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Pour un capitalisme HUMANISTE - Texte intégral

8 Février 2026 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Politique France

Essai : Pour un capitalisme HUMANISTE, Éditions MAÏA, 64 pages
Première et quatrième pages de couverture
https://www.sincerites.org/2023/09/essai-pour-un-capitalisme-humaniste.html

Jean-Pierre LLABRÉS

 

Pour un capitalisme
HUMANISTE

 

Refondation du Capitalisme
&
Instauration d’un Dividende Universel
financées par l’Épargne

 

Manifeste du Parti Capitaliste Français ( PCF )
Septembre 1999

 

À mes petits-enfants Pierre et Abigaël
et à Mschen

Ceux qui persistent à vouloir élargir la réalité
aux dimensions de leurs rêves
échouent.

C’est pourquoi tout progrès humain est dû,
en définitive,
aux gens qui échouent.


George-Bernard SHAW

 

I N D E X

1. Pré-Textes 5

1.1. Le Paradoxe Fondateur du Progrès ! 5

1.2. La société doit-elle demeurer inique ? 5

1.3. Deux approches stériles, voire contreproductives 6

1.3.1. Le coupable fourvoiement de Karl Marx 6

1.3.2. L’ultime contradiction au sein du Capitalisme 7

2. Pauvreté, Aisance, Richesse et Fortune 7

2.1. Enrichissement individuel 7

2.2. Enrichissement collectif 9

2.2.1. Quelle solution pour les Démunis ? 9

2.2.2. Exemple de la Fondation Nobel 10

3. Clef de voûte programmatique de pacification politique 11

4. Programme du Parti Capitaliste Français 12

4.1. Objectif Principal : 12

4.2. Objectifs Spécifiques : 12

4.3. Statut de la Société Holding : 12

4.4. Objectif de la Société Holding : 12

5. Résultats escomptés : 13

5.1. Collectivement : 13

5.2. Individuellement : 13

6. Conclusion : 14

6.1. Le Dividende Universel est réalisable ! 14

6.2. Pour attendre l’effectivité du Dividende Universel... 14

6.3. La fin de la « Lutte des Classes » 15

7. Postface 15

7.1. Europe & autres Pays Développés 15

7.2. Pays en Voie de Développement & Pays Émergents 15

8. Addendum I 17

Fondation Capitaliste : Bilan virtuel 2001 – 2014 17

9. Addendum II 18

Pauvre peuple russe : Spolié en 1917 et en 1991 ! 18

10. Addendum III 20

Si Karl Marx avait été réellement intelligent et réaliste... 20

11. Addendum IV 21

L’Intelligence Artificielle 21

1.Pré-Textes

1.1.Le Paradoxe Fondateur du Progrès !

Quel est le sens de l’Histoire de l’Humanité, commencée il y a quelque 3 millions d’années, en matière de relation au travail ?

À cette époque, dès leur émergence, les premiers hominidés, doués de conscience, se caractérisèrent par une recherche systématique d’amélioration de leur niveau de vie et de diminution des efforts pour l’obtenir.

Pour preuve, ci-dessous, daté par rapport à notre époque, le calendrier de leurs découvertes et inventions majeures, au fur et à mesure des évolutions de l’espèce :
- 3.000.000 d'années : utilisation de galets grossièrement fracturés comme outils (ensuite : manufacture, amélioration de la taille),
- 1.700.000 d'années : utilisation du feu (ensuite : capacité à le conserver puis à le générer),
[...]
- 5.000 ans : invention de l’écriture et de la roue,
Et cætera...

Si, dès l’origine, ils avaient maîtrisé l’écriture, leur slogan eût été « Travailler moins pour vivre mieux ! ». De fait, nos plus lointains ancêtres étaient inventifs et tendaient à réduire au maximum leurs efforts.

Tout comme nous qui aspirons à « ne rien faire » dans le cadre d’une Civilisation des Loisirs, envisagée comme un projet réaliste dans les années 1960, mais qu’il serait politiquement incorrect, aujourd’hui, dans le conformisme ambiant, de présenter comme un projet pour l’avenir.

En fait, tout être humain souhaite (même inconsciemment) que son seul travail ne consiste plus qu’à veiller à ce que son patrimoine lui procure des revenus suffisants pour mener une vie confortable. L’aspiration à une retraite bien méritée après une vie de labeur participe de ce même désir.

Hélas, seulement moins de 0,2 % de l’actuelle population mondiale peut « vivre de ses rentes » en n’ayant d’autre préoccupation-obligation que de bien gérer son patrimoine pour conserver sa situation privilégiée et, éventuellement, de se livrer à des activités, lucratives ou bénévoles, strictement et librement choisies à seule fin de son « divertissement ».

Les 99,8 % restants sont contraints de travailler à des tâches plus ou moins plaisantes pour s’assurer un niveau de vie plus ou moins satisfaisant. Cependant, il convient de noter que, dans l’ensemble, le niveau de vie a globalement augmenté dans le monde. Mais, cette augmentation demeure iniquement répartie.

Enfin, il est souhaitable d’apporter certaine nuance au slogan « Travailler moins pour vivre mieux ! ». En effet, tout en tendant à « ne rien faire » et à « vivre de ses rentes », l’être humain a été et demeure capable de consentir à bien des efforts pour tenter d’atteindre ses objectifs.

En conséquence, son slogan serait plutôt : « Se libérer de l’obligation de travailler et, pour y parvenir, consentir à produire tous les efforts nécessaires ! ». Cette apparente contradiction constitue, en réalité, le Paradoxe Fondateur du Progrès qui se poursuivra, même si tous les humains parviennent à se libérer de l’obligation de travailler, car l’être humain demeure avant tout créatif, inventif, dynamique et continuera d’innover. Mais, librement cette fois  !...

1.2.La société doit-elle demeurer inique ?

Tous les êtres humains sont des animaux sociaux.

Mais, depuis l’origine de l’Humanité, les sociétés qu’elle a construites sont intrinsèquement iniques : parmi les chefs, sorciers, prêtres, clercs, guerriers, et cætera, il s’en est toujours trouvé pour abuser de leur pouvoir et en retirer des avantages illégitimes, des privilèges.

Certes, durant les cinq millénaires de civilisation, la situation s’est améliorée progressivement.

Malgré de sensibles progrès en matière d’équité, partout dans le monde, notamment durant les deux derniers siècles, l’iniquité se retrouve encore quasiment partout sans qu’il soit besoin de tenter d’en faire une description exhaustive.

Pour l’illustrer, il suffit de considérer les millions de gens qui meurent littéralement de faim dans les pays dits « en développement » ou, dans nos sociétés développées, tous ceux qui survivent dans d’inacceptables conditions de précarité.

Tout être humain, tout honnête homme, aisé ou fortuné, ne devrait pas pouvoir rester insensible à la misère de ses congénères et devrait se sentir contraint de s’intéresser et participer à un programme capable d’éradiquer la misère sans qu’il en coûte un centime.

Dans le cas contraire, à quoi cela sert-il de vivre en société ?...

1.3.Deux approches stériles, voire contre-productives

1.3.1.Le coupable fourvoiement de Karl Marx

Le « Manifeste du Parti Communiste », rédigé par Karl Marx et publié en 1848, abstraction faite de toutes les scories qu’il contient, souligne :
1.
L’irréductible antagonisme entre Bourgeoisie et Prolétariat ; le second étant exploité par la première.
2.
La centralisation des moyens de production par la Bourgeoisie ; aux dépens du Prolétariat.
3.
La nécessité de l’appropriation des moyens de production par le Prolétariat ; par l’expropriation violente de la Bourgeoisie.

