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Pouvoirs miraculeux de Jésus ?

12 Mars 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

Jésus, s'il a réellement existé, ne possédait absolument aucun pouvoir miraculeux car, un être aussi BON que lui, n'aurait pas manqué de remédier spontanément à tous les dysfonctionnements de l'Univers et de l'Humanité ! ! !
Dans le cas contraire, c'eut été se révéler comme un parfait salaud uniquement soucieux de la publicité autour de sa petite personne ! ! !...

Sécurité Alimentaire, Commercialisation des Produits Vivriers dans les PVD : La question qui ne se posa jamais !

11 Mars 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

« Que faire des bénéfices annuels réalisés par les Offices de Commercialisation de Produits Vivriers au titre de la régulation de marché ? ». That's the question...

Pour tout lecteur informé, cette simple question paraîtra dramatiquement ironique car il sait que, nulle part dans le monde, un seul Office de Commercialisation de Produits Vivriers (Marketing Board for Food Crops) n'a jamais engrangé de bénéfices, n'est jamais parvenu à être rentable.

Alors, me direz-vous, pourquoi poser, a posteriori, une question dont on connaît déjà la réponse négative ?

Tout simplement parce que cette « innocente » question révèle, à elle seule, tous les échecs dont a été victime, durant des décennies (aujourd'hui encore !), l'agriculteur de produits vivriers, premier opérateur privé du marché.

Depuis le début des indépendances, dans les années 1960, les Pays en Voie de Développement (PVD), aidés par les pays développés au titre de l'Aide Publique au Développement [Économique ?] (APD), ont mis en place des Stratégies de Régulation des Marchés de Produits Vivriers via des organismes étatiques.

En théorie, ces organismes devaient acheter des produits vivriers au moment de la récolte, à un prix légèrement supérieur au cours du marché afin de soutenir les prix au producteur, et revendre leur collecte, avant la récolte suivante, à un prix légèrement inférieur au cours du marché pour soulager le consommateur. Toujours en théorie, entre le prix de vente (et de revient) et le prix d'achat, il y avait la place pour réaliser des bénéfices propres à rendre ces organismes rentables.

Or, il n'en fut rien ! Les stratégies commerciales mises en œuvre furent tellement ineptes (par exemple : prix de vente inférieur au prix d'achat, et cætera) que ces organismes n'accumulèrent que des déficits et durent cesser leur activité dite de régulation de marché...

C'est à ce stade que la question initiale prend toute sa valeur.

Si ces organismes avaient eu des stratégies commerciales vertueuses et avaient été rentables, qu'aurait-on fait de leurs bénéfices annuels ? Cette question ne se posa jamais puisque ces organismes n'ont générés que des déficits.

Pourtant, elle aurait dû être posée sur le plan théorique préalablement à la création des Offices de Commercialisation de Produits Vivriers. En effet, toute la stratégie de régulation de marché devait théoriquement bénéficier au producteur de produits vivriers, premier opérateur privé du marché. En conséquence, tout ou partie des bénéfices de ces organismes auraient dû revenir au producteur afin d'améliorer ses revenus et lui permettre de réinvestir dans la production pour améliorer sa productivité ; cercle vertueux.

Les déficits accumulés par les Offices de Commercialisation de Produits Vivriers, pendant des décennies, constituent un gigantesque manque-à-gagner pour les producteurs ! ! !

Mais, ce n'est pas tout. À cette perte il convient d'ajouter tout ce qui s'est « perdu dans les sables » :
1)
L'ensemble des investissements ayant servi à construire des réseaux de stockage.
(lors de l'abandon de la Stratégie de Régulation du Marché, ces réseaux de stockage auraient dû être attribués gratuitement aux associations de producteurs (coopératives) au lieu d'être vendus aux agro-industries et aux commerçants-grossistes)
2)
Fonds financier destiné à assumer le coût annuel d'entretien des stocks (frais de fonctionnement).
3)
Fonds financier annuel d'achat de la collecte de produits vivriers (fonds de roulement).
4)
Cumul des subventions d'État nécessaires au renflouement des déficits accumulés durant des décennies.

Durant un demi-siècle, pour les producteurs, l'ensemble de ces pertes représente des centaines, voire des milliers, de milliards d'Euros ! ! ! Les pays développés, bailleurs d'Aide Publique au Développement [Économique ?] (APD) en ignorent le montant exact...

Les Offices de Commercialisation de Produits Vivriers (Marketing Boards for Food Crops) qui ont survécu à l'abandon de la Stratégie de Régulation du Marché ont été poussés par la FAO, la Banque Mondiale et les autres bailleurs de fonds à gérer des Stocks Nationaux de Sécurité qui ne peuvent garder la tête hors de l'eau que grâce à des subventions d'État.

Mais, cela est une autre affligeante histoire...

Conclusion :

Dans le futur, pour que les agriculteurs de produits vivriers, dans le monde entier, puissent améliorer leur revenu et leur productivité, il faut que les PVD et les pays riches, bailleurs d'APD, consentent à fournir un effort financier aussi gigantesque que celui qu'ils fournirent depuis les années 1960.
Mais, à la condition sine qua non que ce nouvel effort soit un franc succès et non pas un lamentable échec comme ce fut le cas pour le premier.
Les PVD et les pays riches sont-ils prêts à cet effort en faveur de l'agriculteur de produits vivriers, premier opérateur privé du marché ?

Afrique, Sécurité Alimentaire : Ineptie du concept de « Soudure »

17 Février 2014 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

Source : http://www.senat.fr/rap/r04-512/r04-5125.html
Début de citation
NdR : Les années fortement déficitaires sur le plan agricole se traduisent par un manque de produits vivriers en fin de campagne agricole ce qui provoque une forte hausse des prix préjudiciable aux populations.
« 
Cette situation a donné naissance à une expression employée dans toute l'Afrique : LA« SOUDURE » (Ce terme était également employé en France au Moyen-Âge pour caractériser la même difficulté.) ».
« La « soudure » est la période qui sépare la fin de la consommation de la récolte de l'année précédente
(N)et l'épuisement des réserves des greniers, de la récolte suivante (N+1)[NdR : Campagne agricole]. Durant cette période, la population est contrainte de se « débrouiller » pour trouver des ressources monétaires afin d'acheter des vivres ou de consommer les éléments nutritionnels se trouvant dans des plantes à l'état naturel. »
« C'est la durée de la période de soudure qui détermine l'acuité de la crise alimentaire. » NdR : La durée de la soudure est variable mais dépasse rarement six mois.
Fin de citation

En conséquence, à partir du septième mois de la campagne agricole des produits vivriers (céréales), les autorités étudient très attentivement l'évolution des prix sur les marchés ruraux et urbains de manière à déterminer s'il y a lieu de prévoir des importations pour pallier un déficit ou, au contraire, d'envisager des exportations en cas d'éventuels excédents.

 

Durant la période de soudure, selon que la campagne agricole est excédentaire, équilibrée ou déficitaire, l'évolution des prix se fait schématiquement selon le graphique ci-dessous.

1 Evolution prix soudure

De tels graphiques sont bien utiles pour prendre la décision d'importer, d'exporter ou de laisser la situation en l'état.

Mais, ils présentent l'énorme inconvénient de n'intervenir que bien trop tard dans la campagne agricole ; à mi­parcours de celle-ci alors que des importations peuvent nécessiter un ou plusieurs mois avant d'être enfin disponibles dans un marché fortement déficitaire.

Or, si au lieu de ne s'intéresser à l'évolution des prix qu'à partir du moment hypothétique du début de « LA Soudure », on considère cette évolution depuis le début de la Récolte N, on obtient une vision toute différente du profil de la campagne agricole ainsi que l'on peut s'en rendre compte dans le graphique théorique ci­dessous.

2 Evolution prix campagne     

Ce graphique permet de se rendre compte que, dès le début de la Récolte N, les prix se différencient selon que celle­-ci est excédentaire (vert), équilibrée (orange) ou déficitaire (rouge).

On peut donc affirmer que, dès le début de la campagne agricole, juste après la Récolte N, il est possible de pressentir ce que sera l'évolution des prix durant ladite campagne agricole et d'anticiper la possibilité d'exporter ou la nécessité d'importer.

En réalité, « LA Soudure » commence dès le premier mois de la campagne agricole ! C'est donc une ineptie que de ne commencer à s'intéresser à l'évolution des prix des produits vivriers qu'après le sixième mois de campagne afin de déterminer s'il est enfin temps de procéder à des importations dont les populations pourraient avoir eu besoin bien auparavant ! ! !

Le lecteur ne manquera pas de remarquer qu'en début de Récolte N, comme en début de Récolte N+1, les prix de la fin de campagne précédente chutent fortement que la récolte soit excédentaire, équilibrée ou déficitaire. En bonne logique, en cas de récolte déficitaire, les prix devraient se maintenir proches du niveau des prix de la fin de la campagne précédente.

