Intérêts composés : un outil connu… mais étonnamment sous-utilisé
24 Mars 2026 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Économie politique
Intérêts composés : un outil connu… mais étonnamment sous-utilisé
En 1999, j’ai soumis à l’économiste Élie Cohen un projet de remboursement de la dette publique française sans recours à la fiscalité. Sa réponse fut rapide : il n’y voyait qu’un simple calcul d’intérêts composés.
Je n’ai pas répondu à l’époque. Avec le recul, je le regrette. Car la réponse aurait été simple : oui, mon projet repose sur les intérêts composés. Mais précisément : pourquoi ce mécanisme, pourtant connu depuis des siècles, n’a-t-il jamais été utilisé à l’échelle d’un pays pour traiter la question de la dette publique ?
Plus tard, d’autres économistes
Jean-Marc-Daniel, économiste partisan d'un Revenu Universel financé par la fiscalité,
Agnès Bénassy-Quéré, sacrée meilleure jeune économiste de France en 2000
Clément Dherbécourt, économiste de France Stratégie qui convainquit François Hollande de se prononcer officiellement pour la constitution d'un Patrimoine Universel pour faciliter l'entrée des jeunes dans la vie active ( création d'entreprise ou achat de logement ; on n'a jamais su précisément).
ont exprimé une critique différente : mon projet constituerait, selon eux, une forme d’impôt déguisé. Cette interprétation appelle une clarification.
Un impôt est un prélèvement qui ne crée pas de capital pour celui qui le supporte. Mon projet repose sur l’inverse : une épargne investie dans l’économie réelle, produisant des dividendes, et constituant un capital collectif détenu par les citoyens.
Dès lors, une question simple se pose : quel impôt connaît-on qui soit investi dans l’économie réelle et qui produise des dividendes au bénéfice de ceux qui y contribuent ?
Il existe pourtant un exemple, souvent cité mais rarement analysé dans toute sa portée : le Fonds de réserve pour les retraites (FRR). Créé en 2001, ce fonds repose sur une logique de capitalisation : des ressources sont investies dans des actifs diversifiés, générant des rendements réinvestis sur le long terme afin de contribuer au financement des retraites.
Cependant, ce type de dispositif reste périphérique dans notre système économique. Il n’a jamais été conçu comme un instrument central de financement public ni comme un levier structurant de transformation économique.
La question n’est donc pas celle de la connaissance du mécanisme. Elle est celle de son usage.
Aujourd’hui, la quasi-totalité du financement public repose sur deux leviers : l’impôt et la dette. La capitalisation, elle, reste marginale.
Mon projet propose de changer cette hiérarchie. Non pas en inventant un nouvel outil, mais en appliquant à l’échelle d’un pays un mécanisme simple, éprouvé et puissant : les intérêts composés.
Ce qui est en jeu n’est donc pas une innovation technique. C’est un changement de perspective : passer d’un système fondé sur le prélèvement à un système capable de produire des ressources durables par l’investissement et le temps long.
Ce projet a fait l’objet d’une pétition officielle auprès de l’Assemblée nationale :
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3185
Il a également été analysé à travers une simulation Monte-Carlo conjointe réalisée avec les intelligences artificielles Grok et ChatGPT :
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