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Droit international et droit d’ingérence : quand la souveraineté protège l’oppression

11 Mars 2026 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Géopolitique

Le 29 septembre 1933, devant la Société des Nations à Genève, Joseph Goebbels déclara :

« L’Allemagne est un État souverain. Nous n’acceptons pas que l’on nous dicte de l’étranger la manière dont nous devons organiser notre vie nationale.
Chaque peuple doit régler ses affaires selon ses propres lois et selon ses propres besoins.
Ce qui se passe en Allemagne relève exclusivement de l’Allemagne.
Laissez-nous donc nous occuper nous-mêmes de nos Juifs. »

L’histoire révéla ce que signifiait cette revendication de souveraineté absolue : six millions de Juifs exterminés dans le cadre de la “Solution finale à la question juive”.

Après la Seconde Guerre mondiale, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, le droit international fut conçu avant tout pour protéger la souveraineté des États et éviter les guerres entre eux.

Mais on n’imagina pas qu’un État puisse infliger à sa propre population un sort inhumain sans qu’aucun droit d’ingérence ne permette d’y mettre fin.

Pourtant, c’est exactement ce qui se produisit avec l’Union soviétique totalitaire, à l’intérieur de ses frontières et dans les pays d’Europe de l’Est placés sous sa domination et qu’elle avait soi-disant « libérés ».

Une occasion historique se présenta lors du Blocus de Berlin en 1948.
À ce moment-là, une action décisive aurait pu provoquer la chute du régime soviétique et empêcher l’expansion du communisme, notamment en Chine.

Poutine et Xi Jinping résultent de l’incohérence politico-militaire des États-Unis en 1948.

https://www.sincerites.org/2022/03/poutine-resulte-de-l-incoherence-politico-militaire-des-usa-en-1948.html

Aujourd’hui, nombre d’observateurs s’élèvent contre l’illégalité d’un conflit avec l’Iran au nom du respect du droit international.

Or le régime des mollahs viole l’esprit même du droit international depuis quarante-sept ans, en opprimant sa propre population.

Dans ces conditions, l’Occident se trompe en faisant de l’éradication du programme nucléaire iranien sa priorité absolue.

La véritable priorité est la libération du peuple iranien, qui aspire à la démocratie, à la liberté, à la laïcité, à la tolérance et à la paix.

Un Iran démocratique pourrait posséder l’arme nucléaire sans constituer une menace pour l’Occident.

Lorsque l’oppression d’un peuple devient systématique, le droit d’ingérence doit primer sur le droit international.

Post-scriptum d'actualité :
LIBAN
L'armée libanaise devait désarmer le Hezbollah au sud du pays. Elle en est incapable.
C'est pour cela qu'Israël intervient.
La France aime beaucoup le Liban.
Le soi-disant Mozart de la finance l'a rappelé mais il n'a pas le courage d'ordonner une OPEX pour épauler l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah ce qui permettrait à Israël de se retirer sur son territoire.
Alors cher soi-disant Mozart de la finance toujours pas assez intelligent pour décider d'une OPEX au Liban ?
On préfère parler, parler, parler, ad nauseam, SANS RIEN FAIRE ! ! !

 

RAPPEL historique :
Le 29 septembre 1933, devant la Société des Nations, Joseph Goebbels lançait au monde :
« Laissez-nous nous occuper nous-mêmes de nos Juifs. »

L’histoire a montré ce que signifie une souveraineté sans limite.

Lorsque l’oppression d’un peuple devient systématique, le droit d’ingérence doit primer sur le droit international.

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