Quand le ridicule et l’incompétence le disputent au tragique et au pathétique au Togo :
Acheter pour augmenter le stock de sécurité au moment où les prix sont élevés sur le marché (période de « soudure ») consiste à « accroître la pénurie » et à faire augmenter les prix au consommateur !
Bel exemple de régulation de marché et de gestion de la Sécurité Alimentaire ! ! !
QUOTE

L’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire au Togo (en sigle ANSAT) a lors d’une rencontre à Lomé, lancé officiellement le samedi 4 juin 2011, une campagne spéciale d’achat de 3.440 tonnes de céréales (notamment le mais, le sorgho et le riz blanc localement produit), en vue de renforcer le stock de sécurité de ces produits au Togo.
Cette action est à saluer dans la mesure où elle constitue une réplique des autorités togolaises à la flambée des prix des céréales ressentie sur le marché togolais depuis déjà près de deux semaines.
À Lomé, le prix des céréales à la veille de cette campagne qui vient d’être déclenchée fluctuait entre 500f CFA et 575f CFA voire 600fcfa avec une tendance à la hausse selon des sources dignes de foi.
A l’intérieur du pays, ces prix variaient entre 400f CFA et 475f CFA avec également une tendance à la hausse, selon ces mêmes sources.
Pour cette campagne qui a démarré automatiquement dès son lancement pour une durée de 3 semaines, c’est un budget total de 800 millions de FCFA qui ont été accordés par le gouvernement togolais à l’ANSAT.
Il faut tout de même souligner que l’aggravation des prix des produits céréaliers au Togo a surpris plus d’un surtout quand on sait que le pays avait réalisé un excédent céréalier dans l’ordre de 76 000 tonnes au cours de la campagne agricole 2010-2011.
Mais cette augmentation des prix est une conjonction de plusieurs facteurs’’, a expliqué le lieutenant-colonel AGADAZI directeur général de l’ANSAT .Il s’agit des facteurs relatifs à la production des céréales, à la disponibilité des stocks en temps réel, ainsi qu’à l’accessibilité des zones de production.
UNQUOTE
Addendum :

Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant :
Au Togo, au lieu d’acheter des céréales pour augmenter le stock de sécurité, il faudrait vendre d’urgence partie de ce stock de sécurité pour accroître l’offre et réduire la tension sur les prix.
Il est à noter que cette absurde décision a très probablement prise par le Président du Togo, en personne, car, dans ce pays, la « Sécurité Alimentaire » relève exclusivement du Président.
Mais, tout cela a déjà été dit et écrit, dès 1986, au tyran qui sévissait au Togo...
Fin d'exemple

Le lecteur sera peut-être effaré de constater que de telles absurdités puissent encore se produire de nos jours. Mais, il le sera plus encore en apprenant qu'un Gouvernement peut agir aussi absurdement sans que quiconque ne tente d'y mettre le « holà » : FMI, Banque Mondiale, Bailleurs de Fonds de l'Aide Publique au Développement (Économique?) des pays dits « en développement », Et cætera...

Convenons que l'exemple présenté relève de la gouvernance économique de base d'un pays dit « en développement » et non pas de la cime de la gouvernance économique d'un pays développé.

Mais, comme nos dirigeants, assistés des « Grands Sachants Économiques » médiatisés, se flattent de conseiller et d'aider au développement des pays dits « en développement » mais sont incapables de diagnostiquer des dysfonctionnements élémentaires dans la gouvernance de base de ces pays, on ne peut que douter fortement de leur compétence à assumer de manière rationnelle la bonne gouvernance à très haut niveau dans nos pays.

Il ne nous reste qu'à espérer que nous serons capables d'élire les dirigeants disposant des vraies solutions pour résoudre les crises auxquelles nous sommes confrontés. Aujourd'hui, ces potentiels dirigeants n'émergent pas du personnel politique disponible.

Et, rappelons-nous qu'en Démocratie, nous "élysons" toujours les politiciens que nous méritons...

Post-sciptum :
Le lecteur intéressé par les possibilités d'éradication de la Famine et d'amélioration de la Sécurité Alimentaire, en l'absence des grandes théories économiques des « Grands Sachants Économiques » médiatisés dont ils ne disposent pas, pourra faire son profit des textes ci-dessous.
1)
Sous-développement : Le mécénat d’aval demeurera toujours insuffisant !
2)
Sécurité Alimentaire & Sécurité Nutritionnelle dans les PVD.
3)
Les produits vivriers doivent devenir des produits de rente !
4)
Les producteurs du sud victimes du libéralisme. [Le Monde, 29 septembre 1992]
5)
Commercialisation des produits vivriers : LE Grand Secret (de Polichinelle ?) !
6)
Théorie de la Sécurité Alimentaire Restreinte & Générale.
7)
De l’aide au SOUS-développement du Burkina Faso







 

2« Prix de la Banque centrale de Suède en Sciences Économiques en mémoire d'Alfred Nobel » décerné par l'Académie royale des sciences de Suède depuis 1969.



