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SincéritéS

George II contre Oussama ! Fleming, James Bond 007 & Doctor No...

20 Avril 2003 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Humour

George Bush est à Juan-Carlos de Bourbon ce que James Bond est à George Smiley ou ce que Ian Fleming est à John Le Carré.

 

Durant les années 1950, Ian Fleming imagina que, dans le cadre de la Guerre Froide entre l’Est et l’Ouest, apparurent des gens très riches ayant la volonté de tirer le meilleur profit, généralement financier, de la lutte entre les deux ennemis mortels : URSS et USA.

 

Sur le plan littéraire, la qualité de ces romans était très faible. De même pour ce qui concernait le niveau de réalisme et de plausibilité des personnages et des situations. « L’œuvre » de Fleming ne prétendait pas non plus à une vision prospective.

 

Grâce au cinéma, ou à cause de lui, le grand public s’est familiarisé avec l’idée de l’existence possible de puissantes organisations terroristes telles que Spectre et d’autres, dirigées par des mégalomanes tels que Goldfinger et combattus par le très fameux héros britannique, toujours gagnant, James Bond, dont le prestigieux code « 00 » lui accordait le droit de tuer.

 

Son numéro « 7 », symbole de chance dans certaines cultures, indiquait qu’il était le septième agent secret de cette catégorie. Jamais, Fleming n’a rien dit de ce qui avait bien pu arriver aux agents « 1 » à « 6 ». On peut seulement penser qu’ils eurent moins de chance que « 007 »...

 

Un de mes amis, lettré parmi les lettrés, car fin connaisseur de l’œuvre de Fleming, m’a fait remarquer, et je l’en remercie vivement ici, que le « 007 » correspond également à l’indicatif téléphonique de l’ex‑URSS (« 00 », pour obtenir l’international ; « 7 » pour obtenir l’ex‑URSS). Ainsi, le code de Bond désignait également sa cible.

 

Bien évidemment, les Français, dont je suis, ne pouvaient découvrir cette subtilité car, jusqu’à une époque récente (1996, si je ne m’abuse), ils devaient composer le « 19 », et non le « 00 », pour obtenir le réseau téléphonique international automatique. S’ils avaient le téléphone (et automatique) ! À quoi tient la pertinence d’une exégèse de l’importantissime œuvre de Fleming ?

 

Le 11 septembre 2001, de manière surprenante, les hypothétiques bandits imaginés par Fleming apparurent en chair et en os. Comme si le terrible Docteur No, ou Goldfinger, s’était soudainement incarné en la personne de Oussama Ben Laden pour crier un furieux, sanglant et inacceptable « Non ! » aux USA.

 

D’autant plus inacceptable qu’au lieu de dépenser des millions de dollars pour perpétrer ses attentats aux USA, comme l’auraient fait le Docteur No, ou Goldfinger, le très réel Oussama, quoique très riche, aurait dépensé moins d’un million de dollars.

 

Mais, cette fois, l’agent public, chargé de combattre le Mal, ne fut pas un britannique mais un étasunien, le fameux George II ; c’est‑à‑dire, le deuxième des « Bushmen ». Par son « droit » de tuer, il mérite largement l’illustre code « 00 ». Et, pour être le premier agent étasunien de type Bond, il devrait avoir le numéro « 1 ».

 

Cependant, en raison de son inégalable intelligence, amplement démontrée par une accumulation de déclarations, de perles, toutes de la plus belle eau, il n’y a aucun doute qu’il faille lui accorder le numéro « 0 » pour que, enfin, nous puissions assister au combat de Titans : Bushman 000 contre Oussama ! ! !

 

Post-Scriptum

Cet article a été écrit en 2003. Après que Bush ait décidé d’engager sa guerre en Irak.

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, l’action des USA était parfaitement légitime en Afghanistan.

En revanche, l’Iraq était sans lien avec ces attentats.

Faire tomber le régime de Saddam Hussein était un devoir de la communauté internationale. Bush II aurait dû rester en son sein même si la chute de ce dictateur avait demandé plus de temps.

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