Or, s'il est vrai que les prix de début de campagne à récolte déficitaire demeurent plus élevés que ceux de début de campagne à récolte excédentaire, on n'en constate pas moins que ces prix chutent fortement par rapport à ceux de la campagne agricole précédente.

L'explication tient dans le fait que, lorsque la récolte vient à maturité, les agriculteurs, en proie à un intense besoin de trésorerie, se voient contraient de vendre leur production quasiment dès la fin de la récolte. Comme ils se trouvent tous dans la même situation, cela provoque un (apparent) excédent d'offre par rapport à la demande ; même en année de récolte déficitaire : ainsi s'explique la chute des cours qui, en année déficitaire, devraient améliorer le revenu et le profit net des agriculteurs mais qui ne profite qu'à leurs acheteurs, les commerçants-stockeurs.

D'où la stagnation du pouvoir d'achat des agriculteurs, de leur niveau de vie ainsi que de leur productivité...
(cf. :Les producteurs du sud victimes du libéralisme. [Le Monde, 29 septembre 1992]
http://www.sincerites.org/article-les-producteurs-du-sud-victimes-du-liberalisme-le-monde-29-septembre-1992--39291111.html)

Pour terminer, refermant cette affligeante parenthèse, on donnera un exemple de mauvaise gouvernance que peut provoquer le concept de « Soudure ».

Le Togo n'est pas un pays de famine mais on n'agirait pas autrement si l'on souhaitait qu'il le devienne.

N.B. :
La source du document ci­dessous a disparu d'Internet.

Début de citation
L’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire au Togo (en sigle ANSAT) a, lors d’une rencontre à Lomé, lancé officiellement, le samedi 4 juin 2011, une campagne spéciale d’achat de 3.440 tonnes de céréales (notamment le mais, le sorgho et le riz blanc localement produit), en vue de renforcer le stock de sécurité de ces produits au Togo.

Cette action est à saluer dans la mesure où elle constitue une réplique des autorités togolaises à la flambée des prix des céréales ressentie sur le marché togolais depuis déjà près de deux semaines.

À Lomé, le prix des céréales à la veille de cette campagne qui vient d’être déclenchée fluctuait entre 500f CFA et 575f CFA voire 600fcfa avec une tendance à la hausse selon des sources dignes de foi.

A l’intérieur du pays, ces prix variaient entre 400f CFA et 475f CFA avec également une tendance à la hausse, selon ces mêmes sources.

Pour cette campagne qui a démarré automatiquement dès son lancement pour une durée de 3 semaines, c’est un budget total de 800 millions de FCFA qui ont été accordés par le gouvernement togolais à l’ANSAT.

Il faut tout de même souligner que l’aggravation des prix des produits céréaliers au Togo a surpris plus d’un surtout quand on sait que le pays avait réalisé un excédent céréalier dans l’ordre de 76.000 tonnes au cours de la campagne agricole 2010-2011.

« Mais cette augmentation des prix est une conjonction de plusieurs facteurs », a expliqué le lieutenant-colonel AGADAZI directeur général de l’ANSAT. Il s’agit des facteurs relatifs à la production des céréales, à la disponibilité des stocks en temps réel, ainsi qu’à l’accessibilité des zones de production.
Fin de citation

Addendum :
Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant, au Togo, en 2011, au lieu d’acheter des céréales pour augmenter le stock de sécurité, il faudrait vendre d’urgence partie de ce stock de sécurité pour accroître l’offre et réduire la tension sur les prix.
Mais, dès 1986, tout cela avait déjà été dit et écrit au tyran qui sévissait au Togo...

 

Post-scriptum :
Il est également amer de constater qu'à l'occasion de cette lamentable opération, aucune ONG ni aucune Agence nationale ou internationale de coopération n'a été en mesure de la dénoncer aux autorités togolaises puisqu'elles furent incapables de diagnostiquer cet acte flagrant de mauvaise gouvernance !...

 

Comercialización de los Granos Básicos para la Seguridad Alimentaria de los Paises en Desarrollo

22 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

 

Pardonnez-moi si, d’emblée, je tue tout suspense en vous révélant que LE Grand Secret concernant la commercialisation des produits vivriers ne constitue bien qu’un secret de Polichinelle. Si je paraphrasais le titre d’un ouvrage de René Girard, je dirais qu’il s’agit là « Des choses connues depuis la fondation du monde ».

Mais, alors, me direz-vous, pourquoi y consacrer un article ? Tout simplement parce que « LE Grand Secret de Polichinelle autour de la commercialisation des produits vivriers » continue de générer une catastrophe socioéconomique et humanitaire chez les agriculteurs des pays dits « en développement ».

Je propose, ci-dessous, un schéma théorique ultra-épuré des principes et des mécanismes de fonctionnement de la commercialisation naturelle des produits vivriers stockables, tels que les céréales, sous forme d’un graphique élaboré sur la base d’hypothèses visant à simplifier le problème sans que le graphique perde de sa représentativité.

Hypothèses :
Une seule récolte annuelle ;
Production = Consommation = 100 et,
donc : Exportation = Importation = néant ;
les Industries agro-alimentaires achètent exclusivement aux grossistes-stockeurs.

SecuriteAlimentaire Commercialisation produits vivriers The    

 

Ce graphique, où des courbes différentes ont la même couleur, appelle quelques explications. Par exemple, les quantités mensuelles vendues par les producteurs (Q1) figurent en jaune de même que la courbe des prix de vente des producteurs (P1). Dans cet esprit, la courbe retraçant le cumul des quantités vendues par les producteurs (Q2) devrait également être en jaune. Mais, celle-ci figure en rouge car ces quantités cumulées sont, en réalité, achetées par les grossistes, dès la période de récolte, et constituent leur stock (celui des grossistes). La courbe de leurs prix de vente (P3) est également en rouge ainsi que celle représentant leurs ventes mensuelles (Q3) et celle indiquant l’évolution du stock des grossistes-stockeurs (Q4).

 

Deux constats fondamentaux ressortent de ce graphique :
1)
Les producteurs vendent massivement leurs produits durant la période de récolte ce qui provoque une forte baisse des prix. En année de récolte excédentaire, auto-suffisante ou excédentaire, les prix perçus par les producteurs restent très proches de leurs coûts de production.
2)
Les grossistes-stockeurs achètent la grande majorité de leur stock au moment de la récolte, profitant des bas prix, puis revendent tout au long de l’année, à des prix nettement plus élevés leur permettant de réaliser des marges hyper-confortables (amortissement logique des frais de stockage + marge substantielle de « spéculation ») en le revendant depuis la récolte jusqu'à la « soudure », période précédant immédiatement la récolte suivante.

Dans ce cas de figure totalement théorique, en moyenne annuelle, les grossistes-stockeurs réalisent une marge brute de 63 % sur leur prix d’achat (Prix Vente Grossiste « soudure » / Prix Vente Producteur Récolte = 163 %). Il en va de même pour ce qui concerne les Industries Agro-Alimentaires si, au lieu d’acheter exclusivement aux grossistes-stockeurs, elles s’approvisionnent, via les intermédiaires (« coyotes »), auprès des producteurs durant la période de récolte.

Cette observation est corroborée par les résultats réels constatés, encore de nos jours, dans de nombreux pays ; comme, par exemple, au Burkina Faso par Ellen Hanak-Freud dont les résultats sont présentés ci-dessous.

z BurkinaFaso Speculation Hanak-Freud Correction JPLL Graph

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et le début des indépendances, c’est sur ce constat des trop faibles marges réalisées par les producteurs et celles excessives engrangées par les grossistes-stockeurs que les pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et les pays bénéficiaires ont développé des réseaux de stockage et des offices de commercialisation et de régulation des marchés (marketing boards) afin d’accroître les marges des producteurs et réduire les prix des produits vivriers pour les consommateurs.

Malheureusement, si la construction des réseaux de stockage n’a pas posé de problème, les stratégies commerciales dévolues aux offices de commercialisation se sont avérées totalement ineptes et ont généré de tels déficits financiers que l’ensemble est parti en capilotade. À ce jour, il est probable que nul ne sait combien de milliards d’Euros, pendant des décennies, ont été « investis », gaspillés, dans ces infrastructures de stockage, aujourd’hui hors de service, et ces « pseudo-stratégies » commerciales.

 

 

Depuis les années 1980, les réseaux de stockage sont obsolètes faute de ressources financières pour les entretenir et les offices de commercialisation, quand ils existent encore, se contentent, au mieux, d’observer l’évolution des marchés ou, au pire, de gérer de trop coûteux et inutiles stocks de sécurité.

 

Au final, les producteurs de vivriers se retrouvent dans leur peu enviable situation antérieure...

Pourtant, le contexte de la commercialisation des produits vivriers n’a changé en rien dans les pays dits « en développement ».

Malgré ce constat, il est à noter que, par exemple, Ellen Hanak-Freud ne retient pas l’hypothèse du stockage de longue durée réalisé par des grossistes-stockeurs. Cependant, sa démonstration est entachée d’erreur (De l’aide au SOUS-développement du Burkina Faso) et n’explique, en aucune manière, qui stockerait le gros des récoltes.

