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SincéritéS

Les « Grands Sachants » médiatisés disposent-ils des vraies solutions pour résoudre « LA Crise » ?

8 Novembre 2013 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Économie

 

À longueur d'articles ou/et de livres, les « Grands Sachants » médiatisés, sans être d'accord entre eux, nous abreuvent de leurs excellentes solutions pour résoudre LA Crise ou, plutôt, les crises économiques que traverse la planète.

Selon eux, il faudrait tout à la fois :
Refonder le Capitalisme1 sans toutefois présenter un objectif clair à atteindre et un processus crédible pour y parvenir,

Abandonner le Capitalisme sans indiquer quel pourrait être un régime économique de remplacement plus efficace et plus équitable,

Autoriser les États à emprunter à leur Banque Centrale au lieu de le faire sur les marchés financiers ce qui engendre une dette « insupportable » (parce qu'elle doit être remboursée),

Abandonner le Franc CFA en Afrique qui limite la souveraineté des États qui l'utilisent,

Accentuer la Mondialisation,

Renoncer à la Mondialisation,

Augmenter l'Aide Publique au Développement (Économique ?) aux pays dits « en développement » pur accroître la Sécurité Alimentaire et éradiquer la Famine,

Et cætera, et cætera …

Parmi ces « Grands Sachants Économiques », on peut citer les Prix Nobel d'Économie2, soit un minimum de 44 bénéficiaires depuis 1969 (bien plus, en réalité, car le prix est souvent décerné à deux récipiendaires, voire plus).

Or, pouvons-nous dire que, dans tous les domaines précités, la population de la planète se ressent favorablement et sensiblement des travaux de tous ces éminents économistes ? Ce n'est pas mon impression...

Personnellement, je ne saurais me classer au nombre de ces grands sachants économiques. Cependant, sans être un spécialiste des monnaies nationales ou de la finance internationale, je me targue d'une bien réelle expertise en matière d'Économie de la Sécurité Alimentaire.

En matière d'éradication de la Famine et d'amélioration de la Sécurité Alimentaire, je peux assurer qu'aucun de ces distingués sachants n'a jamais rien apporté de positif depuis plus de cinquante ans qu'a commencé le combat pour l'éradication de la Famine et l'amélioration de la Sécurité Alimentaire.

Indépendamment de cela, sans disposer de grandes théories économiques, je peux affirmer qu'il serait possible de remporter la victoire, dans cette lutte pour l'éradication de la Famine et l'amélioration de la Sécurité Alimentaire, par la simple connaissance des mécanismes fondamentaux de fonctionnement des marchés de produits alimentaires, produits vivriers notamment, et en mettant en œuvre des projets de développement respectant la logique et la relation de cause à effet.

Pour illustrer l'illogisme qui règne en ce domaine depuis plus de cinquante ans, voici un exemple élémentaire des aberrations que l'on peut voir dans de nombreux pays dits « en développement ».

Début d'exemple
Le Togo n’est pas un pays de famine. Mais, si l’on souhaite qu’il le devienne, il suffit de continuer à agir comme on l’a fait récemment.
Quand le ridicule et l’incompétence le disputent au tragique et au pathétique au Togo :
Acheter pour augmenter le stock de sécurité au moment où les prix sont élevés sur le marché (période de « soudure ») consiste à « accroître la pénurie » et à faire augmenter les prix au consommateur !
Bel exemple de régulation de marché et de gestion de la Sécurité Alimentaire ! ! !
QUOTE

