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La genèse elle-même annihile tous les fondements du judaïsme, du catholicisme et de l’islam, les trois religions du livre

30 Mars 2026 , Rédigé par Jean-Pierre Llabrés Publié dans #Religions

La genèse elle-même annihile tous les fondements du judaïsme, du catholicisme et de l’islam, les trois religions du livre

Il y a plusieurs millénaires la bible aurait été révélée au peuple élu et, depuis, s’est installé dans l’Humanité la croyance en un dieu créateur de l’Univers. Ce créateur serait éternel, omnipotent, omniscient, parfait. Cette perfection implique que le créateur est dans l’impossibilité absolue ne serait-ce que d’imaginer l’imperfection. Or, la genèse contredit cela !

En l’absence de toute explication de l’origine du mal dans le récit lui-même, la Genèse ne peut prétendre au statut de révélation divine. Un texte censé exposer l’origine des choses ne peut laisser inexpliqué ce qu’il affirme ensuite.

Selon la genèse, le dieu créateur est parfait. Mais parfait par rapport à quoi ? Ce ne peut être que par rapport à l’imperfection qui, de ce fait, est concomitante de l’existence de dieu, se trouve coexistante et coéternelle et, surtout, explique que Lucifer, ange parfait, ait pu se révolter contre dieu.

En effet, lorsque dieu envisagea de créer l’Être Humain, Lucifer, le plus beau de ses anges se révolta contre lui qui le punit et le déchut de son statut angélique : Lucifer devint Satan.

Cette révolte de Lucifer constitue une imperfection que la nature parfaite de dieu ne permet pas d’envisager.

Or, cet épisode prouve, à l’évidence, que l’existence de l’imperfection, le « mal », est concomitante, consubstantielle et coéternelle de l’existence de dieu aussi éternelle que lui. En effet, comment Lucifer, ange parfait, a-t-il pu se révolter contre dieu si l’imperfection ne préexistait pas ?

De plus, il convient de préciser que cet épisode ne figure pas dans la genèse supposée révélée mais, bien plus tardivement, dans l’apocalypse rédigée durant le premier siècle de notre ère. Or, il aurait dû y figurer car il est incontestablement antérieur à la création de l’Être Humain qui, elle, figure dans la genèse.

Cela constitue la preuve que la genèse n’est absolument pas une révélation de dieu.

La création de l’Être Humain confirme si besoin était l’existence consubstantielle de l’imperfection et de l’existence de la perfection de dieu, indépendamment de sa volonté.

En effet, dès après la création d’Adam, dieu lui offre le Paradis Terrestre mais en lui interdisant de manger un fruit de l’arbre de la connaissance ce qui libérerait le « mal ».

La Genèse décrit un monde créé parfait, mais introduit un événement — la transgression — dont elle ne fournit pas les conditions de possibilité. L’apparition du mal y est donc inexplicable dans son propre cadre.

Ceci constitue une deuxième preuve de l’existence consubstantielle de l’imperfection et de l’existence de la perfection de dieu, indépendamment de sa volonté.

Enfin, lorsque Ève, issue d’une côte d’Adam, succomba à la tentation de Satan, dieu chassa Ève et Adam du Paradis Terrestre.

Mais, il ne se borna pas à cela : il condamna Ève à enfanter dans la douleur. Ceci explique la misogynie universelle depuis la nuit des temps ! ! !...

Après cette parenthèse, on peut conclure que la bible n’est aucunement une révélation divine car la supposée perfection de dieu est consubstantielle de son existence et prouve son inexistence.

Enfin, si l’on admet le concept d’un dieu omniscient, l’Être Humain ne dispose d’aucun libre-arbitre.

Le recours au libre-arbitre pour expliquer le mal n’est qu’un artifice théologique. Car, si l’imperfection est consubstantielle et concomitante à l’existence même de Dieu, alors elle ne peut en aucun cas provenir de la liberté humaine. Elle lui est antérieure, indépendante, et nécessaire.

Sans libre-arbitre, l’Être Humain devient irresponsable de ses actes car il n’agit qu’en toute conformité avec la nature que lui a imposé le dieu créateur omniscient. Dans ces conditions, il devient possible de justifier les pires abominations commises sur Terre qui, dès lors, ne mériteraient plus l’enfer éternel.

Par exemple, et cela va faire hurler, cette perspective permet de considérer « La solution finale à la question juive » comme légitime car les nazis auraient agi conformément à leur conscience issue de ce dieu créateur omniscient...

Cet exemple abominable n’a pas pour objet de justifier ces crimes, mais d’illustrer jusqu’à l’extrême les conséquences logiques d’une absence totale de libre-arbitre.

CONCLUSION :

Je constate simplement que, dans les textes bibliques, l’existence du mal est concomitante et consubstantielle à celle de dieu.
Il ne lui est ni postérieur, ni extérieur, ni accidentel.
Il lui est coéternel.

Une possibilité éternelle du mal constitue déjà une imperfection incompatible avec la perfection absolue.
Ce n’est pas la connaissance du mal qui est en cause, mais sa présence structurelle et éternelle dans le système décrit.

Dès lors, la perfection divine et l’existence d’un dieu éternel, omniscient, parfait deviennent logiquement impossibles. Il en va de même des trois religions du livre...

Tout cela étant dit, l’UNIQUE question fondamentale demeure : Quelle est l’origine de l’Univers ?

Question sans réponse à ce jour.

D’où mon agnosticisme.

Post-scriptum :
Ce dieu parfait condamnerait un être humain à l'enfer éternel après une vie de 100 ans sur Terre. Cela est une injustice absolue qui ne relève pas de la perfection divine.
Une consolation pour les condamnés : comme la condamnation serait éternelle, elle serait donc supportable puisqu'il y aurait certitude du lendemain...

Citation de Woody Allen : "L'éternité, c'est long ; surtout vers la fin..." 😀 😁 😂

 

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