L’hypothèse, selon laquelle les producteurs en seraient les acteurs, ne tient pas car non conforme à l’observation et parce que, dans ce cas, les prix ne baisseraient pas au moment de la récolte et ils amélioreraient considérablement leurs marges et revenus ce qui leur permettrait d’augmenter leur productivité.

Par ailleurs, on constate que l’analyse de la commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement » s’est fortement dégradée.

Avec les meilleures intentions du monde, il est possible de commettre des contresens qui pourraient être lourds de conséquences.

Par exemple, au Honduras, les analystes utilisent le vocable péjoratif de « coyotes » (cf. premier graphique) pour désigner les commerçants itinérants qui sillonnent les campagnes pour collecter les produits vivriers auprès des agriculteurs afin d’aller les revendre chez les grossistes-stockeurs. Pour ces analystes, les « coyotes » seraient responsables des bas prix constatés durant les périodes de récolte et, en conséquence, ils souhaiteraient la disparition de ces intermédiaires.

Or, cette approche est totalement erronée car les bas prix de la période de récolte ne résultent que de l’offre involontairement massive des producteurs durant cette période. Les « coyotes » n’y ont aucune responsabilité et, par ailleurs, s’ils venaient à disparaître, ou à être empêchés d’exercer leur métier, ce serait catastrophique pour les agriculteurs qui demeureraient au bord de leur champ à regarder pourrir leurs produits vivriers...

Il est possible de citer d’autres exemples de la dégradation de l’analyse de la problématique de commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement ».

Par exemple, au Togo, en 1981, deux experts, Messieurs Lalau-Kéraly et Surgers, ont réalisé une étude intitulée « Produits vivriers au Togo : Formation des prix ; Circuits commerciaux ». Ayant étudié sur 5 récoltes de maïs, 1975 à 1979, les prix pratiqués à la production en zone excédentaire et à la consommation en zone déficitaire, ils constatèrent que les marges sont constantes en valeur absolue.

Telle est la conclusion de leur étude, confirmée, en 1982, par un autre expert, John Humphrey, qui, dans son étude intitulée « Analyse des opérations et des objectifs de Togograin », affirme : « Les circuits commerciaux actuels constituent le moyen le moins coûteux d’approvisionnement des villes en produits alimentaires et le potentiel de spéculation, dans le contexte d’une « théorie du complot », à laquelle adhèrent de nombreux politiciens et fonctionnaires togolais, est plus imaginaire que réel ».

Pourtant, les graphiques de prix utilisés et étudiés par ces experts montrent, à l’évidence, que, si ces prix varient bien en parallèle aux instants « T1, T2, ..., Tn » (d’où le parallélisme des courbes de prix), leurs fluctuations, entre la « récolte » et la « soudure », permettent à des grossistes-stockeurs de réaliser, comme au Burkina Faso déjà cité, des marges brutes plus que confortables en achetant massivement au moment de la récolte pour revendre tout au long de l’année et, particulièrement, au moment de la soudure.

 

Ceci dit, afin de ne pas se tromper de cible, il apparaît absolument nécessaire de préciser que les opérateurs économiques qui profitent de la structure actuelle du marché des produits vivriers et de ses anomalies ne sont pas responsables de cette structure et de ses défauts.

Cela relève de la structure naturelle, et inique, des principes et des mécanismes de fonctionnement de la commercialisation des produits vivriers stockables.

Constater cela ne signifie absolument pas qu’il faut s’y résigner et renoncer à modifier la situation dans un sens plus favorable au producteur et au consommateur.

Or, malheureusement, depuis plus de 30 ans, maintenant, il semble que les pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et les pays bénéficiaires aient « oublié » leur analyse fondamentale initiale qui demeure vérifiée dans la réalité et que, par ailleurs, nombre d’experts produisent des études dégradées et par trop parcellaires, amnésiques ou aveugles.

Au terme de cette brève réflexion sur la commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement », il se confirme donc que « LE Grand Secret » en la matière est bien un secret de Polichinelle.

Cependant, il apparaît également, et de manière évidente, que « LE Grand Secret » doit être remplacé par « LE Grand Mystère » de l’intervention des pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et des pays bénéficiaires en matière de commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement ».

« LE Grand Mystère » tient en quatre questions :
Pourquoi l’analyse fondamentale initiale et incontestable est-elle apparemment ignorée depuis plus de 30 ans ?
Pourquoi plus rien n’est fait pour développer des réseaux de stockage et des stratégies commerciales rationnelles, cohérentes et rentables ?
Incompréhension ?
Incompétence ? ...

 

Conclusion :

La culture de produits vivriers constitue une des composantes majeures de la problématique de Sécurité Alimentaires dans les pays développés comme dans les pays dits « en développement ».

Or, dans ces derniers, on constate que le soutien aux produits vivriers se résume, grosso modo, en deux phases :
1950 – 1980 :
30 années consacrées à la construction d’infrastructures de stockage et à l’élaboration de stratégies commerciales si ineptes qu’elles n’ont généré que des pertes financières qui ont entraîné l’obsolescence des structures de stockage.
1980 – 2010 :
30 années durant lesquelles plus rien n’a quasiment été fait en matière de stockage et où les stratégies commerciales ineptes ont été remplacées par le coûteux et inutile concept de gestion de stocks de sécurité.

Au terme de ces 60 années, il s’avère qu’il conviendrait de tout reprendre depuis le début. Et rien n’indique qu’on en prenne le chemin. Pauvres agriculteurs et consommateurs des pays dits « en développement »  !...

 

Téoría restringida y general de la Seguridad Alimentaria para los Granos Básicos en Paises en Desarrollo

22 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

 

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Theorie Securite Alimentaire Restreinte Generale Sincerites

Food Crops Marketing for Food Security in Developing Countries

22 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique


Pardonnez-moi si, d’emblée, je tue tout suspense en vous révélant que LE Grand Secret concernant la commercialisation des produits vivriers ne constitue bien qu’un secret de Polichinelle. Si je paraphrasais le titre d’un ouvrage de René Girard, je dirais qu’il s’agit là « Des choses connues depuis la fondation du monde ».

Mais, alors, me direz-vous, pourquoi y consacrer un article ? Tout simplement parce que « LE Grand Secret de Polichinelle autour de la commercialisation des produits vivriers » continue de générer une catastrophe socioéconomique et humanitaire chez les agriculteurs des pays dits « en développement ».

Je propose, ci-dessous, un schéma théorique ultra-épuré des principes et des mécanismes de fonctionnement de la commercialisation naturelle des produits vivriers stockables, tels que les céréales, sous forme d’un graphique élaboré sur la base d’hypothèses visant à simplifier le problème sans que le graphique perde de sa représentativité.

Hypothèses :
Une seule récolte annuelle ;
Production = Consommation = 100 et,
donc : Exportation = Importation = néant ;
les Industries agro-alimentaires achètent exclusivement aux grossistes-stockeurs.

SecuriteAlimentaire Commercialisation produits vivriers The    

 

Ce graphique, où des courbes différentes ont la même couleur, appelle quelques explications. Par exemple, les quantités mensuelles vendues par les producteurs (Q1) figurent en jaune de même que la courbe des prix de vente des producteurs (P1). Dans cet esprit, la courbe retraçant le cumul des quantités vendues par les producteurs (Q2) devrait également être en jaune. Mais, celle-ci figure en rouge car ces quantités cumulées sont, en réalité, achetées par les grossistes, dès la période de récolte, et constituent leur stock (celui des grossistes). La courbe de leurs prix de vente (P3) est également en rouge ainsi que celle représentant leurs ventes mensuelles (Q3) et celle indiquant l’évolution du stock des grossistes-stockeurs (Q4).

 

Deux constats fondamentaux ressortent de ce graphique :
1)
Les producteurs vendent massivement leurs produits durant la période de récolte ce qui provoque une forte baisse des prix. En année de récolte excédentaire, auto-suffisante ou excédentaire, les prix perçus par les producteurs restent très proches de leurs coûts de production.
2)
Les grossistes-stockeurs achètent la grande majorité de leur stock au moment de la récolte, profitant des bas prix, puis revendent tout au long de l’année, à des prix nettement plus élevés leur permettant de réaliser des marges hyper-confortables (amortissement logique des frais de stockage + marge substantielle de « spéculation ») en le revendant depuis la récolte jusqu'à la « soudure », période précédant immédiatement la récolte suivante.

Dans ce cas de figure totalement théorique, en moyenne annuelle, les grossistes-stockeurs réalisent une marge brute de 63 % sur leur prix d’achat (Prix Vente Grossiste « soudure » / Prix Vente Producteur Récolte = 163 %). Il en va de même pour ce qui concerne les Industries Agro-Alimentaires si, au lieu d’acheter exclusivement aux grossistes-stockeurs, elles s’approvisionnent, via les intermédiaires (« coyotes »), auprès des producteurs durant la période de récolte.

