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SincéritéS

Nationalisations-Privatisations : la grande spoliation !

4 Octobre 2008 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Économie

Depuis 1981, les Socialistes, et ensuite la Droite, ont procédé à nombre de nationalisations d’entreprises. Les "citoyens-électeurs-contribuables" se sont retrouvés, de facto, propriétaires des entreprises nationalisées. Cependant, la gestion de ces entreprises est demeurée "politico-étatique" au lieu de devenir véritablement "citoyenne". Cela a eu des conséquences désastreuses qui ont provoqué la grande spoliation des "citoyens-électeurs-contribuables". Était-ce évitable ?

Parmi toutes les entreprises alors nationalisées, le cas du Crédit Lyonnais est emblématique du processus de nationalisation-privatisation sous gestion politico-étatique.

Dans le cadre de cette gestion, la banque nationalisée a fini par générer, en 1993, un passif de 130 milliards de Francs près de 20 milliards d’Euros) à la charge des "citoyens-électeurs-contribuables". En 1999, commença le processus de privatisation.

A posteriori, faute de l’avoir envisagé a priori, on ne peut que se demander si la nationalisation n’aurait pu s’accompagner, immédiatement, d’un changement de statut comme, par exemple, l’adoption du statut de coopérative, de mutuelle (sous réserve, éventuellement, d’aménagements dans le statut de ces institutions).

De cette manière, la gestion politico-étatique aurait cédé le pas à une gestion authentiquement "citoyenne" par la désignation des administrateurs via le corps électoral des "citoyens-électeurs-contribuables" sur la base de "un homme = une voix".

Avec un minimum de prudence, les "politiques" auraient pu être déclarés inéligibles au poste d’administrateur. Ainsi, un nouveau corps de gestionnaires responsables aurait pu émerger, issu de la volonté des "citoyens-électeurs-contribuables".

De cette manière, le Crédit Lyonnais nationalisé serait resté une entreprise privée, propriété collective des "citoyens-électeurs-contribuables". Cela n’aurait en rien empêché son expansion ni l’ouverture de son capital à d’autres investisseurs privés (investisseurs institutionnels, par exemple).

Cette approche aurait pu être envisagée pour toutes les autres entreprises nationalisées.

Aujourd’hui, c’est La Poste qui doit faire face à sa privatisation progressive. Ne pourrait-on pas, préalablement, la transformer en coopérative gérée par les "citoyens-électeurs-contribuables" qui, ultérieurement, décideraient de l’ouverture du capital de "leur" entreprise à d’autres investisseurs privés ?

Enfin, concernant le secteur hospitalier, par exemple, il n’est pas interdit de se demander s’il doit indéfiniment demeurer dans le giron politico-étatique ou s’il ne serait pas préférable de le "coopérativiser" au profit des "citoyens-électeurs-contribuables" qui le géreraient au mieux de leurs propres intérêts.

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