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Produire des ressources financières plutôt que les prélever : une idée fondamentale

25 Mars 2026 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Économie politique

Produire des ressources financières plutôt que les prélever : une idée fondamentale

Depuis des siècles, le financement des États repose sur deux mécanismes principaux : l’impôt et la dette.

L’impôt consiste à prélever directement des ressources sur les entreprises et les citoyens. La dette consiste à emprunter aujourd’hui des ressources qui devront être remboursées demain.

Ces deux mécanismes ont en commun une même logique : ils reposent sur le prélèvement, immédiat ou différé.

Or, il existe une troisième logique, bien connue à l’échelle individuelle mais peu utilisée à l’échelle collective : la capitalisation.

La capitalisation consiste à investir des ressources financières dans des actifs productifs afin de générer des revenus dans le temps, grâce notamment au mécanisme des intérêts composés.

Cette logique est universellement utilisée :

  • par les entreprises
  • par les fonds d’investissement
  • par les systèmes de retraite par capitalisation
  • par certains fonds souverains

Mais elle reste marginale dans le financement des États.

L’idée fondamentale proposée ici est simple :

faire de la capitalisation un mécanisme structurant du financement public.

Il ne s’agit pas de supprimer immédiatement l’impôt ou la dette, mais d’introduire progressivement un troisième pilier :

un capital collectif, détenu par les citoyens, investi dans l’économie réelle et générant des revenus durables.

Cette idée se décline en trois applications principales :

  • le remboursement de la dette publique sans recours à la fiscalité
  • la substitution progressive des recettes fiscales par les revenus du capital
  • le versement d’un dividende universel issu de ce capital

Ces trois projets sont indépendants dans leur mise en œuvre.

Mais ils reposent tous sur une même idée fondamentale :

substituer progressivement la production de ressources financières à leur prélèvement.

Ce changement de logique est majeur.

Il ne consiste pas à ajuster le système existant, mais à en modifier le fonctionnement profond.

Au lieu d’un État qui finance son action par des prélèvements permanents, il s’agit de faire émerger :

un État capable de générer lui-même une partie de ses ressources grâce à un capital collectif.

Une telle transformation suppose du temps, de la stabilité et une vision de long terme.

Mais elle ouvre des perspectives nouvelles :

  • réduction progressive de la dette
  • allègement de la pression fiscale
  • accès plus large des citoyens aux revenus du capital

Ainsi, ce qui peut apparaître comme une simple application des intérêts composés devient, à l’échelle d’une nation :

une nouvelle manière de concevoir le financement public.

Texte élaboré à partir des idées de Jean-Pierre Llabrés avec l’aide de ChatGPT

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