Cette observation est corroborée par les résultats réels constatés, encore de nos jours, dans de nombreux pays ; comme, par exemple, au Burkina Faso par Ellen Hanak-Freud dont les résultats sont présentés ci-dessous.

z BurkinaFaso Speculation Hanak-Freud Correction JPLL Graph

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et le début des indépendances, c’est sur ce constat des trop faibles marges réalisées par les producteurs et celles excessives engrangées par les grossistes-stockeurs que les pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et les pays bénéficiaires ont développé des réseaux de stockage et des offices de commercialisation et de régulation des marchés (marketing boards) afin d’accroître les marges des producteurs et réduire les prix des produits vivriers pour les consommateurs.

Malheureusement, si la construction des réseaux de stockage n’a pas posé de problème, les stratégies commerciales dévolues aux offices de commercialisation se sont avérées totalement ineptes et ont généré de tels déficits financiers que l’ensemble est parti en capilotade. À ce jour, il est probable que nul ne sait combien de milliards d’Euros, pendant des décennies, ont été « investis », gaspillés, dans ces infrastructures de stockage, aujourd’hui hors de service, et ces « pseudo-stratégies » commerciales.

 

 

Depuis les années 1980, les réseaux de stockage sont obsolètes faute de ressources financières pour les entretenir et les offices de commercialisation, quand ils existent encore, se contentent, au mieux, d’observer l’évolution des marchés ou, au pire, de gérer de trop coûteux et inutiles stocks de sécurité.

 

Au final, les producteurs de vivriers se retrouvent dans leur peu enviable situation antérieure...

Pourtant, le contexte de la commercialisation des produits vivriers n’a changé en rien dans les pays dits « en développement ».

Malgré ce constat, il est à noter que, par exemple, Ellen Hanak-Freud ne retient pas l’hypothèse du stockage de longue durée réalisé par des grossistes-stockeurs. Cependant, sa démonstration est entachée d’erreur (De l’aide au SOUS-développement du Burkina Faso) et n’explique, en aucune manière, qui stockerait le gros des récoltes.

L’hypothèse, selon laquelle les producteurs en seraient les acteurs, ne tient pas car non conforme à l’observation et parce que, dans ce cas, les prix ne baisseraient pas au moment de la récolte et ils amélioreraient considérablement leurs marges et revenus ce qui leur permettrait d’augmenter leur productivité.

Par ailleurs, on constate que l’analyse de la commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement » s’est fortement dégradée.

Avec les meilleures intentions du monde, il est possible de commettre des contresens qui pourraient être lourds de conséquences.

Par exemple, au Honduras, les analystes utilisent le vocable péjoratif de « coyotes » (cf. premier graphique) pour désigner les commerçants itinérants qui sillonnent les campagnes pour collecter les produits vivriers auprès des agriculteurs afin d’aller les revendre chez les grossistes-stockeurs. Pour ces analystes, les « coyotes » seraient responsables des bas prix constatés durant les périodes de récolte et, en conséquence, ils souhaiteraient la disparition de ces intermédiaires.

Or, cette approche est totalement erronée car les bas prix de la période de récolte ne résultent que de l’offre involontairement massive des producteurs durant cette période. Les « coyotes » n’y ont aucune responsabilité et, par ailleurs, s’ils venaient à disparaître, ou à être empêchés d’exercer leur métier, ce serait catastrophique pour les agriculteurs qui demeureraient au bord de leur champ à regarder pourrir leurs produits vivriers...

Il est possible de citer d’autres exemples de la dégradation de l’analyse de la problématique de commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement ».

Par exemple, au Togo, en 1981, deux experts, Messieurs Lalau-Kéraly et Surgers, ont réalisé une étude intitulée « Produits vivriers au Togo : Formation des prix ; Circuits commerciaux ». Ayant étudié sur 5 récoltes de maïs, 1975 à 1979, les prix pratiqués à la production en zone excédentaire et à la consommation en zone déficitaire, ils constatèrent que les marges sont constantes en valeur absolue.

Telle est la conclusion de leur étude, confirmée, en 1982, par un autre expert, John Humphrey, qui, dans son étude intitulée « Analyse des opérations et des objectifs de Togograin », affirme : « Les circuits commerciaux actuels constituent le moyen le moins coûteux d’approvisionnement des villes en produits alimentaires et le potentiel de spéculation, dans le contexte d’une « théorie du complot », à laquelle adhèrent de nombreux politiciens et fonctionnaires togolais, est plus imaginaire que réel ».

Pourtant, les graphiques de prix utilisés et étudiés par ces experts montrent, à l’évidence, que, si ces prix varient bien en parallèle aux instants « T1, T2, ..., Tn » (d’où le parallélisme des courbes de prix), leurs fluctuations, entre la « récolte » et la « soudure », permettent à des grossistes-stockeurs de réaliser, comme au Burkina Faso déjà cité, des marges brutes plus que confortables en achetant massivement au moment de la récolte pour revendre tout au long de l’année et, particulièrement, au moment de la soudure.

 

Ceci dit, afin de ne pas se tromper de cible, il apparaît absolument nécessaire de préciser que les opérateurs économiques qui profitent de la structure actuelle du marché des produits vivriers et de ses anomalies ne sont pas responsables de cette structure et de ses défauts.

Cela relève de la structure naturelle, et inique, des principes et des mécanismes de fonctionnement de la commercialisation des produits vivriers stockables.

Constater cela ne signifie absolument pas qu’il faut s’y résigner et renoncer à modifier la situation dans un sens plus favorable au producteur et au consommateur.

Or, malheureusement, depuis plus de 30 ans, maintenant, il semble que les pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et les pays bénéficiaires aient « oublié » leur analyse fondamentale initiale qui demeure vérifiée dans la réalité et que, par ailleurs, nombre d’experts produisent des études dégradées et par trop parcellaires, amnésiques ou aveugles.

Au terme de cette brève réflexion sur la commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement », il se confirme donc que « LE Grand Secret » en la matière est bien un secret de Polichinelle.

Cependant, il apparaît également, et de manière évidente, que « LE Grand Secret » doit être remplacé par « LE Grand Mystère » de l’intervention des pays bailleurs d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) et des pays bénéficiaires en matière de commercialisation des produits vivriers dans les pays dits « en développement ».

« LE Grand Mystère » tient en quatre questions :
Pourquoi l’analyse fondamentale initiale et incontestable est-elle apparemment ignorée depuis plus de 30 ans ?
Pourquoi plus rien n’est fait pour développer des réseaux de stockage et des stratégies commerciales rationnelles, cohérentes et rentables ?
Incompréhension ?
Incompétence ? ...

 

Conclusion :

La culture de produits vivriers constitue une des composantes majeures de la problématique de Sécurité Alimentaires dans les pays développés comme dans les pays dits « en développement ».

Or, dans ces derniers, on constate que le soutien aux produits vivriers se résume, grosso modo, en deux phases :
1950 – 1980 :
30 années consacrées à la construction d’infrastructures de stockage et à l’élaboration de stratégies commerciales si ineptes qu’elles n’ont généré que des pertes financières qui ont entraîné l’obsolescence des structures de stockage.
1980 – 2010 :
30 années durant lesquelles plus rien n’a quasiment été fait en matière de stockage et où les stratégies commerciales ineptes ont été remplacées par le coûteux et inutile concept de gestion de stocks de sécurité.

Au terme de ces 60 années, il s’avère qu’il conviendrait de tout reprendre depuis le début. Et rien n’indique qu’on en prenne le chemin. Pauvres agriculteurs et consommateurs des pays dits « en développement »  !...

 

Restricted and General Theory of Food Security for Food Crops in Developing Countries

22 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

For more information, please open or/and load the "pdf" file below :

Theorie Securite Alimentaire Restreinte Generale Sincerites

Les « Grands Sachants » médiatisés disposent-ils des vraies solutions pour résoudre « LA Crise » ?

8 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Économie

 

À longueur d'articles ou/et de livres, les « Grands Sachants » médiatisés, sans être d'accord entre eux, nous abreuvent de leurs excellentes solutions pour résoudre LA Crise ou, plutôt, les crises économiques que traverse la planète.

Selon eux, il faudrait tout à la fois :
Refonder le Capitalisme1 sans toutefois présenter un objectif clair à atteindre et un processus crédible pour y parvenir,

Abandonner le Capitalisme sans indiquer quel pourrait être un régime économique de remplacement plus efficace et plus équitable,

Autoriser les États à emprunter à leur Banque Centrale au lieu de le faire sur les marchés financiers ce qui engendre une dette « insupportable » (parce qu'elle doit être remboursée),

Abandonner le Franc CFA en Afrique qui limite la souveraineté des États qui l'utilisent,

Accentuer la Mondialisation,

Renoncer à la Mondialisation,

Augmenter l'Aide Publique au Développement (Économique ?) aux pays dits « en développement » pur accroître la Sécurité Alimentaire et éradiquer la Famine,

Et cætera, et cætera …

Parmi ces « Grands Sachants Économiques », on peut citer les Prix Nobel d'Économie2, soit un minimum de 44 bénéficiaires depuis 1969 (bien plus, en réalité, car le prix est souvent décerné à deux récipiendaires, voire plus).