Plus de cent soixante ans plus tard, ce « programme » a gravé dans l’Histoire mondiale, de manière indélébile, les abominations humaines et économiques que commirent le « socialisme réel » et, en réaction contre le « communisme », le « national-socialisme », ayant sévi d’abord en Russie (« socialisme réel »), puis en Allemagne (« national-socialisme ») et, enfin, en Chine (« socialisme réel ») ainsi que dans leurs pays satellites.

Ailleurs dans le monde, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, en 1945, et la chute du régime soviétique de Russie, à partir de 1989, le Capitalisme a continué de régner pour le meilleur profit de la Bourgeoisie tandis que s’améliorait, nolens volens, le niveau de vie du Prolétariat.

Aussi, si tout cela n’était aussi tragique, on serait tenté de conclure avec désinvolture : « Tout cela pour ça ! »...

Pourtant, le déséquilibre entre la richesse de la Bourgeoisie et la « pauvreté relative » du Prolétariat demeure un problème pérenne même s’il ne présente pas l’acuité qu’il pouvait avoir quand Karl Marx rédigea son texte.

À un problème pertinent tel que la centralisation des moyens de production par la Bourgeoisie, Karl Marx, comme beaucoup d’intellectuels, apporta une mauvaise réponse : « l’appropriation des moyens de production par le Prolétariat » par l’expropriation violente de la Bourgeoisie.

Une réflexion quelque peu plus approfondie aurait conduit Karl Marx à formuler son objectif premier en une « acquisition » des moyens de production par le Prolétariat sans faire aucune violence à la Bourgeoisie.

Aussi, tout comme s’achève le Manifeste du Parti Communiste par l’exhortation : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! », le Manifeste du Parti Capitaliste peut la reprendre intégralement à son compte en y ajoutant : « [...] pour acquérir le pouvoir économique en devenant collectivement actionnaires des entreprises cotées en bourse ! ».

Par la mobilisation de l’épargne collective, le « Prolétariat » intégrera une dimension authentiquement humaniste au sein du « capitalisme ordinaire » afin de le faire évoluer vers un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.

1.3.2.L’ultime contradiction au sein du Capitalisme

En ces temps de crise financière, certains veulent « moraliser », réguler, le capitalisme sans autre objectif que d’éviter que ne se reproduise ce type de crise ultérieurement. D’autres y voient l’opportunité d’abolir un capitalisme légitimement honni pour la misère qu’il ne parvient pas à éradiquer. Mais, entre les « conservateurs » inimaginatifs et les « révolutionnaires » conformistes, n’existe-t-il pas une possibilité de transformer le capitalisme de l’intérieur et de le rendre bien plus vertueux ?

La réussite du Capitalisme à améliorer globalement le niveau de vie des êtres humains ne saurait masquer son échec structurel majeur, à savoir : son incapacité à éradiquer une injustice économique et sociale indubitable. Pour preuve : de par le monde, des centaines de millions de nos contemporains sont contraints de survivre avec moins d’un Euro par jour !

Malgré cela, un intellectuel contemporain (Francis Fukuyama) estime que, dans le Capitalisme, la contradiction entre le capital et le travail, avec son corollaire, la lutte des classes, a été résolue.

Au contraire, un autre penseur, contemporain également (Riccardo Petrella), diagnostique qu’il est mystificateur de croire qu’au sein du Capitalisme, il y a compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

L’Histoire ne retiendra, éventuellement, le nom du premier que pour son erreur d’analyse et celui du second que pour son incapacité à résoudre sa propre inéquation ; pourtant pertinente.

À en croire l’un, le Capitalisme éradiquera, spontanément, l’extrême pauvreté et instaurera, tout aussi spontanément, l’équité économique et sociale absolue. Bel exemple de béat optimisme improductif !

À en croire l’autre, l’inéquation est insoluble. Bel exemple d’impérissable pessimisme improductif !

En somme, il n’y aurait d’autre alternative que de ne rien faire, tout finissant par s’arranger naturellement (fatalisme positif), ou de poursuivre la lutte des classes, seul moyen des défavorisés pour améliorer leur condition (fatalisme négatif). Les deux approches constituent une variante, optimiste et pessimiste, d’une même résignation.

Ces deux attitudes oublient le fait que le Capitalisme est une œuvre humaine qui, en tant que telle, peut être amendée par ses géniteurs. Les imperfections du Capitalisme permettent à ses détracteurs d’omettre que nombre de corrections ont déjà été réalisées et qu’il n’est plus aussi sauvagement et universellement libéral qu’il le fut.

Certes, l’interventionnisme correctif n’est pas encore parvenu à faire du Capitalisme un système économique et social écologique, anthropocentrique, philanthropique et équitable. Probablement, faute d’avoir réellement essayé. Certainement, faute d’avoir trouvé une solution réellement satisfaisante. Cette solution pourrait résulter de la constitution du Parti Capitaliste Français.

Par parenthèse, cette proposition du Parti Capitaliste Français (60 millions d’habitants) pourrait être reprise par un Parti Capitaliste Européen (600 millions d’habitants) ou par un Parti Capitaliste Mondial (6 milliards d’habitants).

 

2.Pauvreté, Aisance, Richesse et Fortune

2.1.Enrichissement individuel


Dans le monde, la pauvreté absolue se démontre sans aucun discours ou commentaire :

 

Sous nos latitudes, l’extrême pauvreté ne se manifeste pas selon un tel degré de dénutrition mais les « Sans Domicile Fixe » (SDF) qui meurent dans la rue, en toute saison, constituent un équivalent parfaitement représentatif d’une situation abominable.

La richesse et l’extrême richesse, « LA fortune ! », s’illustrent avec plus de nuance car elles se traduisent par différents degrés de patrimoine et de revenus.

Si l’on tient pour vrai un adage selon lequel être vraiment riche signifie pouvoir vivre des intérêts annuels produits par les intérêts annuels de son capital, cela ouvre immensément les perspectives de ce qu’est « LA fortune »...

Pour l’illustrer, nous nous sommes livrés à un calcul théorique afin de donner une idée des ordres de grandeur en jeu.

Concernant le taux annuel de rentabilisation du capital, nous avons retenu celui calculé par Jacques Marseille, historien de l’économie, décédé début 2010, dont les travaux démontrent que, depuis 1913, le rendement de la bourse s’établit à 4 % par an, dividendes inclus et net d’inflation.

Puis, nous avons élaboré un tableau dont le « Revenu Disponible Mensuel » de 1.000 Euros est très proche du seuil de pauvreté, soit 954 Euros, calculé sur la base de 60 % du niveau de vie médian de 1.514 Euros mensuels.

Ensuite, nous avons considéré deux types de population :
1)
« Aisés & Riches » vivant des intérêts annuels de leur capital,
2)
« Fortunés » vivant des intérêts annuels produits par les intérêts annuels de leur capital.

On constate qu’avec un capital de 300.000 Euros, on dispose d’un revenu disponible mensuel de 1.000 Euros mais sans aucune capacité de recapitalisation.


