En 2023, les aides directes à la presse ont totalisé 204,7 M€, réparties ainsi :
133 M€ pour la diffusion
19,1 M€ pour la modernisation / investissement
30 M€ pour une aide exceptionnelle « papier »
22,7 M€ au titre des six aides au pluralisme
84 M€ d’aides indirectes (TVA réduite, tarifs postaux préférentiels, etc.)
Montants par titre — données 2023 (source CB News / ministère de la Culture) :
Titre Aides totales (2023)
Aujourd’hui en France 12,3 M€
Le Figaro 10,6 M€
La Croix 9,2 M€
Le Monde 8,3 M€
Ouest-France 6,8 M€
L’Humanité 6,5 M€
Libération 6,3 M€
Télérama 5,5 M€
Ces montants incluent aides directes + aides à la distribution + aide "papier" (bonus exceptionnel) pour l’année 2023.
Principaux milliardaires ou grandes fortunes propriétaires de titres de presse en France (2023–2024) :
Bernard Arnault (Les Échos, Le Parisien, Investir, Radio Classique)
Xavier Niel (Le Monde, Télérama, Courrier International, Nice-Matin, France-Antilles)
Vincent Bolloré / Groupe Vivendi (Paris Match, Le Journal du Dimanche, Version Femina)
Arnaud Lagardère (Paris Match, Le Journal du Dimanche)
François Pinault (Le Point)
Daniel Křetínský (Marianne, Elle, Télé 7 Jours, France Dimanche, et coactionnaire du Monde)
Patrick Drahi (Libération, BFM TV, RMC…)
Famille Dassault (Le Figaro)
Certains titres influents ne sont pas détenus par des milliardaires mais bénéficient tout de même de subventions importantes, comme :
Ouest-France (association à but non lucratif, premier quotidien français)
L’Humanité (journal fondé par le Parti communiste français)
Qu’un journal indépendant bénéficie de subventions ne me choque pas a priori, si et seulement si ses ventes et abonnements ne lui permettent pas de survivre et qu’il remplit un rôle d’intérêt général.
En revanche, il est anormal que l’argent du contribuable finance des titres appartenant à des milliardaires… ou des journaux comme L’Humanité, héritier d’une idéologie totalitaire, qui a provoqué des centaines de millions de morts dans le monde depuis 1917 et qui selon moi ne devrait pas toucher un centime.
Conclusion
Je crois que des titres indépendants peuvent recevoir des subventions uniquement si elles ne sont pas capables d’être rentables tout seuls. En revanche, certains journaux comme L’Humanité, héritier d’une idéologie totalitaire qui, selon moi, a provoqué des centaines de millions de morts dans le monde depuis 1917, ne devraient pas toucher un centime.
Post-scriptum
Je ne peux m’empêcher de mentionner Bernard Arnault, milliardaire qui possède plusieurs titres de presse en France et qui, dans les médias, se plaint régulièrement d’excédents d’impôts et de taxes.
Ironie du sort : je lui ai personnellement proposé un projet d’abolition complète de toute fiscalité d’État… mais je n’ai jamais reçu la moindre réponse.