Or, pouvons-nous dire que, dans tous les domaines précités, la population de la planète se ressent favorablement et sensiblement des travaux de tous ces éminents économistes ? Ce n'est pas mon impression...

Personnellement, je ne saurais me classer au nombre de ces grands sachants économiques. Cependant, sans être un spécialiste des monnaies nationales ou de la finance internationale, je me targue d'une bien réelle expertise en matière d'Économie de la Sécurité Alimentaire.

En matière d'éradication de la Famine et d'amélioration de la Sécurité Alimentaire, je peux assurer qu'aucun de ces distingués sachants n'a jamais rien apporté de positif depuis plus de cinquante ans qu'a commencé le combat pour l'éradication de la Famine et l'amélioration de la Sécurité Alimentaire.

Indépendamment de cela, sans disposer de grandes théories économiques, je peux affirmer qu'il serait possible de remporter la victoire, dans cette lutte pour l'éradication de la Famine et l'amélioration de la Sécurité Alimentaire, par la simple connaissance des mécanismes fondamentaux de fonctionnement des marchés de produits alimentaires, produits vivriers notamment, et en mettant en œuvre des projets de développement respectant la logique et la relation de cause à effet.

Pour illustrer l'illogisme qui règne en ce domaine depuis plus de cinquante ans, voici un exemple élémentaire des aberrations que l'on peut voir dans de nombreux pays dits « en développement ».

Début d'exemple
Le Togo n’est pas un pays de famine. Mais, si l’on souhaite qu’il le devienne, il suffit de continuer à agir comme on l’a fait récemment.
Quand le ridicule et l’incompétence le disputent au tragique et au pathétique au Togo :
Acheter pour augmenter le stock de sécurité au moment où les prix sont élevés sur le marché (période de « soudure ») consiste à « accroître la pénurie » et à faire augmenter les prix au consommateur !
Bel exemple de régulation de marché et de gestion de la Sécurité Alimentaire ! ! !
QUOTE

L’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire au Togo (en sigle ANSAT) a lors d’une rencontre à Lomé, lancé officiellement le samedi 4 juin 2011, une campagne spéciale d’achat de 3.440 tonnes de céréales (notamment le mais, le sorgho et le riz blanc localement produit), en vue de renforcer le stock de sécurité de ces produits au Togo.
Cette action est à saluer dans la mesure où elle constitue une réplique des autorités togolaises à la flambée des prix des céréales ressentie sur le marché togolais depuis déjà près de deux semaines.
À Lomé, le prix des céréales à la veille de cette campagne qui vient d’être déclenchée fluctuait entre 500f CFA et 575f CFA voire 600fcfa avec une tendance à la hausse selon des sources dignes de foi.
A l’intérieur du pays, ces prix variaient entre 400f CFA et 475f CFA avec également une tendance à la hausse, selon ces mêmes sources.
Pour cette campagne qui a démarré automatiquement dès son lancement pour une durée de 3 semaines, c’est un budget total de 800 millions de FCFA qui ont été accordés par le gouvernement togolais à l’ANSAT.
Il faut tout de même souligner que l’aggravation des prix des produits céréaliers au Togo a surpris plus d’un surtout quand on sait que le pays avait réalisé un excédent céréalier dans l’ordre de 76 000 tonnes au cours de la campagne agricole 2010-2011.
Mais cette augmentation des prix est une conjonction de plusieurs facteurs’’, a expliqué le lieutenant-colonel AGADAZI directeur général de l’ANSAT .Il s’agit des facteurs relatifs à la production des céréales, à la disponibilité des stocks en temps réel, ainsi qu’à l’accessibilité des zones de production.
UNQUOTE
Addendum :

Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant :
Au Togo, au lieu d’acheter des céréales pour augmenter le stock de sécurité, il faudrait vendre d’urgence partie de ce stock de sécurité pour accroître l’offre et réduire la tension sur les prix.
Il est à noter que cette absurde décision a très probablement prise par le Président du Togo, en personne, car, dans ce pays, la « Sécurité Alimentaire » relève exclusivement du Président.
Mais, tout cela a déjà été dit et écrit, dès 1986, au tyran qui sévissait au Togo...
Fin d'exemple

Le lecteur sera peut-être effaré de constater que de telles absurdités puissent encore se produire de nos jours. Mais, il le sera plus encore en apprenant qu'un Gouvernement peut agir aussi absurdement sans que quiconque ne tente d'y mettre le « holà » : FMI, Banque Mondiale, Bailleurs de Fonds de l'Aide Publique au Développement (Économique?) des pays dits « en développement », Et cætera...

Convenons que l'exemple présenté relève de la gouvernance économique de base d'un pays dit « en développement » et non pas de la cime de la gouvernance économique d'un pays développé.

Mais, comme nos dirigeants, assistés des « Grands Sachants Économiques » médiatisés, se flattent de conseiller et d'aider au développement des pays dits « en développement » mais sont incapables de diagnostiquer des dysfonctionnements élémentaires dans la gouvernance de base de ces pays, on ne peut que douter fortement de leur compétence à assumer de manière rationnelle la bonne gouvernance à très haut niveau dans nos pays.

Il ne nous reste qu'à espérer que nous serons capables d'élire les dirigeants disposant des vraies solutions pour résoudre les crises auxquelles nous sommes confrontés. Aujourd'hui, ces potentiels dirigeants n'émergent pas du personnel politique disponible.

Et, rappelons-nous qu'en Démocratie, nous "élysons" toujours les politiciens que nous méritons...

Post-sciptum :
Le lecteur intéressé par les possibilités d'éradication de la Famine et d'amélioration de la Sécurité Alimentaire, en l'absence des grandes théories économiques des « Grands Sachants Économiques » médiatisés dont ils ne disposent pas, pourra faire son profit des textes ci-dessous.
1)
Sous-développement : Le mécénat d’aval demeurera toujours insuffisant !
2)
Sécurité Alimentaire & Sécurité Nutritionnelle dans les PVD.
3)
Les produits vivriers doivent devenir des produits de rente !
4)
Les producteurs du sud victimes du libéralisme. [Le Monde, 29 septembre 1992]
5)
Commercialisation des produits vivriers : LE Grand Secret (de Polichinelle ?) !
6)
Théorie de la Sécurité Alimentaire Restreinte & Générale.
7)
De l’aide au SOUS-développement du Burkina Faso







 

2« Prix de la Banque centrale de Suède en Sciences Économiques en mémoire d'Alfred Nobel » décerné par l'Académie royale des sciences de Suède depuis 1969.



Anti Euro ? Pro Franc ?...

8 Octobre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

Les taxes européennes sont à la fiscalité française ce qu’est l’Euro au Franc Français.
Selon certains, sans l’Euro et avec le retour au Franc, tout irait beaucoup mieux au royaume de France !

L’Écotaxe française est à la "fiscalité provinciale" ce que le Franc Français est à la monnaie provinciale.
Ainsi, si le retour au Franc Français était remplacé par une foultitude de monnaies régionales, nul doute que tout irait encore mieux dans toutes les provinces de France ! ! !


Logique. Non ?...

Pour le travail dominical sans supplément de rémunération.

28 Septembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

 

J’ignore si, à ce jour, les modalités relatives au travail dominical sont définitivement arrêtées. Quoi qu’il en soit, il semble qu’il soit politiquement et économiquement stupide de vouloir instaurer le travail dominical avec supplément de rémunération quand il serait si simple de l’instaurer sans supplément de rémunération.

Pour y parvenir, il suffit d’ôter au dimanche son statut de jour chômé et, simultanément, de donner 52 jours de congés supplémentaires à tous les salariés.

De cette manière, les tenants du dimanche chômé prendront ces 52 jours de congé durant les 52 dimanches annuels tandis que les autres salariés travailleront durant ces dimanches-là, sans supplément de rémunération.

Parmi les « travailleurs du dimanche », heureux, on devrait trouver les juifs et les musulmans pratiquants qui, eux, choisiraient de prendre ces 52 jours de congés supplémentaires, respectivement, les samedis et les vendredis.

Ceci dit, l’intérêt économique de travailler le dimanche est excessivement faible car le pouvoir d’achat n’est pas extensible brutalement au-delà de sa progression « normale » de conjoncture. Donc, le travail du dimanche ne provoquera que des transferts de pouvoir d’achat vers les magasins ouverts.

Les droits de l'homme et du terroriste...

27 Septembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique

Dans un centre commercial de Nairobi, Kénya, un carnage vient d'être perpétré par une quinzaine de "terroristes-kamikazes" : une soixantaine de morts et quelque cent cinquante blessés.