 


 

 

 

 

Revenu disponible mensuel
=

Intérêts de C II =

AISANCE et RICHESSE Capital II
=

FORTUNE Capital I (C I)

Recapitalisation potentielle annuelle des Fortunés

Intérêts de C II divisés par 12 mois

Intérêts des Intérêts de C I

Intérêts de C I

 

C II – Intérêts des Intérêts de C I

1 000

12 000

300 000

7 500 000

288 000

2 000

24 000

600 000

15 000 000

576 000

3 000

36 000

900 000

22 500 000

864 000

4 000

48 000

1 200 000

30 000 000

1 152 000

5 000

60 000

1 500 000

37 500 000

1 440 000

6 000

72 000

1 800 000

45 000 000

1 728 000

7 000

84 000

2 100 000

52 500 000

2 016 000

8 000

96 000

2 400 000

60 000 000

2 304 000

9 000

108 000

2 700 000

67 500 000

2 592 000

10 000

120 000

3 000 000

75 000 000

2 880 000

20 000

240 000

6 000 000

150 000 000

5 760 000

25 000

300 000

7 500 000

187 500 000

7 200 000

30 000

360 000

9 000 000

225 000 000

8 640 000

40 000

480 000

12 000 000

300 000 000

11 520 000

50 000

600 000

15 000 000

375 000 000

14 400 000

60 000

720 000

18 000 000

450 000 000

17 280 000

70 000

840 000

21 000 000

525 000 000

20 160 000

80 000

960 000

24 000 000

600 000 000

23 040 000

90 000

1 080 000

27 000 000

675 000 000

25 920 000

100 000

1 200 000

30 000 000

750 000 000

28 800 000

110 000

1 320 000

33 000 000

825 000 000

31 680 000

120 000

1 440 000

36 000 000

900 000 000

34 560 000

130 000

1 560 000

39 000 000

975 000 000

37 440 000

140 000

1 680 000

42 000 000

1 050 000 000

40 320 000


 

Logiquement, le revenu disponible mensuel des « aisés-riches » croît à mesure qu’augmentent les produits annuels d’un capital en constante augmentation. Lorsque leur revenu disponible mensuel parvient à 25.000 Euros, leur capital s’élève à 7.500.000 Euros ce qui leur permet d’intégrer le rang des « fortunés » qui, à partir d’un tel capital, retirent des intérêts de 300.000 Euros dont ils utilisent 12.000 € (ou plus) et réinvestissent 288.000 Euros (ou moins).

Au-delà de cet exemple, le « fortuné » qui dispose d’un capital de 75.000.000 d’Euros peut disposer, mensuellement, de 10.000 Euros (ou plus) et réinvestir 2.880.000 Euros (ou moins).

Nous avons arrêté notre calcul théorique au capital de 1.050.000.000 d’Euros, chiffre qui nous conduit au seuil du domaine des milliardaires et des multi-milliardaires...

L’objectif de ce qui précède était de montrer comment peuvent se créer des fortunes individuelles à partir de capitaux investis en bourse sur le long terme.

2.2.Enrichissement collectif

2.2.1.Quelle solution pour les Démunis ?

Comme il fut dit précédemment, depuis plus de 160 ans, Karl Marx fourvoie le prolétariat en le focalisant sur la lutte des classes et la possession prolétarienne des moyens de production, par « l'expropriation violente de la bourgeoisie ».

Aujourd’hui encore, la situation semble lui donner raison puisque le capital boursier mondial, d’environ 36.000 milliards d’Euros, est majoritairement détenu par une minorité de « nantis ».

Toutefois, il est vain d’espérer une plus juste répartition des moyens de production par des nationalisations, voire des révolutions. Cela a déjà été fait avec les tristes résultats que chacun connaît...

Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition Citoyenne et Collective du Pouvoir Économique dans le cadre d’un Fonds Souverain.

Alors, les citoyens-électeurs-contribuables deviendraient collectivement propriétaires du Pouvoir Économique qu’ils géreraient via une représentation démocratiquement élue et absolument indépendante de l’État.

Par cette voie, les citoyens-électeurs-contribuables transformeraient le capitalisme ordinaire que nous connaissons en un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.

En effet, de telles prises de participation (minorités de blocage ou majorités absolues) dans le capital des entreprises permettraient aux peuples d’orienter leur Recherche & Développement vers des voies bien plus écologiques et humanistes qu’aujourd’hui.

Cette capitalisation progressive mais massive dans l’économie réelle marchande devrait permettre l’instauration d’un Dividende Universel, permanent et évolutif, « fonds de pension national et privé », sorte de coopérative-capitaliste, solidairement et collectivement gérée par une structure spécifique, indépendante de l’État et représentative des citoyens-électeurs-contribuables, qui résulterait des profits réalisés par ces capitaux accumulés durant et après la phase initiale d’épargne et d’acquisition du patrimoine boursier mondial.

2.2.2.Exemple de la Fondation Nobel

Beaucoup s’inquiètent de la mise en œuvre d’un Nouvel Ordre Économique Mondial concocté par une petite minorité de la population mondiale, les « Nantis » (patrimoines allant d’un million à plusieurs dizaines de milliards d’Euros ; environ 10 millions de personnes, soit 0,17% de la population mondiale), en vue d’accroître leurs fortunes aux dépens de l’immense majorité, les « Démunis ».

Cette lamentable perspective est-elle incontournable, irrémédiable ?

Les Nantis disposent d’immenses patrimoines qui, bon an, mal an, leur permettent de mener une vie confortable et, surtout, de recapitaliser une part (majeure ?) des profits réalisés annuellement.

Il est parfaitement possible d’illustrer ce mécanisme de base, simple dans son principe, en prenant comme exemple non pas une personne privée (elles sont trop rares à parler ouvertement et clairement de leur fortune) mais en citant une institution mondialement connue, la Fondation Nobel qui fonctionne ainsi depuis plus d’un siècle (sans avoir connu de malversations financières).

La Fondation Nobel résulte de la volonté testamentaire d’Alfred Nobel qui, il y a déjà un siècle, fit don d’une part de sa fortune sous réserve de fructification de manière à ce qu’une partie des revenus issus de ce capital permette d’attribuer les cinq célébrissimes Prix Nobel (six, si l’on y ajoute le Prix Nobel d’Économie, institué et financé par la Banque Nationale de Suède, en 1968) et qu’une autre partie soit recapitalisée.

Au cours des années 1990‑1999, la Fondation Nobel a atteint une recapitalisation annuelle nette supérieure à 7 % en intérêt composé annuel sur 10 ans (exactement : 7,665 %). Son capital de 1,5 milliard de Couronnes suédoises, sous forme d’actions (57 %), d’obligations (37 %) et d’immobilier (6 %), s’en est trouvé doublé, passant à 3,1 milliards (303 millions d’Euros ; 1 Couronne suédoise = 0,0977199915 Euro).

Par ailleurs, il convient de savoir que, durant cette période de 10 ans, les prix attribués par la Fondation Nobel n’ont représenté que 9 % des profits issus de ses placements tandis que les frais de gestion de la fondation furent de 20 %. Ainsi, la Fondation Nobel a recapitalisé 71 % de ses profits.

Ces résultats, provenant, tout simplement du mécanisme fondamental d’enrichissement des Nantis, constat d’une réalité tangible, demeurent applicables à d’autres concepts ; aux problèmes des Démunis, par exemple, dont la situation, dans le cadre de l’ordre économique mondial actuel, souffre notoirement de l’absence de capitaux concurrentiels de ceux dont disposent les Nantis.

Ainsi, sur la base du mécanisme de fonctionnement de la Fondation Nobel, il serait souhaitable que les Démunis soient en capacité de mettre en œuvre un mécanisme de création et d’accumulation de capital qui, à terme, leur apporterait des avantages très similaires à ceux dont jouissent les Nantis. Ce but atteint, les Démunis seraient, de facto, en situation d’influer très sensiblement sur le Nouvel Ordre Économique Mondial qui se profile.

Comme il serait par trop immodeste de vouloir dessiner, ici, une proposition de ce que pourrait être un Nouvel Ordre Économique Mondial équitable, on se contentera d’y exposer une proposition de ce que pourrait être un Nouvel Ordre Économique Français Équitable, tâche qui, au demeurant, pourra déjà sembler démesurément ambitieuse.

