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SincéritéS

Quelles limites au surendettement de l'État Français ?

8 Décembre 2011 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

L'endettement total d'un particulier ne doit pas représenter un remboursement annuel supérieur à 25 % de ses revenus. Par exemple, si ses revenus annuels sont de 100.000 Euros, l'ensemble de ses emprunts ne doit pas représenter un remboursement annuel supérieur à 25.000 Euros.

Si l'État avait géré ses finances en "bon père de famille", les politicards et les technocrates qui le dirigent auraient dû s'apercevoir du surendettement de l'État depuis plusieurs dizaines d'années.

En 2010, les recettes de l'État, ses revenus, se sont élevées à 308,183 milliards d'Euros. Il en résulte que sa capacité annuelle de remboursement de ses emprunts ne pouvait dépasser 77,045 milliards d'Euros (capital et intérêts) alors que, de nos jours, le seul remboursement du capital emprunté s'élève à 80 milliards d'Euros, soit 26 % des recettes, et celui des intérêts à 38 milliards d'Euros, soit 12 % (118 milliards d'Euros capital et intérêts réunis, soit 38 % des recettes).

Pour faire très simple, supposons que l'État puisse emprunter 1 milliard, sans intérêt, sur une durée de 10 ans (fin juin 2011, la durée de vie moyenne de la dette française s'établissait à 7,08 années). Cela représente un remboursement annuel de 100 millions d'Euros et signifie que l'endettement maximal de la France ne pouvait dépasser 770,460 milliards d'Euros.

Or, ce montant ne représente qu'environ 40 % du PIB, seuil qui fut atteint pour la première fois au début des années 1990 avec un endettement total de 800 milliards d'Euros !

En réalité, en capital, l'encours maximal de la dette devrait être inférieur à 770,460 milliards d'Euros compte tenu des intérêts dont il a été fait abstraction au paragraphe précédent.

Or, en 2010, la dette de l'État Français s'élevait à 1.591 milliards d'Euros, 82 % du PIB, soit plus de 2 fois ce qu'il pouvait se permettre ! ! ! 

Il n'y a donc pas lieu de s'étonner du surendettement de la France.

En revanche, il y a tout lieu de s'étonner que tous les brillants gestionnaires politiques et économiques qui sévissent dans l'État et dans nombre d'entreprises privées (banques et agences de notations), ainsi que les "investisseurs", n'aient pas diagnostiqué la situation depuis très longtemps et ne s'en soient pas alarmés avant ces toutes dernières années.

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