Il convient de saluer l'apparente délicatesse des forces de l'ordre kényanes dont les assauts ne semblent pas avoir provqué la mort de plus d'innocents "prisonniers-otages" et ont permis l'arrestation d'une dizaine de "terroristes-kamikazes" (pas si kamikazes que cela...).

Ces encombrants prisonniers conduisent à s'interroger s'il faut obligatoirement les faire bénéficier des droits de l'homme et du terroriste.

En effet, il ne s'agit pas d'individus accusés de meurtre tout en demeurant présumés innocents.

Il s'agit d'individus arrêtés en flagrant délit d'assassinats prémédités et exécutés de sang-froid.

Leur culpabilité ne fait absolument aucun doute ! ! !

Lors, on peut se demander l'intérêt qu'il y avait à les arrêter vivants...

Sans doute les autorités espèrent-elles en tirer des informations sur leurs complices.

Faudra-t-il les tourmenter afin de les faire parler ? Cela est-il conforme aux droits de l'homme et du terroriste ?

Et, après leur essorage en matière d'informations, quel intérêt y aura-t-il à les garder en vie ? ? ? ... 

Ce disant, j'omets que la bienpensance et la pensée unique interdisent à toute Société de faire prévaloir son droit à la légitime défense.

Qui a dit "Décadence" ? ? ?...

Sarkozy : "La responsabilité, je l'ai pleine et entière".

8 Juillet 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

Au 31 décembre 2012, en tant que bilan quasi définitif de mon mandat de Président de la République, je pouvais m’enorgueillir d’avoir accru l’endettement des Français(es) de plus de 505 milliards d’Euros supplémentaires, portant la dette totale française à plus de 1.717 milliards d’Euros.

Par ailleurs, j’ai géré les comptes de ma campagne présidentielle 2012 de telle manière qu’aujourd’hui mon parti se trouve contraint de lancer une souscription pour collecter 11 millions d’Euros qui ne lui seront pas remboursés par les finances publiques.

En conséquence,« La responsabilité, je l’ai pleine et entière ».

C’est bien le moins que je puisse déclarer aux Français(es)...

Mais, mes compagnons de l’UMP et moi-même sommes parfaitement compétents, notamment en économie.

Nous conservons toute notre morgue et n’aurons aucune honte à nous présenter à l’élection présidentielle de 2017 ainsi qu’aux élections législatives qui suivront.

Français(es), faites-nous confiance ! ! !...

Union Européenne : Dysfonctionnement en matière d'Aide au Développement des pays dits "en développement".

29 Juin 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

 

Pour en savoir plus, veuillez ouvrir ou/et télécharger le fichier "pdf" ci-dessous :

Dysfonctionnement Institutions Europeennes

Sous-développement : Le mécénat d’aval demeurera toujours insuffisant !

27 Mai 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Aide Publique au Développement (APD) Économique

 

De nombreux mécènes et ONG humanitaires s’attachent à lutter contre le sous-développement par des actions en faveur de la réhabilitation nutritionnelle des êtres humains, la vaccination, l’accès à l’eau potable, la mise à disposition de latrines, et cætera...

C’est nécessaire, louable et honorable ! Est-ce vraiment efficace ?...

Le pauvre hère totalement décharné qui se retrouve dans un centre de réhabilitation nutritionnelle n’est pas « personne » surgi de nulle part. Généralement, il s’agit d’un agriculteur ou d’un éleveur qui, d’une part, s’est vu privé de ses outils de production par une catastrophe naturelle (sécheresse, inondation, épizootie, et cætera) puis, d’autre part, s’est vu incapable de se nourrir, ainsi que sa famille, car étant devenu insolvable par la perte de son capital de travail.

Aussi, son sauvetage physiologique constitue un impératif de solidarité humaine. C’est ce à quoi s’attache le « mécénat d’aval ».

Mais, après sa réhabilitation physiologique, l’être humain concerné est extrêmement loin d’être tiré d’affaire s’il n’est pas également aidé pour reconstruire son capital et son outil de travail. Cela relève du « mécénat d’amont » qui, s’il existait vraiment et fonctionnait adéquatement, réduirait drastiquement les besoins en « mécénat d’aval ».

En effet, si le « mécénat d’amont » (cause) se situait au niveau où il devrait se situer, cela réduirait considérablement les besoins en matière de « mécénat d’aval » (effet) puisque les agriculteurs et les éleveurs solvables seraient partiellement prémunis contre les conséquences des catastrophes naturelles.

Enfin, leur productivité quasi garantie améliorerait leur niveau de vie et les rendrait bien plus solvables ce qui leur permettrait d’acheter médicaments et vaccins, de financer l’accès à l’eau potable ainsi que la disponibilité en latrines, et cætera.

Il est donc extrêmement urgent de privilégier la sécurité alimentaire plutôt que la sécurité nutritionnelle et de développer le « mécénat d’amont » afin de consolider la productivité et le niveau de vie des opérateurs économiques ruraux.

Sécurité Alimentaire & Sécurité Nutritionnelle dans les PVD.

Théorie de la Sécurité Alimentaire Restreinte & Générale.

Les produits vivriers doivent devenir des produits de rente !

Commercialisation des produits vivriers : LE Grand Secret (de Polichinelle ?) !

Kerviel - Société Générale : vraiment seul & vraiment coupable !

27 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

 

Le détail qui tue

Par jugement en appel du 24 octobre 2012, la condamnation de Kerviel a été confirmée dans les mêmes termes qu’en première instance.

Kerviel reconnaît avoir procédé à des opérations financières hors de proportion avec celles de son mandat initial. Pour ce faire, il a contourné les services de contrôle informatique de la Société Générale (SG) et procédé à des faux en écriture.

Pour sa défense, Kerviel soutient que la SG était implicitement informée de ses opérations et qu’elle l’a passivement et coupablement laissé faire.

Cependant, Kerviel et son avocat se gardent bien de dire que ses opérations frauduleuses ont été découvertes à partir d’une opération pour laquelle Kerviel a commis l’erreur de ne pas contourner les services de contrôle informatique de la SG. C’est cette opération, le « détail qui tue », qui a mis la SG en alerte et lui a fait découvrir le pot aux roses.

Il est étonnant que les médias et leurs intervenants n’aient jamais mis l’accent sur cette opération, parfaitement exposée dans le jugement en première instance du 5 octobre 2010, qui démontre que Kerviel était bien le seul à agir frauduleusement et qu’il doit assumer l’entière responsabilité de ses opérations illicites.

Extraits du jugement en première instance (5 octobre 2010)

Première partie : exposé des faits et de la procédure
I - La saisine du tribunal
A) Le cadre opérationnel de Jérôme KERVIEL
B) Le mode opératoire dénoncé

  1. Le processus ayant conduit à la découverte de positions litigieuses

  2. La révélation d’opérations fictives destinées à masquer les positions directionnelles hors limites, et le résultats réalisés

  3. L’analyse des réponses fournies par Jérôme KERVIEL aux écarts constatés lors des arrêtés mensuels et trimestriels

[...]
*
les anomalies d’août à décembre 2007
[...] Page 16

D’août à décembre, Jérôme KERVIEL avait masqué ses résultats par des opérations d’achats-ventes de titres Porsche à date de départ décalée, indétectables au back office avant leur date de valeur.

Fin novembre, un écart de méthode était cependant apparu, consécutif à l’existence d’opérations massives de ce type. L’écart se situait entre le résultat comptable contenant une évaluation au prix de la clôture et le résultat économique dans lequel l’on ajoutait un coût de financement entre la date de négociation et la date de valeur. Jérôme KERVIEL justifiait ces opérations comme matérialisant des montants dûs au broker pour des transactions en “give up”.

En décembre, Jérôme KERVIEL avait saisi des forwards face à Click-Options et avait dû changer de contrepartie en utilisant le courtier BAADER afin d’éviter les réconciliations intra-groupe. Mais l’absence d’accord de collatéral (Collateral Security Agreement) avec ce courtier engendrait une prise en compte en terme de risque maximum, ce qui avait conduit à faire remonter l’opération dans le système de calcul des engagements déterminant le ratio de solvabilité bancaire à hauteur de 2,4 milliards d’ERC (engagement risque de contrepartie).

La découverte des faits conduisait la Société Générale à réagir dans l’urgence et de lancer des investigations complémentaires.

C) Les initiatives prises par la Société Générale
1) Le débouclage des positions

Informé de la situation dans la journée du 20 janvier [NdR : 2008], Daniel BOUTON, président du conseil d’administration de la Société Générale, en avait tenu informé le Comité des comptes ce même jour en fin de journée (ce comité avait déjà été convoqué pour examiner l’estimation des résultats 2007) en lui faisant part de sa décision de clôturer les positions dans les meilleurs délais et de reporter toute communication sur cette situation et les résultats de la banque jusqu’à l’aboutissement du débouclage.

L’information avait été par ailleurs délivrée au gouverneur de la Banque de France et auprès du secrétaire général de l’Autorité des Marchés Financiers. Le conseil d’administration était informé de la situation le soir-même.