3.Clef de voûte programmatique de pacification politique

Les partis de gauche, les « Gauches », de même que les partis de droite, les « Droites », faisant, respectivement, tabula rasa de leurs illusions n’assumant pas pleinement ni le capitalisme ni l’économie de marché, d’une part, et se refusant toujours aux perspectives humaniste, philanthropique et anthropocentrique, d’autre part, tous ces partis nécessitent, d’extrême urgence, une clef de voûte programmatique à très long terme qui soit susceptible d’intéresser une grande majorité de citoyens-électeurs-contribuables.

Cette clef de voûte programmatique à très long terme doit être une « utopie réaliste ». Un produit dérivé de la Belle Utopie (Agathatopia) de James Meade, prix Nobel d’économie en 1977.

Pour être réaliste, cette nouvelle utopie devra impérativement faire la synthèse entre l’Économie de Marché (incluant mondialisation & privatisation) et la Solidarité entre tous (autrement qu’en prenant aux uns pour donner aux autres).

Cette clef de voûte programmatique à très long terme leur est proposée dans les paragraphes qui suivent. Les résultats apparaîtront dans un siècle mais il est impératif de commencer dès maintenant.

Donc, il appartient aux penseurs des Gauches et des Droites de réfléchir à des solutions capables de porter des fruits dans le futur le plus immédiat, le présent.

À cet effet, les Gauches et les Droites doivent savoir que l’historien de l’économie, Jacques Marseille, préconisait de mettre en œuvre, immédiatement, une Allocation Universelle mensuelle de 750 Euros per capita au-dessus de 18 ans et de 375 Euros pour les mineurs pour un coût additionnel maximal de 11 milliards d’Euros durant la première année1.

« Cette allocation universelle serait susceptible de marier ce qui paraît pour l’instant incompatible : une sécurité [« économique absolue »] indispensable et une flexibilité accrue du travail ».

Toutefois, il convient de préciser que l’Allocation Universelle ne pourrait être pleinement satisfaisante car elle demeurerait financée par la fiscalité. Il conviendrait donc de trouver un financement autonome, pérenne, généré par l’économie marchande réelle, indépendamment de toute fiscalité.

Le court terme ainsi résolu, les penseurs des Gauches et des Droites pourraient se consacrer à trouver des solutions complémentaires faisant le lien entre le présent et le long terme que représente la clef de voûte programmatique qui leur est ici proposée au travers du Programme du Parti Capitaliste Français.

1Jacques Marseille, « L’argent des Français », Éditeur Perrin, 2009 : Sixième partie « 9.000 », page 304 ; Chapitre 31 « Utopie » & Chapitre 32 « 750 ».

4.Programme du Parti Capitaliste Français

4.1.Objectif Principal :

Le Programme du Parti Capitaliste Français a pour objectif principal de présenter une solution susceptible d’instaurer une réelle compatibilité entre Compétitivité et Solidarité, d’éradiquer l’extrême pauvreté, de conduire au bénéfice d’une Sécurité Économique « relativement absolue » (il demeure difficile d’utiliser le terme « absolu » car, en matière d’œuvre humaine, il n’est rien qui soit véritablement « absolument absolu ».), bref, de générer un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.

4.2.Objectifs Spécifiques :

Pour atteindre son objectif principal, le Parti Capitaliste Français doit atteindre, successivement, plusieurs objectifs spécifiques.

  1. Obtenir une majorité parlementaire de gouvernement (ou faire partie d’une coalition parlementaire de gouvernement s’engageant à réaliser l’objectif principal et les objectifs spécifiques du Parti Capitaliste Français).

  1. Voter la création d’une Société Holding Nationale dont la tâche consistera à gérer toutes les participations financières de l’État dans des entreprises publiques et privées (banques incluses).

  1. Voter l’exonération de cette Société Holding en matière de tous impôts et taxes sur ses résultats financiers afin d'optimiser et d'accélérer le développement de cette entité en charge d'une mission de service public. Cette exonération devra faire l'objet d'une dérogation exceptionnelle au principe de la libre concurrence de la part de l'Union Européenne ou/et d'instances internationales telles que l'OMC, par exemple.

  2. Voter simultanément le financement annuel de cette Société Holding (à raison de 1 Euro par jour et per capita), pendant une durée de cinquante ans, à concurrence d’une moyenne de 365 Euros par citoyen français (soit 21,900 milliards d’Euros pour 60 millions d’habitants, aujourd’hui, et 25,550 milliards d’Euros pour une population de 70 millions d’habitants en 2050).
    Le problème du financement de la période d’épargne peut paraître insurmontable. Mais, les Français disposent de plus de ressources qu’il y paraît. Tout d’abord, chaque année, les Français épargnent, en moyenne, 15 % de leurs revenus. Au-delà de cela, il convient de rappeler que, chaque année, les Français misent plus de 20 milliards d’Euros dans des jeux de hasard (soit quasiment les 21,900 milliards d’Euros nécessaires en première année de la phase d’épargne).

4.3.Statut de la Société Holding :

Cette société aura un statut de coopérative (avec tous les aménagements nécessaires). Toutes les citoyennes et tous les citoyens majeurs en seront automatiquement sociétaires et détiendront le pouvoir électif sur la base de « 1 citoyen = 1 voix » pour désigner les personnes destinées à constituer les instances dirigeantes.

Tout mandat électif au sein de la Société Holding sera exclusif.

Les détenteurs d’un mandat politique ne pourront être éligibles à un mandat électif au sein de la Société Holding que pour autant que leur mandat politique aura échu depuis une période au moins égale à la durée dudit mandat politique.

4.4.Objectif de la Société Holding :

L’objectif de la Société Holding sera quadruple.

  1. Elle devra gérer, de la manière la plus profitable qui soit, toutes les participations dans les entreprises publiques (privatisées, de facto) et privées qui lui seront transférées par l’État.

  2. Chaque année, elle devra investir les fonds qui lui seront alloués par ses sociétaires de manière à prendre de nouvelles participations minoritaires (minorité de blocage au minimum) ou majoritaires dans des entreprises (banques incluses) présentant, à court, moyen et long terme, des perspectives de profits financiers raisonnables.

  3. Pendant la phase de capitalisation de cinquante ans, et au-delà, la Société Holding recapitalisera et réinvestira, chaque année, l’ensemble de ses profits de manière à accroître et accélérer sa rentabilité.

  4. Lorsque ses capitaux accumulés et ses profits annuels parviendront à leur masse critique, la Société Holding, d’une part, recapitalisera et réinvestira 25 % de ses profits annuels et, d’autre part, consacrera 75 % desdits profits au versement d’un Dividende Universel à chacun des citoyens français (mineurs inclus).

5.Résultats escomptés :

5.1.Collectivement :

Précédemment, nous avons déjà utilisé les travaux de Jacques Marseille, historien de l’économie, qui a calculé que, depuis 1913, le rendement de la bourse s’établit à 4 % par an, dividendes inclus et net d’inflation.

Si l’on table sur un tel rendement pour le siècle à venir, les cinquante années d’investissements de la Société Holding généreront, en 2050, un capital cumulé de 3.691 milliards d’Euros, soit 10 % de la capitalisation boursière mondiale actuelle. Cinquante ans plus tard, en 2107, ce capital cumulé s’élèvera à 34.515 milliards d’Euros, soit l’équivalent de la capitalisation boursière mondiale actuelle (il est quasi impossible d’évaluer à combien s’élèvera la capitalisation boursière mondiale en 2107).

