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SincéritéS

Suis-je négationniste ?

9 Juin 2008 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Histoire

Préambule

Ce texte ne remet en aucune manière en cause la réalité historique, l’ampleur ou l’horreur du génocide des Juifs perpétré par le régime nazi.
Son objet est exclusivement linguistique et sémantique : il interroge les mots utilisés pour désigner ce crime unique dans l’histoire humaine.

En analysant les termes Shoah, Holocauste et Solution finale à la question juive, je cherche à comprendre comment le langage peut rendre compte – ou au contraire atténuer – la perception de cette extermination industrielle et administrative.

Mon intention n’est pas de reprendre le vocabulaire nazi pour l’adopter, mais pour souligner la froideur, la déshumanisation et la rationalité meurtrière qu’il traduit.

Ce texte doit donc être lu comme une réflexion sur la force et la responsabilité des mots, non comme une thèse historique ou idéologique.

TEXTE

Je suis excédé de constater que tous les médias n’utilisent que les mots Shoah et Holocauste pour désigner l’extermination, le génocide, des Juifs durant la seconde guerre mondiale.

Je refuse la banalisation qu’apporte le mot shoah au forfait qu’il veut désigner. Je récuse le ridicule que donne le mot holocauste au drame qu’il souhaite stigmatiser.

Le Génocide :

Le mot génocide ne peut rendre compte pleinement de la singularité du sort fait aux Juifs par le régime nazi. En effet, utilisé seul, il n’implique pas qu’il désigne ce qu’ont subi les Juifs puisque, depuis, d’autres génocides ont été perpétrés : Cambodge, Rwanda. Donc, pour désigner la tragédie des Juifs, il convient d’utiliser la locution : "le Génocide des Juifs".

La Shoah :

Même avec une majuscule, le mot shoah (catastrophe, en Hébreu) ne rend pas compte de la spécificité de ce que l’on veut désigner.

Depuis l’origine de notre planète, il y a eu des quantités de « shoahs » : extinction des dinosaures, la Grande Peste, Hiroshima et Nagasaki, etc...

Banalisation de l’horreur !

L’Holocauste :

Étymologiquement, culturellement et cultuellement, utiliser ce mot revient à vouloir faire croire, nolens volens, que les Nazis étaient de fervents croyants qui offraient des sacrifices humains à leur(s) dieu(x).

Stupidité du concept !

La Solution finale à la question juive :

Cette appellation, froidement administrative, technique et technocratique, créée par les Nazis eux-mêmes, rend bien mieux compte de la spécificité et de l’horreur de ce qui fut imposé au peuple juif : l’extermination.

La Solution finale à la question juive ôte toute humanité à ceux qui l’imaginèrent.

Par ailleurs, elle rend parfaitement compte de la négation, par les bourreaux, de l’humanité des victimes. En effet, cette solution finale pourrait tout aussi bien concerner les poux, les cafards, et cætera.

Pour toutes ces raisons, je me refuse à désigner le génocide des Juifs par les mots de Shoah ou/et de Holocauste et n’utilise que la locution « Solution finale à la question juive » ou, plus brièvement, « Solution finale » qui me paraît, et de très loin, rendre bien plus parfaitement compte de l’horreur qui fut imposée à tout un peuple.

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