Pour l’essentiel, les positions étaient débouclées sur les trois séances des lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 janvier 2008, dans un contexte boursier qualifié par la commission bancaire de “très défavorable” (incertitudes sur l’évolution de l’économie américaine notamment les pertes très élevées liées aux crédits à risques américains annoncés par les grands groupes bancaires).


2) L’intervention de l’inspection générale

[...]

Deuxième partie : motifs du tribunal
I - Sur l’action pénale
A) Sur le délit d’abus de confiance
[...] Page 54

[Attendu]...que force est de constater qu’à aucun moment, au cours de l’année 2007 et des 18 premiers jours de [NdR : janvier] 2008, Jérôme KERVIEL ne s’est entretenu avec l’un ou l’autre de ses responsables hiérarchiques pour lui faire part de l’ampleur inimaginable prise par ses positions et de l’importance du résultat qui en est résulté ;

[Attendu]...que c’est précisément la mise en œuvre de l’un des contrôles internes de la banque, dans un schéma d’opération jusque là jamais utilisé par Jérôme KERVIEL (achat-vente de forward face à une contrepartie externe dépourvue d’accord de collatéral) et pour des montants encore inégalés, qui a permis dans un premier temps de mettre un terme à la fraude etdans un second temps, à force d’investigations démultipliées, d’en circonscrire le périmètre ;

B) Sur le délit d’introduction frauduleuse de données
[...]

 

a Kerviel-Delibere Premiere Instance 5 octobre 2010 a Kerviel-Delibere Premiere Instance 5 octobre 2010

 


Incompatibilité entre sécurisation de l'employé et fluidification du marché du travail ?

2 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

France 5, Émission « C dans l'air », lundi 10 septembre 2012.

Sujet :
« Les tiers payants de M. Hollande »
Monologue « avec » Christophe Barbier de l'Express 

= = = = = = = = = = = = = = =

 

Sujet : France 5, C dans l'air, lundi 10 septembre 2012.
Date : mardi 11 septembre 2012
De : "Jean-Pierre Llabrés" <Jean-Pierre.Llabres@laposte.net>
À : Christophe Barbier

Cher Monsieur Barbier,

À la 42ème minute de l'émission, vous avez très précisément dit ceci :

QUOTE "CB"
Qui, aujourd'hui peut croire qu'on va trouver une formule qui sécurise l'employé et qui fluidifie le marché du travail ? Ce sont deux termes antagonistes.
UNQUOTE

Cette opinion, concernant l'incompatibilité entre sécurisation de l'employé et fluidification du marché du travail, est très répandue (conformiste, voire lieu commun) ainsi que l'attestent les quelques lignes ci-dessous :

QUOTE
La réussite du Capitalisme à améliorer globalement le niveau de vie des êtres humains ne saurait masquer son échec structurel majeur, à savoir : son incapacité à éradiquer une injustice économique et sociale indubitable. Pour preuve : de par le monde, des centaines de millions de nos contemporains sont contraints de survivre avec moins d’un Euro par jour !

Malgré cela, un intellectuel contemporain estime que, dans le Capitalisme, la contradiction entre le capital et le travail, avec son corollaire, la lutte des classes, a été résolue.

Au contraire, un autre penseur, contemporain également, diagnostique qu’il est mystificateur de croire qu’au sein du Capitalisme, il y a compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.
UNQUOTE

En dépit de ma "supplique" d'hier matin, j'ignore si vous avez lu le texte que je vous proposais à la lecture en vue de sa publication.

Exclusivité : Mémoires du Président Hollande ; 2012 - 2022
http://www.sincerites.org/article-memoires-presidentiels-2012-2022-51577680.html

Dans ce texte, je démontre que l'incompatibilité postulée entre sécurisation de l'employé et fluidification du marché du travail, d'une part, et entre compétitivité et cohésion sociale, entre compétitivité et solidarité, d'autre part, n'est absolument pas irréversible ! ! !

Cf. Lignes ci-dessous extraites du texte ci-dessus.

QUOTE "J-P LL"
En d’autres termes, sera résolue l’ultime contradiction au sein du capitalisme, à savoir, entre le capital et le travail, avec son corollaire, la lutte des classes, c’est-à-dire l’incompatibilité entre la compétitivité et la cohésion sociale, entre la compétitivité et la solidarité.
UNQUOTE

Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.

Bien cordialement,
Jean-Pierre LLABRÉS

--------------------------------------------18 septembre )-----------Message transmis--------------------------------------

Sujet : France 5, C dans l'air, lundi 10 septembre 2012.

Date : mardi 18 septembre 2012
De : "Jean-Pierre Llabrés" <Jean-Pierre.Llabres@laposte.net>
À : Christophe Barbier

Depuis le mardi 11 courant, vous n'avez pas répondu au courriel ci-dessous.
Dois-je m'en remettre, comme précédemment, au dicton : "Qui ne dit mot consent ?".

=============================================================

Cher Monsieur Barbier,

Texte du courriel du 18 septembre rigoureusement le même que celui du 11 ci-dessus.

Bien cordialement,
Jean-Pierre LLABRÉS

---------------------------------------------25 septembre )-----------Message transmis-------------------------------------

Sujet : France 5, C dans l'air, lundi 10 septembre 2012.
Date : mardi 25 septembre 2012
De : "Jean-Pierre Llabrés" <Jean-Pierre.Llabres@laposte.net>
À : Christophe Barbier

Courriels des 11 & 18 courant restés sans réponse.

====================================

Cher Monsieur Barbier,

En butte à votre "silence obstiné", :o), je me résigne à me référer au dicton "Qui ne dit mot consent".
À votre grand regret, peut-être, votre "consentement muet" m'impose d'approfondir quelque peu la réflexion en cours.
Pardonnez, SVP, cette sorte de harcèlement textuel. :o) 

Quand vous avez dit, le 10 septembre, "Qui, aujourd'hui peut croire qu'on va trouver une formule qui sécurise l'employé et qui fluidifie le marché du travail ? Ce sont deux termes antagonistes.", j'imagine que, dans votre esprit, vous aviez bien conscience qu'il s'agissait d'un point important, majeur, fondamental, en matière de socio-économie capitaliste.

En effet, depuis Marx, ce problème est le premier point d'achoppement entre patronat et salariat.

En conséquence, lorsque je vous démontre, en toute (im)modestie, sans être un Prix Nobel d'Économie, que ce problème peut être résolu, ma proposition de solution doit, malgré tout, à vos yeux, surpasser en importance le problème initial à résoudre.

Dans ce cas, sauf à ce que vous démontriez le caractère erroné de ma solution, votre déontologie journalistique ne vous contraint-elle pas à rendre compte, publiquement, de ma solution qui rend caduque votre interrogation initiale et résout un problème socio-économique capitaliste fondamental posé depuis plus de 160 ans ?

Remerciements anticipés pour votre réponse.

Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.

Bien cordialement,
Jean-Pierre LLABRÉS

= = = = = = = = = = = = = = =  

Courriel du 25 septembre resté sans réponse à ce jour,  mardi 2 octobre 2012...

Post-scriptum :
Éventuellement, lire également :

Refondation du Capitalisme & Instauration d'un Dividende Universel par l'Épargne.

 

De l'inégalité et de l'injustice du "développement" du monde !

14 Septembre 2012 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Brèves

Chaque fois que j'ouvre un robinet d'eau courante, je ne peux m'empêcher de penser à ces pauvres femmes, et enfants, du tiers-monde qui font des kilomètres à pieds pour quérir quelques dizaines de litres d'eau...

Sous-developpement Femme portant eau Douche


Sarkozy et ses complices ont-ils encore une légitimité politique ?

5 Septembre 2012 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

Sujet : France 5, Émission « C dans l'air »,

« Sarkozy se fait désirer », lundi 20 août 2012
De : Jean-Pierre Llabrés
À : « Christophe BARBIER, L’Express »
Date : mardi 21/08/2012 16:56

Cher Monsieur Barbier,

Je m'étonne...

Tous intervenants réunis, vous avez envisagé l'éligibilité future de Sarkozy comme si, battu en mai 2012, il avait aussitôt retrouvé une nouvelle virginité politique (comme s'il n'avait jamais été président).

Sans entrer dans le détail de ses actions (discutables) durant son quinquennat, le fait (indiscutable) d'avoir surendetté le pays de 500 milliards supplémentaires ne constitue-t-il pas une faute majeure totalement et définitivement disqualifiante quant à une légitimité à exercer des responsabilités politiques ultérieures ?

La seule conférence internationale qu'il pourrait donner ne devrait-elle pas s'intituler :
« Comment j'ai augmenté la dette de la France de 500 milliards d'Euros en 5 ans » ?

Remerciements anticipés pour votre réponse.

Bien cordialement,
Jean-Pierre LLABRÉS

---------- Réponse de Christophe Barbier ----------
Date : mardi 21 août 2012

Oui, vous avez raison, le passif est là, mais en cas d'échec de la gauche, le bilan du sortant sera relativisé. Et les Français ont la mémoire courte...