Des prises d’intérêt d’un tel montant dans le capital des entreprises permettront d’influer sérieusement sur leurs stratégies et sur leurs politiques. À l’heure où l’on aspire à des « entreprises citoyennes », il semble que rien ne sera plus « citoyen » que l’influence que pourra avoir un tel fonds souverain privé géré de manière collective, associative, sur les entreprises.

5.2.Individuellement :

À ce moment-là, la Société Holding aura atteint la masse critique nécessaire au service d’un Dividende Universel (per capita) qui continuera d’augmenter année après année.

Année

Dividende Universel mensuel
Euros per capita

Écart
Ans

Population
Millions d’habitants

Capital cumulé
Milliards d’Euros

2109

1.028

-

84

36.000

2158

1.505

49

98

60.000

2198

2.004

40

110

90.000

2229

2.503

31

121

124.000

2255

3.016

26

131

162.000

2276

3.506

21

140

201.000

2295

4.018

19

149

244.000

2311

4.507

16

156

288.000

2326

5.018

15

163

336.000

Et cætera...

À ce stade, il n’est pas inutile de rappeler que, au premier mois du versement du Dividende Universel, il sera destiné à tout individu français, même mineur. En conséquence, en 2109, une famille de quatre personnes, dont deux mineurs, percevra, mensuellement, un Dividende Universel total de 4.112 Euros.

Ainsi, un futur couple de « smicards » percevra mensuellement 2.766 Euros de rémunération nette pour son activité économique et 2.000 Euros au titre du Dividende Universel, soit un total de 4.766 Euros. S’il a un enfant, le couple pourra épargner son Dividende Universel, au sein du Fonds Souverain, jusqu’à sa majorité où il disposera d’un capital de 337.000 Euros pour entrer dans la vie active à 18 ans.

Comme le Dividende Universel sera perçu dès la naissance, et jusqu’à la mort, les concepts mêmes de « chômage » et de « retraite » deviendront totalement obsolètes (la « retraite par répartition » ne constituant absolument pas un horizon indépassable). Le statut de salarié (dépendant) sera remplacé par celui de « prestataire de services » (indépendant) qui permettra à chacun de négocier la nature, la durée, la rémunération, Et cætera, relatives à l’activité économique qu’il souhaitera exercer.

Il est possible que certains se satisfassent du minimum que représentera le Dividende Universel et se refusent à exercer une activité économique. Si cette attitude se généralisait, le Dividende Universel disparaîtrait faute pour l’économie de trouver les compétences dont elle a besoin pour générer des richesses et se perpétuer. Comme le Dividende Universel dépendra de la bonne santé de l’économie, il serait proprement suicidaire que toute la population se laisse aller à un mouvement de « paresse généralisée ». Le système propos est donc auto-régulé.

Considérant qu’une marge de la population pourra se laisser aller à se satisfaire du seul Dividende Universel, il ne fait pas de doute que cette fraction de la population sera compensée par nombre d’autres qui souhaiteront gagner bien plus que le seul Dividende Universel et qui le feront avec d’autant plus d’enthousiasme que nul ne pourra plus jamais les accuser de s’enrichir sans limites par l’exploitation de leurs semblables.

6.Conclusion :

6.1.Le Dividende Universel est réalisable !

Tout ce qui précède peut n’être considéré que comme une simple utopie : irréalisable ! Cependant, il convient de souligner que c’est fondamentalement par le mécanisme décrit que « les riches deviennent toujours plus riches ». Dans ce cas, pourquoi ce mécanisme ne ferait-il pas également que « les pauvres deviennent, d’abord, de moins en moins pauvres puis, enfin, de plus en plus riches » ?

Par ailleurs, les délais nécessaires avant que le service d’un Dividende Universel soit possible peuvent paraître trop importants (50 ans d’épargne peuvent paraître insurmontables : rappelons-nous qu’il n’a fallu que 50 ans pour accumuler une dette de plus de 3.000 milliards d’Euros...). Grosso modo, nous avons 100 à 150 ans de « capitalisme sauvage » derrière nous. Le Programme du Parti Capitaliste Français permet l’émergence d’un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable dans les 100 à 150 prochaines années. Cela ne vaut-il pas mieux que l’espoir d’un Grand Soir qui, peut-être, ne viendra jamais ?...

De plus, le projet proposé n’entravera aucunement la croissance économique puisqu’au contraire il sera intégralement partie prenante de l’économie réelle et marchande.

Enfin, cette croissance sera respectueuse de l’environnement pour autant que les « nouveaux possédants » de l’économie capitaliste se voudront authentiquement écologistes dans leurs décisions de gestion.

6.2.Pour attendre l’effectivité du Dividende Universel...

En attendant que le Dividende Universel soit opérationnel, il serait très souhaitable de reprendre la proposition de Jacques Marseille d’instaurer immédiatement une Allocation Universelle transitoire et inconditionnelle de 750 Euros mensuels pour tout citoyen(ne) adulte (et de 375 Euros pour les mineurs), financée par la fusion de tous les budgets sociaux actuellement existants. Cela représente un coût fiscal additionnel de 11 milliards d’Euros en première année (calculs de Jacques Marseille).

Par parenthèse, cela revient beaucoup moins cher que le Revenu Citoyen conditionnel de 850 Euros mensuels qu’envisage un politicien annonçant que son plan coûtera 30 milliards d’Euros par an...

6.3.La fin de la « Lutte des Classes »

L’instauration du Dividende Universelle signera la fin de la « Lutte des Classes » puisque Nantis et Démunis (d’aujourd’hui) se retrouveront, dans le futur, grâce à l’Acquisition Citoyenne et Collective du Pouvoir Économique, pour gérer conjointement, et à due proportion de leur détention du capital boursier mondial, les entreprises, banques incluses, de l’économie capitaliste réelle marchande devenue un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.

7.
Postface

7.1.Europe & autres Pays Développés

Le Projet de Dividende Universel proposé par le Parti Capitaliste Français est réalisable en Europe ainsi que dans tous les autres pays développés.

Sur les mêmes hypothèses de départ, le bilan en serait exactement le même en termes de calendrier et de résultats financiers.

7.2.Pays en Voie de Développement & Pays Émergents

Le Projet de Dividende Universel proposé par le Parti Capitaliste Français est également réalisable dans les Pays en Voie de Développement (PVD), pays dits « en développement », ainsi que dans les Pays Émergents.

Cependant, dans tous ces pays, la population pauvre est si nombreuse (près de 5 milliards) qu’il est fort probable qu’elle ne puisse financer les cinquante années d’épargne à raison de 1 Euro per capita et par jour, soit 365 Euros par an1 quand bien même on tiendrait compte d’une participation proportionnelle aux revenus accompagnée d’une certaine progressivité.

On constate que, chaque année, la Communauté Internationale des Pays Développés « investit » environ 60 milliards d’Euros (10 Euros par capita annuellement) au titre de l’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) de ces pays et que ces « investissements » se transforment en pur gaspillage intégral depuis 60 ans environ : cf. Aide aux Stratégies de Sécurité Alimentaire...

En conséquence, si, d’une part, ladite Communauté Internationale des Pays Développés consentait à consacrer, annuellement, un supplément de 60 milliards d’Euros au Projet de Dividende Universel, et si, d’autre part, la population mondiale se stabilisait à 9 milliards d’humains à partir de 2050, le Dividende Universel s’élèverait à 1.028 Euros per capita et par mois à partir de 2204, soit 95 ans après l’obtention de ce résultat en France ou en Europe.