L’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire au Togo (en sigle ANSAT) a lors d’une rencontre à Lomé, lancé officiellement le samedi 4 juin 2011, une campagne spéciale d’achat de 3.440 tonnes de céréales (notamment le mais, le sorgho et le riz blanc localement produit), en vue de renforcer le stock de sécurité de ces produits au Togo.
Cette action est à saluer dans la mesure où elle constitue une réplique des autorités togolaises à la flambée des prix des céréales ressentie sur le marché togolais depuis déjà près de deux semaines.
À Lomé, le prix des céréales à la veille de cette campagne qui vient d’être déclenchée fluctuait entre 500f CFA et 575f CFA voire 600fcfa avec une tendance à la hausse selon des sources dignes de foi.
A l’intérieur du pays, ces prix variaient entre 400f CFA et 475f CFA avec également une tendance à la hausse, selon ces mêmes sources.
Pour cette campagne qui a démarré automatiquement dès son lancement pour une durée de 3 semaines, c’est un budget total de 800 millions de FCFA qui ont été accordés par le gouvernement togolais à l’ANSAT.
Il faut tout de même souligner que l’aggravation des prix des produits céréaliers au Togo a surpris plus d’un surtout quand on sait que le pays avait réalisé un excédent céréalier dans l’ordre de 76 000 tonnes au cours de la campagne agricole 2010-2011.
Mais cette augmentation des prix est une conjonction de plusieurs facteurs’’, a expliqué le lieutenant-colonel AGADAZI directeur général de l’ANSAT .Il s’agit des facteurs relatifs à la production des céréales, à la disponibilité des stocks en temps réel, ainsi qu’à l’accessibilité des zones de production.
UNQUOTE
Addendum :

Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant :
Au Togo, au lieu d’acheter des céréales pour augmenter le stock de sécurité, il faudrait vendre d’urgence partie de ce stock de sécurité pour accroître l’offre et réduire la tension sur les prix.
Il est à noter que cette absurde décision a très probablement prise par le Président du Togo, en personne, car, dans ce pays, la « Sécurité Alimentaire » relève exclusivement du Président.
Mais, tout cela a déjà été dit et écrit, dès 1986, au tyran qui sévissait au Togo...
Fin d'exemple

Le lecteur sera peut-être effaré de constater que de telles absurdités puissent encore se produire de nos jours. Mais, il le sera plus encore en apprenant qu'un Gouvernement peut agir aussi absurdement sans que quiconque ne tente d'y mettre le « holà » : FMI, Banque Mondiale, Bailleurs de Fonds de l'Aide Publique au Développement (Économique?) des pays dits « en développement », Et cætera...

Convenons que l'exemple présenté relève de la gouvernance économique de base d'un pays dit « en développement » et non pas de la cime de la gouvernance économique d'un pays développé.

Mais, comme nos dirigeants, assistés des « Grands Sachants Économiques » médiatisés, se flattent de conseiller et d'aider au développement des pays dits « en développement » mais sont incapables de diagnostiquer des dysfonctionnements élémentaires dans la gouvernance de base de ces pays, on ne peut que douter fortement de leur compétence à assumer de manière rationnelle la bonne gouvernance à très haut niveau dans nos pays.

Il ne nous reste qu'à espérer que nous serons capables d'élire les dirigeants disposant des vraies solutions pour résoudre les crises auxquelles nous sommes confrontés. Aujourd'hui, ces potentiels dirigeants n'émergent pas du personnel politique disponible.

Et, rappelons-nous qu'en Démocratie, nous "élysons" toujours les politiciens que nous méritons...

Post-sciptum :
Le lecteur intéressé par les possibilités d'éradication de la Famine et d'amélioration de la Sécurité Alimentaire, en l'absence des grandes théories économiques des « Grands Sachants Économiques » médiatisés dont ils ne disposent pas, pourra faire son profit des textes ci-dessous.
1)
Sous-développement : Le mécénat d’aval demeurera toujours insuffisant !
2)
Sécurité Alimentaire & Sécurité Nutritionnelle dans les PVD.
3)
Les produits vivriers doivent devenir des produits de rente !
4)
Les producteurs du sud victimes du libéralisme. [Le Monde, 29 septembre 1992]
5)
Commercialisation des produits vivriers : LE Grand Secret (de Polichinelle ?) !
6)
Théorie de la Sécurité Alimentaire Restreinte & Générale.
7)
De l’aide au SOUS-développement du Burkina Faso







 

2« Prix de la Banque centrale de Suède en Sciences Économiques en mémoire d'Alfred Nobel » décerné par l'Académie royale des sciences de Suède depuis 1969.



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