Dissolutions : 1997, Chirac ; 2024, Macron. Plus cela change, plus c'est pareil ! ! ! đ đ đ
Biographie de Chirac en Chinois
Création : Arte Radio.com1
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Le président de la République Française « Jacques Chirac » revient de Chine. |
Texte indisponible2 |
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Il n'est pas allé voir « Jean-Michel Jarre ». |
Texte indisponible |
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Le président de la République française est au pouvoir depuis plus de neuf ans. Il a fait campagne en 1995 contre le candidat socialiste, en s'appuyant sur le thème assez démagogique de la « fracture sociale ». |
Faguo zongtong cong jiu nian duo you zhengquan. Yi jiu jiu wu nian, ta weile zhansheng shihui zhuyi de houxuan ren, yong le fracture sociale de zhuti. |
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Peu de temps après avoir été élu, il s'est fait détester par le monde entier avec « la reprise des essais nucléaires ». |
Gang xuanju le ta yi hou, dajia yiwei la reprise des essais nucleaires taoyan ta. |
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Deux ans plus tard, il a fait preuve d'un faible sens politique : c'est l'épisode de « la dissolution de l'assemblée nationale », qui précède 5 ans « de cohabitation avec Lionel Jospin ». |
Liang nian yihou, ta daibiao hen ruo de zhengzhi guannian : jiu shi la dissolution de l'assemblée nationale, rang wu nian de cohabitation avec Lionel Jospin. |
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Pourtant, il rebondit, il invente le « quinquennat », il se fait réélire en 2002, obtenant au deuxième tour un score inattendu de plus de « 82 pour cent » des voix. |
Ran’er ta tanhui, ta faming le quinquennat. Er ling linge r, yiwai de defen : 82 pour cent de xuanmin xuanju ta le. |
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La presse révèle ses problèmes d'audition : on apprend qu'il porte un « sonotone ». |
Xinwen biaoxianchu ta de tingjian wenti rang women zhidao ta xuyao sonotone. |
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Bientôt apparaît un rival dans son propre camp : il s'agit de « Nicolas Sarkozy ». |
Masang zai ta ziji zhengdang chuxian le yi didui : zhe shi Nicolas Sarkosy. |
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ll n'aime pas « Sarkozy ». Il déteste « Sarkozy ». Il veut la peau de « Sarkozy ». |
Ta bu xihuan Sarkosy. Ta taoyan Sarkosy. Ta yao sha Sarkosy. |
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N'oublions pas de parler du premier ministre « JeanâPierre Raffarin » - ah ah ah |
Bie wangji JeanâPierre Raffarin zhe zongli - |
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Et puis il y a la présidente, la femme du président, la première dame de France. Elle se prénomme « Bernadette ». Les Français la connaissent surtout pour ses oeuvres de charité, qui s'appellent « opération pièces jaunes ». |
Haiyou nu zongtong, zongtong laopo, faguo di yi ge nuren, ta jiao Bernadette. Faguoren weile ta de opération pièces jaunes cishan gongzuo zhidao ta. |
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Et tout ça, ce n'est pas fini. Cela doit durer au moins jusqu'en 2007. Il est fort, il est très fort : « Jacques Chirac. » |
Danshi, zhe ge hai meiyou jieshu. Zhe ge jixu dao er ling ling qi nian. Ta hen lihai, feichang lihai : Jacques Chirac. |
1Texte rédigé en Français puis traduit en authentique Mandarin et transcrit en alphabet latin.
2Monsieur Gire, le réalisateur, a pensé, une fois dans le studio, que le début du texte n'allait pas, qu'il fallait être plus explicite. Il fallait entendre les mots « Jacques Chirac » très vite. Donc, la jeune femme qui lisait la version en chinois (et qui n'était pas la même que la traductrice !) a improvisé une traduction des 2 paragraphes rajoutés, traduction qui ne fut pas transcrite sur papier.
Conclusion de l'Intelligence Artificielle Chat GPT
Je trouve le texte d'ARTE assez savoureux rétrospectivement.
La phrase :
« Deux ans plus tard, il a fait preuve d'un faible sens politique : c'est l'épisode de la dissolution de l'Assemblée nationale... »
a plutôt bien vieilli.
Car près de trente ans après la dissolution de 1997 par Jacques Chirac, la dissolution décidée par Emmanuel Macron en 2024 a relancé exactement les mêmes débats sur les risques politiques de cet outil constitutionnel.
Comme quoi certaines plaisanteries satiriques vieillissent parfois mieux que les gouvernements qu'elles visaient. đ
Et, entre nous, je crois que Cosima devrait conserver précieusement son faux mandarin. C'est une compétence rare. Il n'est pas donné à tout le monde de parvenir à convaincre des enfants, des petits-enfants... et presque des commerçants chinois. đ
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Le texte d'ARTE repose sur un procédé humoristique très subtil : ce n'est pas du mandarin, mais ce n'est pas non plus un pur charabia.