Ce résultat n’est pas parfaitement satisfaisant. Aussi, comme la priorité est de soulager la misère des plus pauvres, ceux qui ne disposent pas d’un Euro per capita et par jour, au lieu de se fixer pour objectif initial et progressif de 1.000 Euros per capita et par mois, il conviendrait de ramener cet objectif à 300 Euros per capita et par mois, soit 10 Euros per capita et par jour, qui serait atteint en 2173 (31 ans plus tôt que l’objectif précédent).

Dans cette perspective, le Dividende Universel initial, évolutif et progressif atteindrait le seuil de 1.001 Euros en 2286 (au lieu de 2204 dans la première hypothèse).

Enfin, si l’on se fixait pour objectif premier d’éradiquer définitivement la sous-nutrition dans le monde entier, en faisant en sorte que tout être humain dispose de 1 Euro par jour, soit 30 Euros par mois, ce résultat pourrait être atteint en 2114 (59 ans plus tôt que l’objectif de 300 Euros per capita et par mois) ; c’est‑à‑dire dans un maximum d’un siècle.

Certes, ce dernier processus ralentit l’évolution et la croissance du Dividende Universel :
300 Euros per capita et par mois ne seraient obtenus qu’en 2336, et
1.004 Euros per capita et par mois ne seraient obtenus qu’en 2453.

Mais, au moins, la sous-nutrition mondiale serait définitivement éradiquée dès l’aube du XXIIsiècle !


 

1N.B. : 5 milliards d’habitants x 365 Euros par an = 1.825 milliards d’Euros par an ! ! !

8.Addendum I
Fondation Capitaliste : Bilan virtuel 2001 – 2014

Chers Sociétaires, Français(es),

En 2001, par référendum, vous avez décidé de vous astreindre à un effort collectif d'épargne de 1 Euro par personne et par jour, soit 365 Euros par personne et par an. Cela représentait un montant total annuel de près de 22 milliards d'Euros pour une population de 60 millions d'habitants. Cette somme a été collectée de manière proportionnelle parallèle à la collecte de l'impôt sur les revenus.

Par le même référendum, vous avez également décidé la création de la Fondation Capitaliste Virtuelle (FCV), que j'ai l'insigne honneur de présider, où vous êtes démocratiquement représentés au sein de l'Assemblée Générale que vous avez élue.

La Fondation a pour objet de collecter votre épargne annuelle et de l'investir dans l'économie réelle marchande, banques incluses, afin de la faire fructifier. Les profits annuels, les dividendes, sont systématiquement réinvestis (déduction faite des frais de fonctionnement de la Fondation) afin d'optimiser l'accroissement du capital de la Fondation.

En effet, l'objectif premier de la Fondation est de constituer un capital collectif, un fonds souverain indépendant de l'État, devant atteindre une taille critique en détenant un maximum de majorités absolues, ou de minorités de blocage, dans le capital des entreprises, banques incluses, de l'économie réelle marchande. Parvenue à cette taille critique (et même avant) la Fondation sera en mesure d'influer sur les stratégies des entreprises ce qui constituera une Refondation du Capitalisme.

Dans cette configuration, la Fondation percevra 51 % des dividendes des entreprises dont elle détiendra la majorité absolue du capital et sera donc en capacité de verser, en première année, un Dividende Universel mensuel de 1.000 Euros par sociétaire, enfants inclus.

Ce Dividende Universel aura vocation à évoluer positivement. Mais, aujourd'hui, il est prématuré d'aborder cette perspective puisque nous n'en sommes qu'à la 14ème année de fonctionnement de la Fondation...

En 14 ans, de 2001 à 2014 inclus, les sociétaires de la Fondation ont épargné 336 milliards d'Euros en capital qui a produit 107 milliards d'Euros de dividendes dont 84 milliards d'Euros, après déduction de 23 milliards d'Euros de frais de fonctionnement de la Fondation (25 % des dividendes annuels), ont été réinvestis. En moyenne annuelle, la rentabilisation du capital a été de 4 % conformément au plan de marche établi en 2001.

Pour ses investissements, la Fondation a spécifiquement ciblé le CAC 40 français qui, aujourd'hui, s'élève à près de 1.300 milliards d'Euros, soit une majorité absolue théorique de 650 milliards d'Euros. Pour 2014, le CAC 40 a dégagé 46 milliards d'Euros de dividendes (3,57 % de sa capitalisation) plus 10 milliards d’Euros au titre des rachats d'actions (0,78 %).

La Fondation dispose d'un capital de 420 milliards d'Euros, soit 32 % de la capitalisation totale du CAC 40 et près de 65 % de sa majorité absolue. C'est-à-dire que, via ses représentants dans les Conseils d'Administration des entreprises concernées, la Fondation exerce déjà une sérieuse influence sur les stratégies de ces entreprises.

Nous pouvons nous satisfaire de ces résultats et espérer que les résultats futurs suivent la ligne de marche tracée en 2001. Si notre plan de marche originel peut être respecté dans les prochaines années, vous posséderez 52 % du capital des entreprises du CAC 40, soit donc la majorité absolue, en 2020.

Le Président de la Fondation Capitaliste Virtuelle (FVC)
19 février 2015


 

9.Addendum II
Pauvre peuple russe : Spolié en 1917 et en 1991 !

Russie tsariste.

De nos jours, une uchronie nous autorise à supputer quel sort aurait été celui de la Russie tsariste si elle avait pu poursuivre son processus de démocratisation politique et de modernisation économique jusqu'à aujourd'hui.

Il est fort probable que le régime tsariste se serait démocratisé sur le modèle des monarchies constitutionnelles ouest-européennes et que son modèle économique se serait orienté, avec ses défauts et ses qualités, vers le capitalisme des pays européens.

Aujourd'hui, la Russie se situerait dans la moyenne des pays européens.

L'Histoire ne l'a pas permis.

Révolution de 1917.

Rendu impatient par les perspectives offertes par le Marxisme, qui lui promettait une vallée de miel, le prolétariat russe remporta la Révolution d'octobre 1917 et abattit le régime tsariste.

À partir de là s'enclencha un processus de nationalisations dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire de l'économie.

En plus des millions d'assassinats perpétrés contre la population russe et du régime totalitaire qu'ils imposèrent, les Soviétiques ont spolié le peuple russe et fait disparaître les classes moyennes afin de parvenir à deux classes : le Prolétariat (ne possédant rien) et les Apparatchiks de la Nomemklatura (possédant tout par État interposé).

Et cela dura 74 ans !...

1991 : Libéralisation.

Suite à la Glasnost et à la Perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev, le régime soviétique entreprit de se libéraliser et de se démocratiser politiquement et économiquement.

Sans être parfaite, la démocratisation a fait des progrès mais dispose encore d'une grande capacité de progression.

On peut avoir le même jugement sur la libéralisation économique.

En effet, le pauvre peuple russe a été victime de privatisations massives au bénéfice des ex-Apparatchiks de la Nomemklatura (Ioukos, par exemple, avec Mikhaïl Khodorkovski ou/et Sibneft avec Roman Abramovitch ​, ​et cætera​)...

Sur le sujet des privatisations, lire en particulier :
« Les privatisations en Russie et la naissance d’un capitalisme oligarchique », Recherches internationales, volume 74, juillet-septembre 2005, pages 33 à 50. Cédric Durand – CEMI-EHESS.
http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/16/68/97/PDF/CDURAND_-_privatisations_russie.pdf


 

Alternative 1991 : l'occasion perdue à jamais...

Une uchronie a ouvert cet article. Une deuxième le clora.