Anti Euro ? Pro Franc ?...

8 Octobre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

Les taxes européennes sont à la fiscalité française ce qu’est l’Euro au Franc Français.
Selon certains, sans l’Euro et avec le retour au Franc, tout irait beaucoup mieux au royaume de France !

L’Écotaxe française est à la "fiscalité provinciale" ce que le Franc Français est à la monnaie provinciale.
Ainsi, si le retour au Franc Français était remplacé par une foultitude de monnaies régionales, nul doute que tout irait encore mieux dans toutes les provinces de France ! ! !


Logique. Non ?...

Pour le travail dominical sans supplément de rémunération.

28 Septembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

 

J’ignore si, à ce jour, les modalités relatives au travail dominical sont définitivement arrêtées. Quoi qu’il en soit, il semble qu’il soit politiquement et économiquement stupide de vouloir instaurer le travail dominical avec supplément de rémunération quand il serait si simple de l’instaurer sans supplément de rémunération.

Pour y parvenir, il suffit d’ôter au dimanche son statut de jour chômé et, simultanément, de donner 52 jours de congés supplémentaires à tous les salariés.

De cette manière, les tenants du dimanche chômé prendront ces 52 jours de congé durant les 52 dimanches annuels tandis que les autres salariés travailleront durant ces dimanches-là, sans supplément de rémunération.

Parmi les « travailleurs du dimanche », heureux, on devrait trouver les juifs et les musulmans pratiquants qui, eux, choisiraient de prendre ces 52 jours de congés supplémentaires, respectivement, les samedis et les vendredis.

Ceci dit, l’intérêt économique de travailler le dimanche est excessivement faible car le pouvoir d’achat n’est pas extensible brutalement au-delà de sa progression « normale » de conjoncture. Donc, le travail du dimanche ne provoquera que des transferts de pouvoir d’achat vers les magasins ouverts.

Les droits de l'homme et du terroriste...

27 Septembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique

Dans un centre commercial de Nairobi, Kénya, un carnage vient d'être perpétré par une quinzaine de "terroristes-kamikazes" : une soixantaine de morts et quelque cent cinquante blessés.

Il convient de saluer l'apparente délicatesse des forces de l'ordre kényanes dont les assauts ne semblent pas avoir provqué la mort de plus d'innocents "prisonniers-otages" et ont permis l'arrestation d'une dizaine de "terroristes-kamikazes" (pas si kamikazes que cela...).

Ces encombrants prisonniers conduisent à s'interroger s'il faut obligatoirement les faire bénéficier des droits de l'homme et du terroriste.

En effet, il ne s'agit pas d'individus accusés de meurtre tout en demeurant présumés innocents.

Il s'agit d'individus arrêtés en flagrant délit d'assassinats prémédités et exécutés de sang-froid.

Leur culpabilité ne fait absolument aucun doute ! ! !

Lors, on peut se demander l'intérêt qu'il y avait à les arrêter vivants...

Sans doute les autorités espèrent-elles en tirer des informations sur leurs complices.

Faudra-t-il les tourmenter afin de les faire parler ? Cela est-il conforme aux droits de l'homme et du terroriste ?

Et, après leur essorage en matière d'informations, quel intérêt y aura-t-il à les garder en vie ? ? ? ... 

Ce disant, j'omets que la bienpensance et la pensée unique interdisent à toute Société de faire prévaloir son droit à la légitime défense.

Qui a dit "Décadence" ? ? ?...

Sarkozy : "La responsabilité, je l'ai pleine et entière".

8 Juillet 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

Au 31 décembre 2012, en tant que bilan quasi définitif de mon mandat de Président de la République, je pouvais m’enorgueillir d’avoir accru l’endettement des Français(es) de plus de 505 milliards d’Euros supplémentaires, portant la dette totale française à plus de 1.717 milliards d’Euros.

Par ailleurs, j’ai géré les comptes de ma campagne présidentielle 2012 de telle manière qu’aujourd’hui mon parti se trouve contraint de lancer une souscription pour collecter 11 millions d’Euros qui ne lui seront pas remboursés par les finances publiques.

En conséquence,« La responsabilité, je l’ai pleine et entière ».

C’est bien le moins que je puisse déclarer aux Français(es)...

Mais, mes compagnons de l’UMP et moi-même sommes parfaitement compétents, notamment en économie.

Nous conservons toute notre morgue et n’aurons aucune honte à nous présenter à l’élection présidentielle de 2017 ainsi qu’aux élections législatives qui suivront.

Français(es), faites-nous confiance ! ! !...

Union Européenne : Dysfonctionnement en matière d'Aide au Développement des pays dits "en développement".

29 Juin 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

 

Pour en savoir plus, veuillez ouvrir ou/et télécharger le fichier "pdf" ci-dessous :

Dysfonctionnement Institutions Europeennes

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