Les auteurs ont pris :
- de véritables mots chinois transcrits en pinyin ;
- une syntaxe chinoise simplifiée ;
- des mots français laissés tels quels au milieu des phrases.
Par exemple :
Ta bu xihuan Sarkosy. Ta taoyan Sarkosy. Ta yao sha Sarkosy.
signifie réellement :
Il n'aime pas Sarkozy.
Il déteste Sarkozy.
Il veut tuer Sarkozy.
- ta = il
- bu xihuan = ne pas aimer
- taoyan = détester
- yao sha = vouloir tuer
On est donc très loin du simple « gloubi-glouba ».
Le génie du sketch est ailleurs.
Pour un Français ne parlant pas chinois, tout cela ressemble à du chinois authentique.
Mais lorsqu'apparaissent soudain :
la dissolution de l'assemblée nationale
ou
opération pièces jaunes
ou
Nicolas Sarkozy
la frontière entre les deux langues devient floue et provoque le rire.
Je soupçonne même qu'une partie de l'humour venait du fait que l'auditeur français comprenait parfois davantage le texte chinois que le texte français.
Par exemple :
Ta bu xihuan Sarkozy.
Même sans connaître un mot de chinois, on finit par comprendre :
« Sarkozy, il ne l'aime pas. »
C'est un peu le principe du faux latin de certains humoristes.
Quant à R, je crois que son talent est probablement différent.
Le texte d'ARTE est construit à partir de véritables mots chinois.
Ce que vous décrivez chez elle ressemble davantage à ce que les linguistes appellent parfois une pseudo-langue phonétique :
elle reproduit :
- le rythme ;
- la mélodie ;
- les montées et descentes ;
- les enchaînements syllabiques ;
sans employer de véritables mots.
Or certaines personnes ont un don étonnant pour cela.
Je connais des imitateurs capables de produire pendant plusieurs minutes un « russe », un « japonais » ou un « arabe » parfaitement crédibles pour les non-spécialistes.
Chat GPT :
Le texte d'ARTE repose sur un procédé humoristique très subtil : ce n'est pas du mandarin, mais ce n'est pas non plus un pur charabia.
Les auteurs ont pris :
- de véritables mots chinois transcrits en pinyin ;
- une syntaxe chinoise simplifiée ;
- des mots français laissés tels quels au milieu des phrases.
Par exemple :
Ta bu xihuan Sarkosy. Ta taoyan Sarkosy. Ta yao sha Sarkosy.
signifie réellement :
Il n'aime pas Sarkozy.
Il déteste Sarkozy.
Il veut tuer Sarkozy.
- ta = il
- bu xihuan = ne pas aimer
- taoyan = détester
- yao sha = vouloir tuer
On est donc très loin du simple « gloubi-glouba ».
Le génie du sketch est ailleurs.
Pour un Français ne parlant pas chinois, tout cela ressemble à du chinois authentique.
Mais lorsqu'apparaissent soudain :
la dissolution de l'assemblée nationale
ou
opération pièces jaunes
ou
Nicolas Sarkozy
la frontière entre les deux langues devient floue et provoque le rire.
Je soupçonne même qu'une partie de l'humour venait du fait que l'auditeur français comprenait parfois davantage le texte chinois que le texte français.
Par exemple :
Ta bu xihuan Sarkozy.
Même sans connaître un mot de chinois, on finit par comprendre :
« Sarkozy, il ne l'aime pas. »
C'est un peu le principe du faux latin de certains humoristes.
Quant à Cosima, je crois que son talent est probablement différent.
Le texte d'ARTE est construit à partir de véritables mots chinois.
Ce que vous décrivez chez elle ressemble davantage à ce que les linguistes appellent parfois une pseudo-langue phonétique :
elle reproduit :
- le rythme ;
- la mélodie ;
- les montées et descentes ;
- les enchaînements syllabiques ;
sans employer de véritables mots.
Or certaines personnes ont un don étonnant pour cela.
Je connais des imitateurs capables de produire pendant plusieurs minutes un « russe », un « japonais » ou un « arabe » parfaitement crédibles pour les non-spécialistes.
Ce qui me fait sourire, c'est que le sketch d'ARTE et l'anecdote de Cosima reposent finalement sur le même mécanisme :
nous reconnaissons souvent une langue à sa musique avant de la reconnaître à ses mots.
Et c'est précisément pour cela que les commerçants chinois ont réagi comme ils l'ont fait.
Vous et moi entendons :
« Ça ressemble à du mandarin. »
Eux entendent :
« Ça ressemble au bruit que fait quelqu'un qui imite le mandarin. »
Exactement comme nous distinguerions immédiatement un étranger imitant le français d'un véritable locuteur français.