À partir de 1989, le pouvoir économique étant intégralement dans les mains de l'État, celui-ci aurait pu (dû) créer un « Conseil Économique et Social », totalement indépendant de l'État, constitué d'une représentation démocratique de toute la population russe, qui aurait reçu (sans bourse délier pour le peuple russe) tout le patrimoine économique de l'ex-URSS pour être géré de manière capitaliste par ladite représentation démocratique de toute la population russe, avec les qualités mais sans les défauts dudit système capitaliste.

De cette façon, cela aurait constitué une authentique privatisation populaire capitaliste et l'ensemble du peuple russe serait devenu « collectivement » le véritable actionnaire unique de 100 % de l'économie « ex-nationalisée », recevant en partage équitable les dividendes (Dividende Universel) des secteurs primaire, secondaire et tertiaire y compris la rente des ressources naturelles (minerais, gaz, pétrole, et cætera).

Le peuple russe étant devenu l'actionnaire unique et le rentier unique de son économie capitaliste, chacun percevrait, de la naissance à la mort, un Dividende Universel proportionnel aux résultats économiques.

Compte tenu de cette conditionnalité entre résultats (cause) et dividendes (effet), le peuple russe ne saurait rester composé que de rentiers.

D'une part, des ressources humaines demeureraient nécessaires pour faire fonctionner l'économie et, d'autre part, nombre de citoyens devraient pouvoir souhaiter percevoir des revenus supérieurs aux seuls revenus des dividendes de la « rente économique ».

Cela aurait été parfaitement possible sans faire appel au statut de « salarié », vestige du passé, mais en ayant recours au statut de « travailleur indépendant », « profession libérale », qui réaliserait des prestations dûment déterminées, définies, pour le compte des entreprises.

Bénéficiant du Dividende Universel, le prestataire de services négocierait alors d'égal à égal avec les entreprises qui devraient intégrer ce Dividende Universel dans leurs références en matière de calcul des honoraires qu'elles pourraient payer.

Dans ces conditions, aujourd'hui, la Russie serait à l'avant-garde socio-économique du monde en étant parvenue à une Refondation du Capitalisme et à l'instauration d'un Dividende Universel par le moyen des dividendes issus d'une économie réelle marchande capitaliste et « collective ».

Elle en aurait aussi fini avec l'interminable opposition « patrons-salariés », le concept même de chômage et le problème de la « Lutte des Classes ».

Malheureusement, l'Histoire ne repasse jamais les plats...


 

10.Addendum III
Si Karl Marx avait été réellement intelligent et réaliste...

... il se serait rendu compte que sa solution pour en finir avec l'iniquité de la répartition de la richesse entre la Bourgeoisie et le Prolétariat, à savoir la Révolution Mondiale (doux rêveur... Imaginait-il une telle révolution sans effusion de sang ?) pour parvenir à une Société sans classes, n'était pas la bonne solution.

Marx, faisant le constat de la richesse de la bourgeoisie, n’a vu qu’un seul des deux termes de l’alternative qui se présentait à lui pour résoudre le problème :

1) Éradiquer la Bourgeoisie,

2) Copier le mode d’enrichissement de la bourgeoisie au bénéfice du « Prolétariat », des « Démunis ».

C’est la mise en œuvre du second terme de cette alternative que Marx aurait donc dû proposer pour résoudre l’éternelle contradiction intrinsèque du Capitalisme, à savoir :
Faire la synthèse entre sa capacité à créer des richesses (Compétitivité) et son incapacité structurelle à répartir cette richesse équitablement (Solidarité), condition sine qua non pour que les Français(es) adhèrent pleinement au Capitalisme et au Libéralisme Économique.

En résumé :
1)

Constituer une épargne collective (Capitalisation) à raison de 1 Euro par jour et per capita pendant 50 ans (nous avons mis à peu près le même temps pour nous endetter),
2)
L'investir dans l'économie réelle marchande par l'achat en Bourse des actions du capital social des entreprises qui y sont cotées jusqu'à en détenir 51 % du capital. Ce capital accumulé permettant, à terme, de financer un Dividende Universel.

Toutes choses étant égales par ailleurs, si Marx avait prôné cela, il y a 170 ans, aujourd'hui, en 2022, le capital accumulé serait de 62.622 milliards d'Euros et le Dividende Universel per capita serait de 1.500 Euros par mois, soit 6.000 Euros pour une famille de 4 personnes (mineurs de 1 à 18 ans inclus). Et le capital continuerait de croître ainsi que le Dividende Universel (en ayant démarré à 1.000 Euros per capita et par mois en 1970).

Outre cela, certains Français(es) pourraient se satisfaire de vivre avec le seul Dividende Universel tandis que d'autres pourraient s'engager dans l'économie marchande et gagner des sommes bien plus importantes sans plus jamais risquer de se voir accusés de s'enrichir grâce à l'exploitation de leurs compatriotes.

Hélas, nous n'en sommes pas là... Prendrons-nous cette voie ? Il n'est pas trop tard mais le chemin sera long.


De "Rerum Novarum" à "Pour un capitalisme HUMANISTE" : L’évolution d’une doctrine pour refonder le XXIᵉ siècle
https://www.sincerites.org/2025/10/de-rerum-novarum-a-pour-un-capitalisme-humaniste-l-evolution-d-une-doctrine-pour-refonder-le-xxi-siecle.html



 

11.Addendum IV
L’Intelligence Artificielle

Perspective de l’intelligence artificielle

D’aucuns prédisent que l’Intelligence Artificielle pourrait détruire 300 millions d’emplois dans les prochaines années dans le monde sans pouvoir prédire combien de nouveaux emplois elle pourrait créer.

Le Dividende Universel Mondialisé permettra de faire face à cette destruction d’emplois.

Limite actuelle de l’intelligence artificielle

1 Introduction

Pourquoi les agriculteurs de produits vivriers des pays dits en développement ne reçoivent-ils pas une rémunération correcte pour leurs récoltes ?

Telle est la question que j’ai posée trois fois à « ChatGPT » afin d’avoir trois réponses différentes.

Chaque question a obtenu une réponse dans les 20 ou 30 secondes.

La médiocrité des réponses (un étudiant régurgitant ce que lui a appris son professeur d’économie) ne m’a pas incité à interroger la version payante de ChatGPT supposée la plus avancée.

2 Les trois réponses

2.1 Première

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les agriculteurs de produits vivriers des pays en développement ne reçoivent pas toujours une rémunération juste pour leur récolte, notamment :

Les prix mondiaux : Les prix mondiaux des produits vivriers sont souvent instables et peuvent fluctuer en fonction de facteurs tels que les conditions météorologiques, les politiques commerciales et les préférences des consommateurs. Les agriculteurs des pays en développement sont souvent pris dans une situation où ils ne peuvent pas obtenir un prix équitable pour leurs produits, car ils sont soumis à la pression des prix mondiaux.

Les coûts de production : Les agriculteurs des pays en développement doivent souvent faire face à des coûts élevés pour la production de leurs cultures, tels que les coûts de l'énergie, des semences et des engrais. Ces coûts peuvent être plus élevés dans les pays en développement en raison de l'absence d'infrastructures appropriées, telles que des systèmes d'irrigation, des routes et des entrepôts, ce qui rend leur production plus coûteuse.

Les intermédiaires : Les agriculteurs des pays en développement sont souvent obligés de vendre leurs produits à des intermédiaires, tels que des négociants, des courtiers ou des commerçants, qui peuvent acheter leur produit à un prix inférieur à celui du marché et le revendre à un prix plus élevé, réalisant ainsi des bénéfices importants.

La concurrence : Les agriculteurs des pays en développement sont souvent confrontés à la concurrence des produits importés de pays développés, qui sont souvent subventionnés, ce qui rend leur prix plus compétitif que celui des produits locaux.