Bien à vous.
CB

---------- Message de Jean-Pierre Llabrés ----------
Date : lundi 27 août 2012

Merci pour votre réponse que je trouve quelque peu désinvolte (les Français ont la mémoire courte...).

En effet, n'est-ce pas aux medias (presse, radio & tv), jour après jour, afin de bien enfoncer le clou, de marteler que le quinquennat de Sarkozy a coûté à la France 500 milliards d'endettement supplémentaire ?

À ce compte, le coupable de ce surendettement doit en sortir « politiquement mort ».

Bien cordialement,
Jean-Pierre LLABRÉS

---------- Message de Jean-Pierre Llabrés ----------
Date : mardi 4 septembre 2012

Cher Monsieur Barbier,

Je m'étonne que vous ayez accepté de répondre à mon premier courriel pour, ensuite, refuser de répondre au second qui, me semble-t-il, n'a rien de particulièrement subversif...

Remerciements anticipés pour votre réponse.

Bien cordialement,
Jean-Pierre LLABRÉS

---------- Réponse de Christophe Barbier ----------
Date : mardi 4 septembre 2012 14:01:50

Qui ne dit mot consent... La liste des coupables est longue, pour l'endettement du pays...

CB

========================================================================

Conclusion de Jean-Pierre Llabrés :

Puisque Christophe Barbier "consent", alors je ne comprends absolument pas pourquoi les médias ne tirent pas, en permanence, à boulets rouges sur le surendettement de 500 milliards d'Euros causé par Sarkozy, Fillon, ses ministres et leur majorité parlementaire.

Au lieu de cela, les médias font l'impasse là-dessus et continuent de recevoir tous ces politicards comme s'ils n'avaient absolument rien fait de mal durant le quinquennat de Sarkozy.

Désespérant...
Et les Français ne « mouftent » toujours pas ! Incompréhensible...

Le gros mot absolu : « Épargne ! »

23 Juillet 2012 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

Durant l'année de campagne électorale présidentielle écoulée, 2011-2012, ainsi que depuis l'élection de François Hollande, avez-vous entendu un seul politicard, président de la République inclus, prononcer le mot « Épargne » et, sur cette base, proposer quelque projet innovant que ce soit pour redresser la situation financière et socio-économique de la France ?

En ces temps de crise, on ne cesse de parler de déficits budgétaires, de dette publique, d’inflation, de réduction des charges, d’augmentation des impôts, et cætera...

Il n’y a aucun politicard pour prononcer ce qui semble être devenu LE gros mot absolu : ÉPARGNE ! ! !

Pourtant, que ne pourrait-on faire avec de l’ÉPARGNE ? ? ?... 


Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d'instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

Ce projet de "Refondation du Capitalisme et de création d'un Dividende Universel" se compose d'un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l'objectif principal.

Objectif Principal :
Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

Objectifs Spécifiques :

I)
Transformer le "capitalisme ordinaire" en un véritable Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
II)
Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d'un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage. 

 

* * * * * * * * * * * *

 Pour en savoir plus, veuillez ouvrir ou/et télécharger le fichier "pdf" ci-dessous :

Refondation du Capitalisme et Dividende Universel Sincerite Refondation du Capitalisme et Dividende Universel Sincerite  

  

France, Dette Publique : Comment alléger les échéances annuelles de remboursement de capital et de paiement des intérêts de 2012 à 2060 ?

9 Juin 2012 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

L'Agence France Trésor indique qu'au 1er janvier 2012, le solde de capital à rembourser au titre de la dette négociable de l'État français, de 2012 à 2060, s'élève à 1.313 milliards d'Euros.

De son côté, l'INSEE mentionne le chiffre de 1.717 milliards d'Euros. Soit une différence inexpliquée de 404 milliards d'Euros.

Il appartient à ces deux institutions de croiser leurs statistiques afin de déterminer quel est le chiffre exact qui doit être utilisé. Jusqu'à plus ample informé, le texte ci-dessous retiendra le chiffre indiqué par l'Agence France Trésor.

Le tableau ci-dessous, où les données sont exprimées en milliards d'Euros, montre les sommes à rembourser, annuellement, de 2012 à 2060 en l'état actuel de la dette ; c'est-à-dire, sans ajout de nouveaux emprunts à partir de 2012. Le même tableau fait apparaître également ce que représente, année après année, le cumul des échéances annuelles en pourcentage du total des dettes à rembourser de 2012 à 2060.

Enfin, le graphique situé en dessous du tableau visualise, respectivement, les échéances annuelles en matière de capital à rembourser de 2012 à 2060, sur la base de la situation au 1er janvier 2012, ainsi que l'évolution du capital à rembourser en pourcentage cumulé du total des dettes à rembourser de 2012 à 2060.

 

Échéance Dette annuelle Cumul Pourcentage cumulé
2012 275,507 275,507 21%
2013 124,377 399,884 30%
2014 97,060 496,943 38%
2015 115,913 612,857 47%
2016 104,039 716,896 55%
2017 73,649 790,545 60%
2018 47,077 837,622 64%
2019 69,908 907,530 69%
2020 82,566 990,096 75%
2021 55,335 1 045,431 80%
2022 14,213 1 059,644 81%
2023 50,619 1 110,263 85%
2024 0,000 1 110,263 85%
2025 15,874 1 126,137 86%
2026 24,383 1 150,520 88%
2027 3,860 1 154,379 88%
2028 0,018 1 154,397 88%
2029 33,356 1 187,753 90%
2030 0,000 1 187,753 90%
2031 0,000 1 187,753 90%
2032 33,937 1 221,690 93%
2033 0,000 1 221,690 93%
2034 0,000 1 221,690 93%
2035 17,848 1 239,538 94%
2036 0,000 1 239,538 94%
2037 0,000 1 239,538 94%
2038 23,889 1 263,427 96%
2039 0,000 1 263,427 96%
2040 8,707 1 272,135 97%
2041 17,752 1 289,887 98%
2042 0,000 1 289,887 98%
2043 0,000 1 289,887 98%
2044 0,000 1 289,887 98%
2045 0,000 1 289,887 98%
2046 0,000 1 289,887 98%
2047 0,000 1 289,887 98%
2048 0,000 1 289,887 98%
2049 0,000 1 289,887 98%
2050 0,000 1 289,887 98%
2051 0,000 1 289,887 98%
2052 0,000 1 289,887 98%
2053 0,000 1 289,887 98%
2054 0,000 1 289,887 98%
2055 14,926 1 304,813 99%
2056 0,000 1 304,813 99%
2057 0,000 1 304,813 99%
2058 0,000 1 304,813 99%
2059 0,000 1 304,813 99%
2060 8,167 1 312,980 100%
TOTAUX 1 312,980
100%

 

z France Echeancier Dette Publique 2012 2060

L'Agence France Trésor indique que la durée de vie moyenne de l'ensemble de la Dette négociable de l'État français est de 7 ans et 57 jours.

Cette durée moyenne de vie donne l'illusion que la dette publique française est majoritairement constituée d'emprunts à moyen et long terme avec un "horizon moyen" à "février 2019" (2012 + 7 ans & 57 jours).

Or, le pourcentage cumulé des échéances, année après année, révèle autre chose :
2016     55 % du total de la dette de 1.313 milliards d'Euros
2019       69 %
2020     75 %
2022     80 %
2023     85 %
2029     90 %
2038     95 %

Avec un cumul de 69 % des échéances de remboursement arrivant en 2019, la France est donc plutôt endettée à court et moyen terme.

C'est cette configuration qui conduit à réemprunter sans cesse pour faire face, à court terme, aux remboursements de capital et au paiement des intérêts étant donné que les sommes à décaisser dépassent les capacités de remboursement des finances publiques.

Grosso modo, les capacités de remboursement de l'État, capital et intérêts, se situent aux environs de 80 milliards d'Euros par an si l'on considère que l'État y consacre un maximum de 25 % de ses ressources annuelles (ensemble de la fiscalité directe & indirecte).

L'échéancier de remboursement des toutes prochaines années, pour le seul capital, dépasse largement les 80 milliards d'Euros :
2012     257,507 milliards d'Euros
2013     124,377
2014       97,060
2015     115,913
2016     104,039
2017       73,649

À partir de 2018, la situation s'améliore progressivement ainsi qu'on peut le constater dans le premier tableau de ce texte.

Afin de rendre la dette plus supportable pour les finances publiques des Français(es), il conviendrait d'emprunter sur le plus long terme possible (10 ans et au-delà) de manière à rembourser par anticipation les emprunts à court terme ce qui réduirait globalement les remboursements de capital à court terme ainsi que les intérêts à payer, à court terme également.

Cela se traduirait par l'allongement de la durée de vie moyenne de l'ensemble de la Dette négociable de l'État français.

Cette stratégie ne semble pas hors d'atteinte puisque, par exemple, le taux d’emprunt à dix ans de la France est, actuellement, à son plus bas niveau historique : 2,414 % contre 2,531 % le jeudi soir, 31 mai 2012.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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