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SincéritéS

Criminalité sexuelle : Responsabilité et Risque de récidive.

1 Mai 2018 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Justice

1.Introduction :

La criminalité sexuelle, pédocriminalité incluse, présente un double problème, irrésolu à ce jour : Responsabilité et Risque de récidive.

2.Responsabilité :

La criminalité sexuelle pose le problème de la responsabilité du délinquant ou du criminel en raison de sa composante pathologique (pulsion plus ou moins irrépressible) laquelle peut altérer, à des degrés divers, le discernement de l’auteur des faits délictueux ou criminels.

Dans les cas extrêmes d’altération intégrale du discernement, le délinquant ou le criminel ne saurait être jugé : il relève, alors, de l’internement psychiatrique à vie ou jusqu’à guérison si une telle issue est possible.

Dans tous les autres cas, la justice pénale doit se prononcer en fonction de la gravité des délits ou crimes commis en tenant compte du degré d’altération du discernement du justiciable du fait de sa pathologie.

Compte tenu des délits ou crimes commis et de la composante pathologique les ayant provoqués, ce type de justiciables devrait être « incarcéré-interné » dans des établissements « pénitentiaires-psychiatriques » (dont nous ne disposons pas en France), spécifiquement dédiés à ce type de condamnés, aux fins d’y accomplir leur réclusion pénale et d’y être soignés afin qu’au terme de leur réclusion ils soient pathologiquement aptes à se réinsérer.

3.Risque de récidive :

Or, au terme de la peine de réclusion, rien ne garantit que cette période de soins aura guéri ce type de justiciables. D’où un risque de récidive qui, même s’il n’est pas particulièrement élevé, demeure totalement inacceptable quand on songe aux dégâts causés par une récidive sur un tiers innocent (enfant, femme, voire homme) qui peut en mourir.

En conséquence, au terme de la réclusion pénale, tant que certains de ces justiciables ne sauraient être déclarés définitivement guéris, ils devraient être transférés dans des établissements psychiatriques (non pénitentiaires) spécifiquement dédiés à ce type de patients (dont nous ne disposons pas en France) afin d’y être soignés jusqu’à guérison définitive.

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