Les politiques gouvernementales : Les politiques gouvernementales telles que les taxes à l'exportation, les quotas d'exportation et les restrictions à l'importation peuvent également affecter les prix des produits vivriers et la rémunération des agriculteurs.

Dans l'ensemble, il existe de nombreux facteurs qui influent sur la rémunération des agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement, et il est souvent difficile de trouver une solution simple à ce problème complexe. Des mesures telles que le renforcement des capacités des agriculteurs, la promotion de politiques agricoles favorables et l'amélioration des infrastructures peuvent aider à améliorer la situation, mais cela nécessite des investissements à long terme et des efforts soutenus.

2.2 Deuxième

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement ne reçoivent pas une rémunération équitable pour leur récolte, notamment :

Les prix du marché : Les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement sont souvent victimes des fluctuations des prix du marché, qui sont souvent déterminés par des facteurs externes tels que les politiques commerciales internationales, la demande du marché, les conditions climatiques et les variations des taux de change. Les agriculteurs n'ont souvent pas un accès direct aux marchés internationaux et dépendent des intermédiaires pour vendre leur produit, ce qui les rend vulnérables à la spéculation et aux prix bas.

La concurrence : Les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement sont souvent en concurrence avec les agriculteurs des pays développés qui bénéficient de subventions agricoles, de technologies de pointe et d'infrastructures avancées. Cette concurrence peut entraîner une baisse des prix sur les marchés locaux et internationaux pour les agriculteurs de pays en développement.

Les coûts de production : Les coûts de production pour les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement peuvent être élevés en raison de la faible productivité des terres, des technologies dépassées et des coûts élevés des intrants tels que les engrais et les semences.

Les politiques gouvernementales : Les politiques gouvernementales telles que les taxes à l'exportation, les quotas d'exportation et les restrictions à l'importation peuvent également affecter les prix des produits vivriers et la rémunération des agriculteurs.

Les intermédiaires : Les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement doivent souvent vendre leur produit à des intermédiaires, qui peuvent imposer des prix bas en raison de la concurrence accrue sur les marchés locaux et internationaux.

Dans l'ensemble, la faible rémunération des agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement est un problème complexe et multifactoriel qui nécessite une approche intégrée pour être résolu. Des politiques commerciales justes et équitables, des investissements dans les infrastructures rurales, des technologies agricoles adaptées et une formation et un soutien technique pour les agriculteurs peuvent contribuer à améliorer la situation.

2.3 Troisième

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement ne reçoivent pas une rémunération équitable pour leur récolte, notamment :

Les prix du marché : Les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement sont souvent victimes des fluctuations des prix du marché, qui sont souvent déterminés par des facteurs externes tels que les politiques commerciales internationales, la demande du marché, les conditions climatiques et les variations des taux de change. Les agriculteurs n'ont souvent pas un accès direct aux marchés internationaux et dépendent des intermédiaires pour vendre leur produit, ce qui les rend vulnérables à la spéculation et aux prix bas.

La concurrence : Les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement sont souvent en concurrence avec les agriculteurs des pays développés qui bénéficient de subventions agricoles, de technologies de pointe et d'infrastructures avancées. Cette concurrence peut entraîner une baisse des prix sur les marchés locaux et internationaux pour les agriculteurs de pays en développement.

Les coûts de production : Les coûts de production pour les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement peuvent être élevés en raison de la faible productivité des terres, des technologies dépassées et des coûts élevés des intrants tels que les engrais et les semences.

Les politiques gouvernementales : Les politiques gouvernementales telles que les taxes à l'exportation, les quotas d'exportation et les restrictions à l'importation peuvent également affecter les prix des produits vivriers et la rémunération des agriculteurs.

Les intermédiaires : Les agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement doivent souvent vendre leur produit à des intermédiaires, qui peuvent imposer des prix bas en raison de la concurrence accrue sur les marchés locaux et internationaux.

Dans l'ensemble, la faible rémunération des agriculteurs de produits vivriers dans les pays en développement est un problème complexe et multifactoriel qui nécessite une approche intégrée pour être résolu. Des politiques commerciales justes et équitables, des investissements dans les infrastructures rurales, des technologies agricoles adaptées et une formation et un soutien technique pour les agriculteurs peuvent contribuer à améliorer la situation.

2.4 Conclusion

Les trois réponses se ressemblent énormément et reflètent ce que peuvent dire les économistes en général sur ces problèmes.

Rien n'est faux mais tous les critères indiqués restent généraux et ne sont pas articulés dans une relation de cause à effet.

Au total il n'y a pas la réponse précise à la question précise posée.

3.La réponse précise et exacte à la question posée

Les agriculteurs ne disposent pas de la trésorerie nécessaire pour financer des capacités de stockage leur permettant de conserver leurs récoltes jusqu'à la récolte suivante et de pouvoir les vendre à meilleur prix tout au long de l'année. Ils sont contraints de les vendre (sauf leur autoconsommation) à bas prix juste après la récolte raison pour laquelle les productions plafonnent.

Ces ventes massives à la récolte font chuter les cours et les commerçants-grossistes ainsi que les agro-industries, qui disposent de stockages, achètent les produits vivriers à prix très réduits et, ensuite, réalisent des marges très importantes jusqu'à la nouvelle récolte.

Il faut tout reprendre depuis le début.

Il faudra des dizaines d'années avant que les agriculteurs de produits vivriers ou leurs coopératives disposent de suffisamment de capacités de stockage pour parvenir à la maîtrise du calendrier de leurs ventes de récolte à récolte et au cercle vertueux : meilleurs prix, meilleur revenu, meilleurs bénéfices, plus d'intrants (quantité & qualité), meilleurs rendements, meilleures récoltes, meilleurs prix, et cætera...et recommencement.

Finalement l'intelligence artificielle a certainement de l'avenir dans certains domaines mais, pour l’instant, pas en économie. L'intelligence naturelle » a encore de beaux jours devant elle...

Ce livre s’adresse à tous les citoyens-électeurs-contribuables français qu’ils soient pro ou anti capitalisme.

Le capitalisme est le meilleur des systèmes économiques pour créer des richesses.
Mais,
depuis toujours, il recèle une ultime contradiction : son incapacité à répartir ces richesses équitablement.

Une société authentiquement civilisée se doit d’assurer inconditionnellement au plus humble de ses membres un revenu décent.

Pour ce faire, nombre de personnes espèrent en un Revenu Universel financé par la Fiscalité sans refondation du capitalisme auquel on peut préférer le Dividende Universel financé par l’Épargne avec refondation du capitalisme permettant de générer un Fonds Souverain Français démocratiquement géré par une assemblée représentative des citoyens-électeurs français.

Il existe une quasi unanimité pour déclarer que nous ne pouvons laisser nos enfants, petits-enfants et les générations futures sous les menaces d’une dette de 3.000 milliards d’Euros et d’un déficit annuel du budget de l’État de plus de 150 milliards d’Euros mais personne ne propose des programmes susceptibles d’en finir, à long terme, avec ces menaces.

Le Dividende Universel répond à ces défis.

Les enfants naîtront « retraités », rentiers et, par la suite, pourront exercer une profession très, voire extrêmement, voire « excessivement » rémunératrice sans être accusés d’exploiter qui que ce soit.

Le concept de chômage disparaîtra définitivement.

Jean-Pierre Llabrés, né en 1946, est un économiste de l’agro, expert en stratégies de sécurité alimentaire et en commercialisation de produits vivriers.

En 2021, il a publié La légende des « coyotes » (Éditions Vérone), nouvelle traitant du caractère inique de la rémunération des agriculteurs de produits vivriers dans les pays dits en développement.


 

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